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samedi 3 mars 2012

Quand Wikio s'emmêle les pinceaux

En novembre dernier Wikio, qui proposait jusque-là une sélection des meilleurs blogs et des outils de consultation et de diffusion d'actualités essentiellement orientés blogueurs, a fermé ses portes poussé par la nouvelle stratégie du groupe Ebuzzing, et à ré-ouvert sous le nom de Wikio Shopping.

wikio.jpgWikio est donc devenu Ebuzzing, se consacrant par la même occasion au marché du B2B. L'URL Wikio.fr n'a pour autant pas été abandonnée, puisqu'elle affiche maintenant un portail B2C dédié au shopping.

Au programme : comparateur de prix, codes promotionnels et avis de consommateurs... (à noter que ce service existait déjà avant la fermeture de Wikio, ndla)

Hélas, l'exploitation commerciale de Wikio.fr ne s'est pas arrêtée à cette initiative.

Utilisateur occasionnel (et très satisfait) des services de Wikio pour les besoins de mes blogs, j'étais comme de nombreux internautes inscrit sur cette plateforme jusqu'à sa fermeture, fin novembre 2011.

« Bienvenue dans le programme »

Trois mois quasiment jour pour jour après cette fermeture, je reçois un e-mail commercial poussé sur l'adresse dédiée au service Wikio par une certaine « Sandrine » pour le compte d'un service que je ne connaissais pas, Conso One. On remarquera que la charte graphique de ce site est proche de celle de Wikio.

Vous recevez ce message car vous êtes inscrit sur Wikioshopping.

Cet e-mail m'annonce qu'étant inscrit sur Wikioshopping (qui n'existait pas avant la fermeture de Wikio), je vais bénéficier « d'économies sur tout, recevoir des échantillons et obtenir des cadeaux » grâce à des programmes marketing comme Conso One, Gagner cadeaux et Idées Promo (cités dans l'e-mail de bienvenue).

L'inscription (c'est-à-dire l'utilisation de mes données personnelles) est en opt-out : je n'ai pas choisi de m'y inscrire, mais je peux « quitter » le programme dont on a du mal à comprendre qui en bénéficie en fin de chaîne. Uniquement Conso One ou bien les deux autres programmes cités ? Et qui sont ces sociétés ?

Remonter un problème (ou la boucle de dénégation)

Lorsque l'on remonte un problème lié à un spam présumé d'un annonceur, il est généralement commun de passer par différentes étapes dont les réponses pourraient être schématisées comme suit :

  1. Vous pouvez vous désabonner à tout moment dans le lien présent dans l'e-mail : se désabonner d'un envoi non-sollicité ? :-x
  2. Votre adresse est bien en opt-in partenaires, lisez nos CGU.
  3. On est désolé, il s'est produit une « erreur » humaine/technique (rayez la mention inutile).

Avec la variante : merci de nous envoyer la source du spam pour étude par nos équipes techniques qui généralement équivaut à un envoi direct vers /dev/null.

Combien de fois m'a-t-on fait le coup ? Je ne les compte plus... :-(

Ebuzzing/Wikio n'a malheureusement pas manqué à la règle, comme le montrent ces échanges sur Twitter (mais ils ont toujours répondu à mes tweets).

tweets-wikio-ebuzzing_01.jpg

Première étape donc, ne pas s'intéresser à la plainte et se rabattre sur le fameux lien de désinscription.

tweets-wikio-ebuzzing_02.jpg

Face à l'insistance de l'emmerdeur de l'internaute, lui annoncer que ses données personnelles, lors de son inscription, étaient automatiquement en opt-in partenaires.

tweets-wikio-ebuzzing_03.jpg

Problème, les fameuses CGU (qui semblent dater de 2006) toujours présentes sur Wikio Shopping (Wikio.fr) ne mentionnent absolument pas ce fait, qui au passage n'est pas tout à fait conforme à la législation française, cet accord ne pouvant être tacite (i.e. caché dans un document de plusieurs pages et non présenté sous la forme d'une case à cocher) et doit être révocable à tout moment, ce qui ne semble plus possible puisque les comptes personnels Wikio.fr sont inaccessibles depuis la fin du mois de novembre 2011.

tweets-wikio-ebuzzing_04.jpg

Donc la base a bien été transférée sous prétexte de ce fameux accord donné par l'internaute lors de son inscription (processus qu'il m'est impossible de vérifier puisque le service n'existe plus).

