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samedi 17 décembre 2011

Les adresses IP ne sont pas fiables

L’Elysée dément qu’un de ses collaborateurs ait pu se livrer à de telles pratiques, expliquant que les adresses IP ne sont pas fiables car elles peuvent être piratées.

Cité par Reflets in HADOPI : la gadgetophrase de l’Elysée qui fait tâche

jeudi 15 décembre 2011

Rara.com, le nouveau service de streaming à la demande d'Omnifone

Le fournisseur de solutions musicales « clé en main » et en marque blanche, Omnifone franchit aujourd'hui une nouvelle étape en lançant une offre en direct de streaming à la demande.

Logo rara.com - courtesy Rara Media Group Ltd. & Musically.comOmnifone n'est pas une marque connue du grand public car cette société anglaise opère dans le monde du B2B, c'est-à-dire des services aux entreprises. Omnifone est ainsi derrière l'offre de streaming d'un certain nombre d'acteurs de l'informatique ou de l'électronique : HP, Sony, RIM (avec l'application BlackBerry Music), etc. à travers son offre white label MusicStation, véritable boite à outils de la musique numérique.

La société Omnifone vient de franchir une nouvelle étape en propulsant dans 16 pays, dont les États-Unis et la France, un nouveau service de streaming à la demande. Ce service s'appelle rara et ce lancement présente quelques caractéristiques qui méritent que l'on s'y intéresse.

De la marque blanche à la marque en propre

On imagine sans peine le savoir-faire technique et la connaissance du marché de la musique numérique accumulés par les équipes d'Omnifone à travers les différents partenariats et déploiements de solutions Web, applicatifs et mobiles pour le compte de ses clients.

Là où je pense personnellement que le marché B2B est bien plus intéressant que le B2C déjà (laborieusement) occupé par les Spotify ou Deezer, Omnifone procède en sens inverse : d'abord la marque blanche puis le lancement d'une marque en propre, rara.com.

Le discours de Rob Lewis est relativement simple : l'objectif est de séduire les 80% d'internautes ou possesseurs de smartphones qui n'ont pas encore cédé aux sirènes du streaming à la carte (et qui estiment que leur opérateur ne se goinfre pas déjà suffisamment tous les mois). Et pour ce faire, rara mise sur une large couverture géographique dès le lancement et sur une application Web et mobile (Android seulement pour l'instant, mais iOS a été annoncé) qui se veut plus graphique, ludique et simple d'utilisation.

HP devrait précharger (quoi donc d'ailleurs, une application ?) rara sur ses ordinateurs, faisant doublon avec l'offre conjointe déjà lancée sous l'étiquette MusicStation.

Une offre qui n'apporte rien de nouveau

Sans surprise, la grille tarifaire de rara.com n'est qu'un copier-coller de ce que propose la concurrence, grille dont on peut dire qu'elle est dictée par les quatre trois majors du disque. Pas d'innovation possible de ce côté-ci : 4,99 € pour la version Web et 9,99 € pour l'abonnement mobile.

Le lancement rapide semble avoir été facilité d'une part, par l'expérience d'Omnifone mais aussi par son modèle économique : en effet, exit le freemium cher à Spotify et Deezer : pour tester le produit, il faudra passer obligatoirement par la case abonnement. Mais rassurez-vous, les trois premiers mois seront facturés 0,99 € (1,99 €pour l'offre mobile). Cela suffira-t-il à ne pas laisser à la porte du site (mal traduit en français) les plus curieux ?

Rara affiche au compteur « plus de 10 millions de titres » et déjà une embrouille avec le distributeur Merlin, absent de cette sélection qui n'a pas manqué de critiquer le lancement de l'offre malgré l'absence de ses artistes.

Autant dire que l'interface graphique tant vantée par le chairman de Rara Media Group Ltd. aura intérêt à être à la hauteur (avec une bonne dose de Facebook pour ne pas contrevenir à la bulle mode actuelle).

Lancement global pour concurrence locale

Rara aura donc à affronter sur le terrain local des services de streaming à la carte plusieurs adversaires : Spotify tout d'abord, qui a certainement le plus d'arguments à opposer à la spin-off d'Omnifone, Deezer et sa béquille Orange qui fait de lui un acteur majeur sur le marché français, puis Qobuz sur le créneau de la « super-vraie-qualité-CD-tu-m'en-diras-des-nouvelles », l'offre d'Allomusic dont le système de zeeks est en train de se retourner contre elle et enfin le discret musicMe.

