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mercredi 16 novembre 2011

Rien ne va plus pour SmartDate ?

Logo du site Smartdate.com, copyright SmartdateSmartDate, la jeune start-up de rencontres sur Internet lancée en avril 2010 par Fabrice Le Parc, ne répond plus.

Le site est en effet down depuis 24 heures ainsi que tous ses services, blog compris. Plus aucune communication n'est effectuée sur les plateformes sociales comme Twitter ou Facebook depuis près de trois mois, les derniers messages datant du 20 septembre.

Sur le forum Les Arnaques, un membre annonçait que « (les) employés semblent depuis un moment invités à quitter la Société ». Les courriers envoyés au siège semblent aussi revenir à leur expéditeur, toujours selon les messages postés sur différents forums.

SmartDate avait réalisé deux levées de fonds : une première de 2 millions d'euros auprès de 360° Capital Partners en février 2010 et une seconde en novembre 2010 de 3,5 millions d'euros via Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings, co-fondateurs de PriceMinister.

La start-up ambitionnait de détrôner rapidement son concurrent Meetic en moins de deux ans et avait pour se faire passé le cap des 3 millions de membres en mars 2011 grâce à sa connectivité avec Facebook.

Interviewé par TechCrunch France en février dernier, Marc Simoncini donnait son avis sur ces nouveaux concurrents de Meetic :

La plupart sont (...) voués à l’échec ou à être revendus quelques années plus tard après avoir brûlé beaucoup d’argent de leurs actionnaires.

Aujourd'hui, Fabrice Le Parc qui a fondé une nouvelle société, SquareChic et qui s'est récemment installé aux États-Unis, a cédé les parts qu'il détenait dans la startup (voir FrenchWeb Le Mag n°1). Sur son tumbler, il revient sur les raisons de ce « grand gâchis » et nous livre les enseignements qu'il a pu en retirer.

L'identité du repreneur n'est pas connue ni non plus ce qui sera fait du site SmartDate et de ses millions de membres. La société semble cependant toujours active, ayant récemment noué un partenariat commercial avec DreamLead Interactive, selon son P-Dg.

MAJ au 17 Novembre : les serveurs de SmartDate sont revenus dans la nuit. Fabrice La Parc a publié un tweet indiquant que le site avait été victime d'un hack qu'il aurait corrigé. Dans un autre tweet, FrenchWeb a confirmé son départ de la société. Enfin, selon Alexa, l'audience du site de rencontres enregistrerait une baisse importante de son trafic depuis la fin du mois d'août.

MAJ au 19 Novembre : à la demande de Fabrice Le Parc et afin d'éviter les poursuites judiciaires que ce dernier fait peser sur ma personne, les commentaires de ce billet ont été retirés et je n'en accepterai plus d'autres. M'ayant fait part de sa réaction officielle aux problèmes que connaît SmartDate, je reproduis ici sa déclaration :

« Suite à un désaccord global entre actionnaires, Fabrice Le Parc a finalement démissionné de ses fonctions chez Smartdate en octobre. Les autorités compétentes ont décidé de liquider l’entreprise car elle n’est plus managée. Cependant, Fabrice n’a pas coupé le site pour assurer une continuité de service aux abonnés. Il garde la capacité d’effectuer la maintenance du site, et invite les abonnés qui ne souhaitent plus l’être à se désabonner en cliquant sur le lien dans la gestion de leur compte. Sans que rien ne l'y oblige, Fabrice espère pouvoir maintenir le service, le rendre gratuit (auquel cas les abonnés seraient remboursés au prorata) et financer sa maintenance grâce à la publicité. Fabrice Le Parc se consacre désormais à sa nouvelle société, basée aux US, et regrette n’avoir pu résoudre le blocage sur le management de Smartdate. »

dimanche 13 novembre 2011

Ajouter Music Story à vos moteurs de recherche

Music Story est une formidable base de données musicale qui permet de (re)découvrir artistes, musiques, discographies, genres ou artistes associés. De quoi classer et retravailler vos fichiers numériques afin d'organiser au mieux votre discothèque virtuelle.

Cependant, Music Story n'a pas (encore) développé la petite fonctionnalité permettant d'ajouter en un clic son moteur de recherche à la barre du même nom dans Firefox.

Nous allons donc y remédier. :-)

Installer l'add-on qui va bien

Direction Mozilla.org afin d'installer le module additionnel Add to Search Bar qui permet d'effectuer n'importe quelle recherche depuis la barre Firefox sur les sites de votre choix.

Installer Add to Search

Ajouter Music Story à la liste des moteurs

Une fois l'add-on installé et votre navigateur préféré redémarré, rendez-vous sur la page d'accueil de Music Story.

Cliquez sur le champ de recherche, puis cliquez sur le bouton droit (Ctrl+clic sur Mac) de votre souris afin de faire apparaître le menu suivant :

music-story-step-1.jpg

Choisissez bien sûr l'item Add to Search Bar, qui ouvrira la pop-up suivante :

music-story-step-2.jpg

Entrez le nom du site, choisissez éventuellement une icône (j'en ai préparé une à cet effet, extraite de la charte Music Story qui je l'espère, me permettra ce petit empreint) puis validez le tout.