L'activité n'est plus du tout la même, mais Ebuzzing a estimé qu'elle pouvait exploiter ces données à d'autres fins que celles initialement prévues, sans en informer ses ex-membres. Dont acte.

tweets-wikio-ebuzzing_05.jpg

A force d'insister, j'obtiens tout de même le fin mot de l'histoire (de Wikio d'ailleurs, et non plus de Ebuzzing). Il s'agissait donc d'un bête cafouillage technique (l'équivalent du coup de la panne dans le monde du e-maketing). :-)

Mais aucune mesure de prise ?

Le problème a été remonté aux équipes de Ebuzzing depuis le 22 février, Wikio a finalement trouvé l'origine du problème et l'a très aimablement partagée avec moi le 28 février dernier, mais il faudrait maintenant que les envois cessent.

Pas seulement à ma seule attention, mais aussi pour tous ceux qui, comme moi, étaient inscrits sur Wikio.fr afin d'y promouvoir leurs blogs et reçoivent du spam en lègue.

A ce jour, j'ai reçu plusieurs courriers indésirables :

  • de Conso One (2 e-mails, dont deux fois celui de bienvenue),
  • de PhotoBox (meec7.com),
  • un message de « Lidy Coquine » sous forme de faux e-mail Facebook via le domaine meec7.com qui renvoie vers l'étrange et minimaliste site www.mes-economies.net,
  • et un dernier pour un service de voyance (reçu le 2 mars) toujours poussé par Conso One.

On remarquera encore une fois l'étrange similitude des mentions légales des sites Conso One (visibles ici) et Mes-economies.net (disponibles ici). Aucune adresse postale, numéro d'inscription au RCS, adresse de l'hébergeur n'y sont présents, seul le numéro de dossier CNIL est mentionné.

A noter que l'on parlait déjà de Conso One en 2010 sur ce blog.

A qui mes données personnelles ont-elles été cédées ? La question reste entière.

MAJ au 4 mars : Les envois continuent donc avec deux autres annonceurs : Le Figaro.fr Madame par « Meec7 » et Zalando par « Conso One ».

Je suis maintenant pratiquement certain que ces deux programmes marketing sont animés par la société dirigée par Nathalie Quinette, Predictys S.A.S. dont le siège se trouverait à Grenoble.

Ce serait donc à cette entreprise qui « monétise les bases de données » [et diffuse] votre offre à un public ultra ciblé » selon l'argumentaire de leur site, qu'auraient été cédées mes données personnelles.

Enfin, le numéro de déclaration CNIL de Conso One est identique à celui indiqué sur le site Predictys.fr (1338761).

samedi 16 juillet 2011

Quand Smartdate se met au spam

Une nouvelle entrée de poids dans mon Hall of Spam, rubrique qui recense les sociétés françaises s'arrogeant le droit de spammer les internautes.

Smartdate abandonnerait-il la rencontre en ligne ?

Logo du site Smartdate.com, copyright SmartdateOn pourrait bien le croire quand on voit la pluie de messages envoyés ces dernières semaines.

Si vous êtes (ou comme moi avez été) abonnés à ce site, n'avez-vous pas récemment reçu des messages poussé par Smartypromos (smart@smartypromos.com) ou le programme Smartshopping ou encore Effimail (pierre@effimail.com) ? Il s'agit de programmes de spam d'e-marketing poussés par e-mail. Vous savez, ces bases qui vous envoient de la pub dite « ciblée » (sur quels critères ?) et se font de l'argent sur votre dos avec vos données ?

A la recherche d'une nouvelle source de revenus ?

Les e-mails (10 reçus à ce jour depuis la fin juin) concernent les ventes privées et le couponing (encore !), les jeux-concours et les promotions en tout genre. Il semblerait que Smartypromos ne fasse que de l'agrégation via les nombreux systèmes d'affiliation disponibles pour ces sites. C'est donc une « coquille vide » qui redirige les internautes sur Vente-privee.com, sur Bazarchic, etc.