J'ouvre ici une petite parenthèse au sujet d'Allomusic : c'est le seul site dont le streaming « gratuit » n'est pas (encore) bridé, contrairement à ses deux grands concurrents. Encore un paradoxe de l'industrie du disque. Parenthèse close. :-)

L'abandon du freemium a sans doute permis d'une part un lancement rapide à l'international, raccourcissant les négociations avec les ayants droit dont certains répugnent à regarder ce modèle pourtant proche de celui de la radio, et d'autre part de prendre un risque financier moindre. Un de mes fidèles lecteurs saura sans doute de quoi je veux parler. ;-)

Il est enfin intéressant de noter qu'on ne se lance plus dans le téléchargement payant mais uniquement dans le streaming : personne ne veut répliquer le modèle de l'iTunes Store, pas même Google comme le faisait très justement remarquer aujourd'hui un intervenant de l'émission On refait la musique sur Radio Neo (bien qu'ils y viennent enfin avec Android Market).

Le téléchargement est mort, le freemium aussi, vive l'abonnement, vive le streaming !

lundi 28 novembre 2011

Changement des coordonnées du propriétaire pour un domaine .es

De nombreux bureau d'enregistrement (registrars) proposent le dépôt de noms de domaine espagnols, le plus répandu étant le .es. Malheureusement, la gestion des coordonnées du propriétaire du service se fait directement auprès du registre.

nic.es.pngLe dépôt de .es peut être intéressant à plusieurs titres : sécuriser une zone géographique mais aussi « jouer » sur les pluriels afin d'obtenir un nom original (par exemple voitur.es) ou une URL courte (en faisant « disparaître » le suffixe du TLD).

Nous allons donc voir comment procéder à la modification des données du propriétaire depuis le site du registre espagnol, nic.es.

Récupération du NIC-handle

La première étape consiste à récupérer votre identifiant de gestion de vos domaines, couramment appelé NIC-handle. Il est associé au nom de domaine, probablement à chaque création. (Je suppose qu'il y a autant de NIC que de domaines déposés ? N'ayant qu'un seul domaine .es, il m'est impossible de le vérifier.)

Rendez-vous en premier lieu sur la page de requête whois nic.es et saisissez dans le champ votre nom de domaine (par exemple mondomaine.es). La validation se fait en cliquant sur le bouton Buscar.

Un tableau vous présentera différents résultats (exact et approchants). Repérez votre domaine (1ère ligne) et cliquez sur le lien Ver datos (3ème colonne).

Une fois le captcha passé, vous aurez la liste des contacts associés au domaine : propriétaire, administratif et technique. Vous noterez au passage que les coordonnées ne sont pas masquées (il n'y a pas de base whois .es en libre accès), d'où la présence de ce captcha, bien maigre protection...

La ligne qui nous intéresse est la 3ème du tableau : Identificador, c'est-à-dire le NIC-handle du propriétaire du domaine.

Récupération du mot de passe associé

Une fois le NIC en votre possession, il vous faudra demander au registre de vous envoyer le mot de passe associé.

Formulaire de récupération du mot de passe

Cette demande se fait sur cette page. Le mot de passe est alors envoyé par e-mail à l'adresse associée à votre compte client chez votre registrar au moment du dépôt du nom (attention donc à ne pas utiliser cette fonction si vous n'êtes plus en mesure de relever le courrier de ce compte).

Accès à l'interface d'administration des domaines

Accès au manager du registre nic.es

Après réception du mot de passe par e-mail (qui malheureusement révèle dans le même e-mail le NIC-handle...) il vous faudra vous rendre sur la page d'accès de l'interface d'administration. Remplissez les champs ad hoc et validez votre saisie par le bouton Autentificarse.

Modification des coordonnées

Une fois identifié, cliquez sur le lien Mis Dominios disponible dans le menu de navigation de gauche, ce qui vous donnera accès à la liste des noms déposés sous cette identité (Listado de Dominios).

Cliquez ensuite sur le numéro du contact propriétaire (celui que vous venez de récupérer) associé au nom de domaine en question (colonne Titular), puis cliquez sur le bouton Editar Contacto. Vous devriez être en face d'un écran de ce type :

Modification des coordonnées du propriétaire

Validez vos changements via le lien Modifiar Contacto. Les changements sont instantanés côté registre, reste à voir en combien de temps votre registrar les répercutera (ce n'est pas immédiat chez OVH, par exemple).

Mise à jour janvier 2012 : Contrairement à ce que m'avait annoncé dans un premier temps le support OVH, le rafraîchissement des coordonnées propriétaire provenant du Registre espagnol n'est pas du tout automatique.

Constatant la présence de mon ancienne adresse postale plus d'un mois après la publication de ce billet, j'ai ouvert un ticket au support OVH qui, quelques jours plus tard, à abouti à l'envoi d'un justificatif de domicile et seulement après à la mise à jour de mon adresse. Je pense donc que toutes ces démarches étaient inutiles...

mercredi 16 novembre 2011

Rien ne va plus pour SmartDate ?

Logo du site Smartdate.com, copyright SmartdateSmartDate, la jeune start-up de rencontres sur Internet lancée en avril 2010 par Fabrice Le Parc, ne répond plus.