Le moteur de recherche de Music Story peut maintenant être directement appelé depuis Firefox !

lundi 20 juin 2011

Faut-il souhaiter l'arrivée de Panda ?

Non, ce n'est pas du deuxième opus de Kung Fu Panda dont je veux vous parler aujourd'hui, mais de la mise à jour de l'algorithme du moteur de Google.

Cette mise à jour a déjà fait couler beaucoup d'encre outre-Atlantique et Manche (en fait la mise à jour s'applique à tous les sites en langue anglaise depuis le 14 avril dernier), tant elle remet en cause la stratégie d'éditeurs du Web et leur modèle économique.

Pour faire court, Google a lourdement pénalisé les fermes de contenu, dont la plus célèbre est probablement Demand Media, afin de lutter contre la pollution de son index.

Un exemple francophone de pollution de l'index

Il y a quelques jours de cela, googlant à la recherche d'agrégateurs de ventes privées, j'ai pu constater l'état de préoccupant de la base de Google, captures d'écran à l'appui.

Première étape : résultat de recherche dans Google

Step1.jpg

Arrivée sur une page d'Hellocoton...

Step2.jpg

...puis sur Deal Ticket...

Step3.jpg

...et sur un agrégat de Scoop.it...

Step4.jpg

...pour enfin atteindre à l'article original !

Step5.jpg

Il m'a ainsi fallu 4 clics - au lieu d'un seul - pour atteindre la page désirée. Pas moins de trois intermédiaires se sont glissés entre l'index et l'article original, drainant ainsi nombre de visiteurs et faisant artificiellement grimper leurs pages vues grâce au travail de FrenchWeb.fr pour cet exemple et la complicité de Google, trompé par leurs méthodes.

Et c'est exactement le but des fermes de contenus et de liens : bénéficier du meilleur positionnement possible dans les résultats de recherche sans pour autant produire une ligne de contenu (ou alors de très mauvaise facture). On parle donc d'agrégation de sites, qu'elle se fasse de manière automatique ou non (la page Scoop.it est le fruit d'une veille, mais on peut se demander si la startup ne surfe pas elle aussi sur cette mode).

Au lieu de faire remonter l'article original, Google fait donc le jeu des spammeurs de son propre index. J'attends de voir ce que donnera ce même résultat de recherche après Panda. ;-)

dimanche 19 juin 2011

Groupon-Mania : quand Internet bégaye

google-offers-640.jpg

En matière de modèles originaux de vente sur Internet, le Web a connu plusieurs modes, parfois durables, souvent éphémères, depuis qu'Amazon a jeté les bases du e-commerce.

De la vente aux enchères aux « bons plans »

Il y eu tout d'abord l'engouement pour la vente aux enchères à la fin des années 90 : sur le sol français, on ne comptait plus les projets (Eurobid, iBazar, Aucland, Ontatoo, Evatek bien sûr ;-) ) dont il ne reste aujourd'hui pratiquement rien, hors eBay.

Juste derrière ce phénomène, la très fulgurante bulle de l'achat groupé emportée par Clust.com, qui n'est bien sûr pas sans rappeler le modèle Groupon.

Suivirent les shop-bots (dont Le Négociateur créé par mes camarades et amis de l'IIM) ou comparateurs de prix qui se comptaient alors eux aussi par dizaine. Modèle plus pertinent et essentiel face à la profusion d'offres et de produits, le modèle perdure à travers de nombreux représentants.

Plus tard, et pour une fois venue de France, la mode de la « vente privée » a littéralement explosé et les clones du modèle original vente-privee.com ont fait leur apparition en masse, là encore avec plus ou moins de bonheur (voir par exemple ces billets sur 24heures.fr ou encore Wantuno).

Tous ces modèles originaux ont connu la même évolution : d'abord l'émergence d'un précurseur, souvent Nord-américain, suivie d'une éruption de concurrents (plus problématique au début des années 2000 où un site devait sortir de ses frontières pour réussir et atteindre une certaine masse critique) directs ou sectoriels (niches). Ensuite l'écrémage et la contraction du marché autour d'une poignée d'acteurs, voire d'un seul, et parfois la disparition quasi-totale du concept (comme l'achat groupé ou le troc) suite à l'écroulement de la demande (la demande est souvent artificielle : stimulée par un « effet de mode », le bouche-à-oreille, des tarifs excessivement bradés, un marketing agressif, etc.).

La folie du modèle Groupon

Vous me voyez certainement venir avec cette longue introduction : j'ai le sentiment que nous sommes de nouveau au pic du développement de la vente de coupons de réduction selon Groupon. Et « pic » est un euphémisme quand on regarde de plus près ce marché.

Le lancement de LivingSocial en France (ou plus exactement à Paris) il y a quelques jours n'est que le dernier épisode d'une longue mais jeune saga (Groupon n'a que deux ans d'existence).

On ne compte donc plus le nombre de copycat du modèle original et ceux qui en vivent comme les agrégateurs. Nous y retrouvons d'ailleurs 3 Big Four : Google, Facebook et Amazon.