Bien entendu, Smartdate le fait d'une part en toute illégalité puisque l'inscription est faite d'office : un e-mail vous prévient que vous êtes abonnés (et qui vous annonce que « lors de votre inscription sur le site Smartdate, vous avez souhaité bénéficier des offres partenaires », or ce choix est inexistant) mais qu'il vous est possible de vous désabonner (sic). Or l'inscription forcée à ce type de programme est interdite et ne peut se faire qu'en opt-in et non pas en opt-out. De plus, ce programme est contraire aux propres engagements de Smartdate censés garantir la vie privée et la tranquillité de ses membres.

En effet, la page Vie privée indique que la société ne fait aucune utilisation commerciale de ces données personnelles.

Page privacy de Smartdate.com

Celui qui se vantait de détrôner Meetic aurait-il à ce point besoin d'argent frais d'augmenter son chiffre d'affaires ?

Selon la législation en vigueur, toute revente ou communication de données personnelles en vue de prospection commerciale doit faire l'objet du consentement explicite de l'internaute, ce qui n'a pas été le cas avec les envois publicitaires de Smartshopping.

De plus, cette réception s'est faite non pas sur l'adresse renseignée sur mon profil Smartdate mais sur l'adresse que j'utilise pour le service Facebook, adresse qui a été collectée par Smartdate lors de la liaison éphémère (rompue dans l'heure) entre les deux services.

Je trouve d'ailleurs le lien de désinscription des e-mailing publicitaires de Smartshopping très révélateur et cocasse à la fois ;-)

Vous en avez marre de recevoir cette newsletter ?

La partie qui concerne l'usage et la fréquence d'envoi des e-mails est encore plus drôle, car elle indique que le membre n'a pas besoin de fermer son compte pour ne plus être importuné.

Smartdate privacy e-mail

Or, je ne suis plus membre de Smartdate depuis plusieurs mois, pourtant je constate que mes données personnelles sont d'une part toujours conservées (mon adresse e-mail Facebook, celle du service Smartdate, et que sais-je encore) et exploitées commercialement (Smartshopping, Effimail).

Smartdate, un service lui-même « douteux » ?

Que dire du service Smartdate lui-même, où je n'ai jamais eu d'autres contacts que des tentatives d'extorsions de fonds (une bonne quinzaine de faux profils au bas mot) ? Vous devez maintenant tous connaître ces pratiques qui ont été vulgarisées par France Televisions dans l'émission Envoyé Spécial.

Après avoir signalé le problème à l'équipe de modération, je me suis fait répondre que c'était à moi de faire le ménage dans leur propre base de données. Quid de celles ou ceux qui se risqueraient à répondre directement par e-mail à ces professionnels de l'arnaque ?

Mais ce manque de contrôle favorise a priori une montée en flèche du nombre d'inscrits. Dans le même temps, je n'ai jamais réussi à nouer un seul contact qui soit légitime (c'est-à-dire autre que « moi rechercher amour grand et honnête pour fonder vie famille près Paris 75000 »). Et les rares profils non trafiqués étaient connectés 24/24. Des modératrices ? (Ndla : j'en ai eu la confirmation plus tard, il s'agissait bien d'une employée, retrouvée sur Facebook grâce à sa photo).

Bref, toute cette entreprise me donne personnellement l'impression d'être gérée avec un manque flagrant de sérieux... :-( Dommage, car le monde de la rencontre sur Internet avait besoin d'outsiders, ne serait-ce que pour faire baisser des coûts d'adhésion exagérément élevés, mais pas d'une énième source de « spams à bons plans »...

Conclusion

On voit une nouvelle fois le danger de l'affiliation, qui permet de diffuser des annonces à travers des réseaux totalement incontrôlables par la marque ou même manifestement par l'affiliateur.

Pour l'internaute, ses données personnelles sont récupérées à la fois à travers le réseau social Facebook (soyez donc prudent avec l'usage du Facebook connect) et à travers le compte client Smartdate. Malgré la fermeture de ce dernier (en réalité : mis en sommeil, les données sont conservées par cette société), les données sont toujours commercialement exploitées et même communiquées à d'autres sociétés, comme ce fut le cas avec Effimail (et impossible d'avoir accès à un quelconque règlement ou charte de cette dernière société).