Le site est en effet down depuis 24 heures ainsi que tous ses services, blog compris. Plus aucune communication n'est effectuée sur les plateformes sociales comme Twitter ou Facebook depuis près de trois mois, les derniers messages datant du 20 septembre.

Sur le forum Les Arnaques, un membre annonçait que « (les) employés semblent depuis un moment invités à quitter la Société ». Les courriers envoyés au siège semblent aussi revenir à leur expéditeur, toujours selon les messages postés sur différents forums.

SmartDate avait réalisé deux levées de fonds : une première de 2 millions d'euros auprès de 360° Capital Partners en février 2010 et une seconde en novembre 2010 de 3,5 millions d'euros via Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings, co-fondateurs de PriceMinister.

La start-up ambitionnait de détrôner rapidement son concurrent Meetic en moins de deux ans et avait pour se faire passé le cap des 3 millions de membres en mars 2011 grâce à sa connectivité avec Facebook.

Interviewé par TechCrunch France en février dernier, Marc Simoncini donnait son avis sur ces nouveaux concurrents de Meetic :

La plupart sont (...) voués à l’échec ou à être revendus quelques années plus tard après avoir brûlé beaucoup d’argent de leurs actionnaires.

Aujourd'hui, Fabrice Le Parc qui a fondé une nouvelle société, SquareChic et qui s'est récemment installé aux États-Unis, a cédé les parts qu'il détenait dans la startup (voir FrenchWeb Le Mag n°1). Sur son tumbler, il revient sur les raisons de ce « grand gâchis » et nous livre les enseignements qu'il a pu en retirer.

L'identité du repreneur n'est pas connue ni non plus ce qui sera fait du site SmartDate et de ses millions de membres. La société semble cependant toujours active, ayant récemment noué un partenariat commercial avec DreamLead Interactive, selon son P-Dg.

MAJ au 17 Novembre : les serveurs de SmartDate sont revenus dans la nuit. Fabrice La Parc a publié un tweet indiquant que le site avait été victime d'un hack qu'il aurait corrigé. Dans un autre tweet, FrenchWeb a confirmé son départ de la société. Enfin, selon Alexa, l'audience du site de rencontres enregistrerait une baisse importante de son trafic depuis la fin du mois d'août.

MAJ au 19 Novembre : à la demande de Fabrice Le Parc et afin d'éviter les poursuites judiciaires que ce dernier fait peser sur ma personne, les commentaires de ce billet ont été retirés et je n'en accepterai plus d'autres. M'ayant fait part de sa réaction officielle aux problèmes que connaît SmartDate, je reproduis ici sa déclaration :

« Suite à un désaccord global entre actionnaires, Fabrice Le Parc a finalement démissionné de ses fonctions chez Smartdate en octobre. Les autorités compétentes ont décidé de liquider l’entreprise car elle n’est plus managée. Cependant, Fabrice n’a pas coupé le site pour assurer une continuité de service aux abonnés. Il garde la capacité d’effectuer la maintenance du site, et invite les abonnés qui ne souhaitent plus l’être à se désabonner en cliquant sur le lien dans la gestion de leur compte. Sans que rien ne l'y oblige, Fabrice espère pouvoir maintenir le service, le rendre gratuit (auquel cas les abonnés seraient remboursés au prorata) et financer sa maintenance grâce à la publicité. Fabrice Le Parc se consacre désormais à sa nouvelle société, basée aux US, et regrette n’avoir pu résoudre le blocage sur le management de Smartdate. »

dimanche 13 novembre 2011

Ajouter Music Story à vos moteurs de recherche

Music Story est une formidable base de données musicale qui permet de (re)découvrir artistes, musiques, discographies, genres ou artistes associés. De quoi classer et retravailler vos fichiers numériques afin d'organiser au mieux votre discothèque virtuelle.

Cependant, Music Story n'a pas (encore) développé la petite fonctionnalité permettant d'ajouter en un clic son moteur de recherche à la barre du même nom dans Firefox.

Nous allons donc y remédier. :-)

Installer l'add-on qui va bien

Direction Mozilla.org afin d'installer le module additionnel Add to Search Bar qui permet d'effectuer n'importe quelle recherche depuis la barre Firefox sur les sites de votre choix.

Installer Add to Search

Ajouter Music Story à la liste des moteurs

Une fois l'add-on installé et votre navigateur préféré redémarré, rendez-vous sur la page d'accueil de Music Story.

Cliquez sur le champ de recherche, puis cliquez sur le bouton droit (Ctrl+clic sur Mac) de votre souris afin de faire apparaître le menu suivant :

music-story-step-1.jpg

Choisissez bien sûr l'item Add to Search Bar, qui ouvrira la pop-up suivante :

music-story-step-2.jpg

Entrez le nom du site, choisissez éventuellement une icône (j'en ai préparé une à cet effet, extraite de la charte Music Story qui je l'espère, me permettra ce petit empreint) puis validez le tout.

Le moteur de recherche de Music Story peut maintenant être directement appelé depuis Firefox !

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