Mais amusons-nous à en dresser une liste - que j'espère exhaustive - pour le seul marché français. :-)

A cela il faut ajouter les agrégateurs de deals.

Comment expliquer cet engouement ?

Plusieurs facteurs ont fait du « modèle » Groupon un candidat idéal à la copie :

  1. L'absence de barrières technologiques à l'entrée : la mise en place d'un tel service est extrêmement simple d'un point de vue technique.
  2. Un abondant vivier de petits commerces, qui plus est trop souvent délaissés par les acteurs du e-commerce.
  3. L'extraordinaire croissance de Groupon qui fait des envieux (pour ne pas dire aveugle) ; sa « valorisation » aussi (20 milliards de dollars).
  4. Les limites conceptuelles du modèle (1 ou 2 deals par jour et par ville) qui offrent des espaces à la concurrence.

En ce qui me concerne, je doute de la viabilité du modèle. D'une part, on ne fidélise pas un client en bradant ses services à 50% ou plus. Les amateurs de deals auront plutôt tendance à courir la bonne affaire plutôt que de revenir chez un commerçant.

Et les commerçants eux-mêmes finiront par s'en lasser. Outre la grogne de ces derniers vis-à-vis des conditions imposées par le leader du marché ou de résultats parfois décevants, il suffit de voir leur attitude face à un modèle similaire (et quelque part précurseur de la folie Groupon) déjà bien implanté : Smartbox.

Les « clients Smartbox » sont généralement considérés comme des clients de seconde zone. Les prestations sont souvent vite expédiées afin de limiter les pertes de chiffre d'affaires. Et il en va de même pour Groupon et ses clones...

Moralité ? Il n'y a pas de « miracle Internet » : tout se paye, aussi bien un service que l'acquisition de clients.

dimanche 12 juin 2011

Yahoo! invente le clicodrôme avec Yahoo! Groups

logo-yahoo.jpgParfois j'ai du mal à comprendre ce qui peut bien se passer dans la tête des ingénieurs et ergonomes chez Yahoo!.

La dernière folie en date concerne un service que j'utilise tous les jours ou presque : Yahoo! Groups. Ce service gratuit est en fait une mailing-list associée à des services Web (stockage de documents, sondages, etc.).

Depuis quelques temps déjà, Yahoo! envoie de très utiles notifications d'activités (Updates in Your Groups) qui permettent notamment de savoir quels visuels ont justement été uploadés par des membres. C'est une fonctionnalité essentielle pour suivre ce type d'activités qui échappent aux discussions par e-mail.

Hélas, l'accès à ces images se révèle très contraignantes. Voici en quelques captures d'écrans le chemin de croix qui attend l'internaute et sa finalité.

Premier clic : un message superflu

Yahoo_step_1.png

Il aurait été plus efficace de directement rediriger l'utilisateur vers l'identification, puis de vérifier si l'âge déclaré correspond à la limite imposée à la ressource consultée.

Deuxième clic : l'identification

Yahoo_step_2.png

Il est fréquent qu'à la place de cet écran, Yahoo! nous gratifie d'une erreur 500 assez inexplicable, qu'un simple rechargement de page corrige... :-(

Troisième clic : retour de l'avertissement sur l'âge

Yahoo_step_3.png

Bien qu'ayant précisé mon age sur mon compte Yahoo!, j'ai tout de même droit à cet avertissement (totalement superflu compte tenu de la nature du groupe).

Quatrième clic : le lien de départ est perdu en route

Yahoo_step_4.png

Ces avertissements multiples et identification passés, l'URL de départ, présente dans l'e-mail de notification, a été perdue en route !

Yahoo! affiche donc la page d'upload des visuels du groupe en question, mais il y en a plusieurs dizaine...

Cinquième clic : retour à la case départ

Yahoo_step_5.png

Il faut donc revenir à l'e-mail et cliquer une nouvelle fois sur la ressource désirée pour là voir (enfin) apparaître à l'écran... >:-)

On comprend bien sûr la logique sous-jacente (la restriction d'accès en fonction de l'âge de l'internaute) : vous arrivez sur une page restreinte, identifiez-vous, certifiez-nous que vous avez plus de 18 ans, accédez à la ressource.

Cependant on aurait aimé une meilleure gestion de celle-ci avec l'intégration aux Groups du compte personnel Yahoo! qui détient justement l'information sur l'âge de l'identifié et surtout que l'URL soit correctement passée de page en page.

Je pense que c'est à ce genre de petits « détails » que les utilisateurs de Yahoo! finissent par se tourner vers d'autres services. Le blog de Yahoo! Group est notamment remplis de critiques à l'égard d'un service de plus en plus dégradé, obligeant même l'équipe à revenir en arrière et abandonner les nouvelles fonctionnalités.

Je vais me résoudre à demander à l'admin du groupe de changer la catégorie à laquelle est associé ce groupe ;-)


Edit au 14/06 : j'ai attrapé l'erreur 500 et le screenshot qui manquait à cette collection ;-)

Yahoo-error-500.png

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