Ces pratiques viennent un peu plus pourrir les relations entre l'internaute et les programmes e-marketing qui remplissent déjà sa boîte de réception et le poussent jour après jour à abandonner ce mode de communication au profit de solutions plus sécurisées mais totalement fermées, comme Facebook justement.

vendredi 5 novembre 2010

Un an d'utilisation de Mailorama

Il y a maintenant un an, je m'inscrivais sur le site Mailorama, programme de fidélité et de cash back comme son éditeur Rentabiliweb le présente, et qui avait fait parler de lui en distribuant des billets dans Paris.

Comment fonctionne Mailorama ? Quels sont les modes de rémunération proposés ? Qui sont ses clients ? Ce sont les questions auxquelles je me propose de répondre aujourd'hui en vous livrant une petite étude d'une année complète de réception d'e-mails rémunérés.

« Gagnez de l'argent avec les mails rémunérés »

Mailorama vous propose de gagner de l'argent en recevant par e-mail des offres non ciblées de la part d'annonceurs et de profiter des bonnes affaires qui vous sont proposées (en grande majorité sous la forme de cash back : le marchand vous rétrocède un pourcentage de votre panier d'achats ou parfois une somme fixe).

L'inscription est très simple et rapide, très peu d'informations sont demandées et aucune ne semble être vérifiée, si ce n'est l'adresse e-mail (et l'adresse postale doit l'être lors de l'envoi du 1er chèque, si vous avez cumulé suffisamment d'euros sur votre compte...).

Informations sur le foyer

Goûts

On retrouve aussi un très classique système de parrainage de nouveaux membres qui fait gagner 0,50 € par filleul inscrit.

Le modèle Mailorama

Mailorama semble avoir résolu le problème d'acquisition des annonceurs en puisant presque exclusivement dans le vivier de l'affiliation. Ainsi, toutes les campagnes poussées vers sa base d'inscrits sont issues des plus grands programmes d'affiliation du Web : Zanox, TradeDoubler, LSF Interactive (que je ne connaissais pas) etc. Certaines sont poussées directement par Mailorama ou Rentabiliweb (l'éditeur du service), mais c'est l'exception qui confirme la règle.

En fonction de l'offre proposée par l'annonceur et du type de rémunération définit par la plateforme d'affiliation, Mailorama peut alors proposer plusieurs sortes de gains pour le membre, dont voici la liste :

  • une rémunération à le lecture de l'e-mail ou à la visite du site de l'annonceur (on est alors dans un modèle au CPC ou au CPM),
  • à l'action : participation à un jeu-concours, inscription à une newsletter, demande de devis, etc. (CPA),
  • un cash back à l'achat,
  • plus anecdotique : le cadeau offert à la commande (Les Éditions Atlas semblent les seuls à le proposer) ou le tirage au sort (pour Meetic).

Il n'y a généralement - dans 99% des cas - qu'un seul type de gain par e-mail reçu : on ne cumule donc pas la lecture, la visite et le cash back.

Les campagnes semblent orchestrées directement par Mailorama, mais il arrive que l'annonceur participe à la conception du message en de rares occasions (par exemple une demande de co-registration à une newsletter).

La structure des gains pour le membre est simple :

  • 0,01 € pour chaque e-mail du type « rémunération à l'ouverture » ;
  • 0,02 € pour chaque e-mail du type « rémunération à la visite du site » ;
  • une somme variant généralement entre 0,10 €, 0,20 € par action (inscription, jeu-concours, demande de devis, mise en vente de produits, etc.) ;
  • un cash back lui aussi très variable : somme fixe pour le PMU ou la FDJ, pourcentage du panier pour la plupart des autres marchands, le mieux-disant étant Yves Rocher avec 26% de cash back.

On retrouve les grands annonceurs du Web et les programmes d'affiliation : Orange, FDJ, Smartbox, VistaPrint, Pages Jaunes, Bouygues Telecom, Decathlon, MMA, CDiscount, Cetelem, Microsoft, etc.

Certains annonceurs fonctionnent exclusivement au cash back (Yves Rocher), d'autres mixent plusieurs modèles (cash back et CPC) comme Orange ou la Fnac. Les plus petits optent généralement pour un gain à la lecture de l'e-mail ou la visite du site.

Courant 2009, les offres semblaient être majoritairement tournées vers le cash back mais l'année 2010 semble avoir marqué un tournant dans la typologie des gains et les CPC, CPM et CPA ont fait un retour en force. De même les 0,02 € par visite semblent avoir laissé la place aux 0,01 € par lecture d'e-mail.

Résultats d'une année de gains

J'ai reçu en un an de participation 522 e-mails. Sur ces 522 e-mails, 493 concernaient un « push » effectué pour un annonceur unique. Soit un peu moins de 10 e-mails par semaine sur une année.

Je n'ai pas compté les annonceurs, mais ils devaient être quelques dizaine, les plus récurrents étant La Française des Jeux (Loto, PMU, etc.), Orange, La Fnac, et Yves Rocher.

J'ai aussi reçu 22 « newsletters » (c'est moi qui les appelle ainsi) contenant plusieurs messages publicitaires (généralement l'annonce de « l'arrivée » d'un nouvel annonceur et dans 99% des cas il s'agissait d'offres de cash back) ; le reste des e-mails reçus étant composé soit de messages de service (notification de gains), soit de publicités propres à Mailorama (lancement du site Textorama.fr, de la fan page Facebook, ces deux messages étant d'ailleurs rémunérés 0,02 €).

N'ayant pas effectué d'achat à travers les différentes offres de cash back proposées, mes gains concernent uniquement les ouvertures d'e-mails, visites de sites et participations à tout ce qui était gratuit (jeux-concours, inscriptions à des newsletters, etc.) et ne peuvent donc être représentatifs des gains moyens sur Mailorama.

J'ai gagné exactement 2,19 € ce qui me semble correspondre au gain moyen par membre généralement constaté sur les sites vivant de revenus publicitaires. Impossible par contre de contrôler l'exactitude des sommes gagnées tant elles sont fractionnées (tous mes clics et inscriptions ont-ils été comptabilisés ?). Il serait par contre intéressant de connaître le montant perçu par Mailorama pour chaque centime reversé à un membre.

Répartition des e-mails reçus pour chaque catégorie :

  • Lecture : 175
  • Visite : 46
  • Inscription/jeu/newsletter/devis : 64
  • Questionnaire : 4
  • Loto/Paris en ligne* : 43
  • Cash back : 158
  • Cadeau à la commande : 3

(* il s'agit aussi de cash back mais je voulais les distinguer des autres produits.)

Répartition par types de gains :

Structure des gains

Les deux grands types de revenus :

Grands types de revenus

Catégories d'e-mails envoyés par Mailorama :

Grandes catégories d’e-mails envoyés par Mailorama

Quelques remarques :

  • Priceminister a poussé deux offres récompensées uniquement à la mise en vente de produits, donc propres à son modèle économique.
  • Certains messages doivent s'ouvrir dans une fenêtre de navigateur classique et non pas dans le logiciel de messagerie (~15% des cas), sans doute pour des raisons techniques de marquage ou de la technologie d'affichage retenue (Flash).
  • Mailorama a étrangement poussé un unique e-mail de qualification avec cette question (elle aussi rémunérée 0,02 €) : Avez-vous dans votre foyer, un ou des enfant(s) de moins de 3 ans ?
  • Les offres par e-mail sont « périssables » dans le sens où les supports visuels ne sont plus disponibles en ligne et rendent parfois la consultation de l'e-mail a posteriori impossible. C'est d'ailleurs une des tares de ce format.

En conclusion...

Hors cash back, les gains ne sont pas suffisants pour retenir un membre, malgré l'ouverture systématique de tous les e-mails reçus sur 12 mois. Le seuil de paiement étant fixé à 20 €, il me faudra près 10 ans pour percevoir cette somme ;-)

La véritable source de revenus pour le membre réside donc dans le cash back, mais ce système n'est pas non plus efficace : il est rare de trouver la bonne offre au bon moment et il ne diffère en rien de ce que peuvent proposer les autres systèmes du marché (eBuyClub, Fabuleos, iGraal, etc.). L'achat est un acte occasionnel voire marginal pour certains produits et il est difficile de fidéliser le membre uniquement sur des perspectives lointaines de gains...

En tout état de cause, Mailorama fonctionne donc grâce à l'utilisation judicieuse des programmes d'affiliation (mais avec les contraintes qu'on leur connaît comme le problème de traçabilité des gains, la mauvaise foi des marchands, les problèmes d'implémentation technique, etc.) et surtout l'absence de contrainte ou d'effort à fournir pour le membre, si ce n'est ouvrir des e-mails sur un compte dédié au junk-mail.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

jeudi 14 janvier 2010

Abonné d'office à VoyagerMoinsCher (suite)

Ce qui m'avait été annoncé 5 jours plus tôt par PriceMinister a bien eu lieu : j'ai reçu la newsletter de VoyagerMoinsCher :-(

Le prétexte ? Les deux sociétés font partie du même groupe, donc si l'on se réfère à la LCEN, je suis en quelque sorte client des deux entités.

Quand une loi est mal faite, surtout lorsque la notion d'e-mail de prospection flirte dangereusement avec les pratiques des spammeurs, on s'abstient d'imposer une énième newsletter à ses clients.

Je ne résiste cependant pas à reprendre le texte en petit caractère qui figure en fin de leur e-mail (la mise en avant est de mon fait) :

Ce message électronique a été généré automatiquement. Veuillez ne pas répondre à cette adresse électronique, car les réponses parviennent à une boîte aux lettres non consultée donc vous ne recevrez pas de réponse.

Il aura fallu attendre la réception de cette newsletter afin de pouvoir consulter quelles données ont été extraites de la base client de PriceMinister au profit de celle de VoyagerMoinsCher (adresse e-mail, nom et prénom) et pouvoir se désabonner. On ne m'a pas proposé de supprimer mes données de leur base de prospection...

VoyagerMoinsCher opt-out

Le second effet pervers de la LCEN est l'effet « domino » : l'opt-in partenaire génère peu à peu une marré d'abonnements que l'on subit plus que l'on n'a désiré.

Dans cet exemple, je suis client de PriceMinister, donc de VoyagerMoinsCher, mais et si je coche la case qui me propose de recevoir les offres des partenaires de VoyagerMoinsCher et PouvoirHA (mais que vient faire ici ce service ?!), j'aurai droit à une autre livrée de « newsletters » de ces mystérieux partenaires, toujours en opt-out.

Qui eux-même proposeront leurs partenaires en opt-out. Etc. L'e-mailing légal se transforme alors peu à peu en spam pour le commun des utilisateurs.

VoyagerMoinsCher & données personnelles collectées

Je ne jette pas forcément la pierre à PriceMinister, d'autres sociétés abusent réellement de ce système qui est peut-être légal mais totalement contre-productif.

mercredi 11 novembre 2009

Jamais deux sans trois pour Chemiseweb

Il y a un côté masochiste dans la démarche de certaines entreprises. C'est le cas de Chemiseweb et d'un nouvel arrivant dans le Hall of Spam : Voitures.com.

« Nous vous confirmons votre désinscription »

La semaine dernière, j'ai reçu sans rien avoir demandé (si ce n'est des explications sur l'origine de la récolte de mon adresse e-mail) une désinscription de la liste de spam diffusion de Chemiseweb. Une désinscription d'office après une inscription elle aussi d'office... :-)

Leur service client m'indiquait que la base de données était louée « auprès d'un professionnel du secret » (je cite) et ne leur appartenait pas (sic). Nous étions le 8 novembre.

« Votre voiture neuve jusqu'à 36% moins chère! »

Il n'aura pas fallu attendre très longtemps (3 petits jours) pour recevoir un énième spam poussé par l'inénarrable Gulliver.com, signé par Chemiseweb.com mais cette fois pour le site Voitures.com (propriété de la société Locationdevoitures.com, selon leurs mentions légales).

Spam Voitures.com

L'étude de la source de l'e-mail de Voitures.com est très révélatrice. Extraits.

Dans l'objet :

http://www.webcarnews.com/

Dans le corps :

Si vous ne pouvez pas lire cet email, cliquez ici http://front50.chemiseweb.net[...]

Plus loin dans le code source :

http://www.voitures.com?utm_source=bdd-chemiseweb[...]

Et encore :

http://lt50.chemiseweb.net/w/www.voitures.com[...]

Je comprends qu'il me faut aussi me « désinscrire » de la liste de diffusion de... de... mais de qui au juste ?! :-S

MAJ 12/11/09 : Merci pour le sérieux et le suivi de Chemiseweb, qui m'a informé qu'elle ne travaillerait plus avec Alphacible.com, la société responsable des envois (encore un aujourd'hui). Je me demande par contre quel rôle a joué Cdirecte.com dans cette affaire...

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