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vendredi 19 juin 2009

A Vendre A Louer ne fait plus d'immobilier

Scoop : le site A Vendre A Louer a décidé d'abandonner le marché de l'immobilier pour se reconvertir dans un secteur plus lucratif et nécessitant moins d'investissements, le spam l'e-mail marketing.

Spam A Vendre A Louer

La recette du succès

  1. Développez un service grand public, qui répond à des attentes précises (les annonces immobilières).
  2. Récoltez puis conservez bien soigneusement les adresses e-mails de vos membres (toutes, même en cas de changement de celles-ci, on ne sait jamais).
  3. Faites croire que vous donnez la possibilité à vos membres de ne pas recevoir votre magnifique newsletter.
  4. Balancez-lui systématiquement.
  5. Passez par un prestataire inscrit au SNCD (la société eCircle), ça fera très bonne impression.
  6. Surtout ne vous souciez pas des plaintes de quelques irréductibles qui pensent que votre métier n'est pas de spammer.
  7. Adosser-vous à un groupe dirigé par un trublion du Web, président de l'Acsel (au cas où votre langue ne serait pas encore faite de ce chêne centenaire qui dure longtemps...).
  8. Et n'oubliez pas d'adhérer à Signal-Spam, afin de boucler la boucle des entreprises responsables.
  9. Continuez, vous êtes sur la bonne voie !

dimanche 14 juin 2009

Chaud-Devant et Allo Apéro spécialistes du spam ?

Il y a des services sur le Web qui se font les champions de l'e-mailing et de son florilège de mauvaises pratiques. Chaud-Devant et Allo Apéro en font malheureusement partie.

Tout commence un belle journée du mois de Mars de cette année avec la réception d'un e-mail de la part de Chaud-Devant, qui se rappelle à mon bon souvenir (j'étais donc inscrit à ce service qui ne communiquait pas ou plus avec moi par ce biais ?). Bref, passons. Un nouveau directeur marketing aura eu la brillante idée d'utiliser leur base de données clients.

Qu'à cela ne tienne, je me désabonne derechef (via le lien indiqué dans l'e-mail) et en profite pour changer l'adresse e-mail que j'avais renseigné (en appliquant le principe exposé dans ce billet-ci). Je vérifie que la maudite case Je souhaite recevoir la Newsletter Chaud-Devant est bien décochée et oublie aussitôt cet épisode.

Spam Chaud-Devant

Las ! Deux mois (!!!) plus tard, jour pour jour (merci monsieur le robot), je reçois une nouvelle newsletter de Chaud-Devant :-)

Pire, je reçois ensuite, début Juin, deux newsletters de Chaud Devant : à mon ancienne adresse, précédemment renseignée (et effacée...) dans l'espace client du site, et à la nouvelle, spécifique au service. Ce n'est donc plus une mais deux newsletters non désirées que je reçois ! Incroyable, non ? Mais ça n'est pas fini :-)

Car en fait, cette newsletter (intitulée Commandez vite, un soin en institut offert) est envoyée deux fois, soit un total de 4 e-mails reçus à l'identique :-D

Là où les choses se gâtent et prennent une tournure vraiment désagréable, c'est que mes coordonnées ont été vendues à un "partenaire" de Chaud-Devant, sans mon consentement (la Loi les y oblige pourtant). Ce partenaire s'appelle Allo Apéro et passe par le même fournisseur d'envoi, à savoir MailPerformance qui ne s'embête manifestement pas à vérifier d'où proviennent les e-mails vers lesquels ils poussent les newseltters de leurs clients... Mais dans ce métier là, on a l'habitude de se repasser la patate chaude.

Bien entendu, Chaud-Devant a vendu mes deux adresses : l'ancienne qu'ils ne sont plus censés stocker et utiliser, et la nouvelle ! Magnifique travail que font ces gens là, qui consiste à scier la branche par laquelle ils communiquent avec leurs clients, l'e-mail marketing. On s'étonne que ce marché soit moribond aux États-Unis !

On finira par un extrait des mentions légales de Chaud-Devant, qui me laissent sans voix :

Sans opposition de votre part, Chaud Devant, pourra être amenée à communiquer, très ponctuellement, vos coordonnées à des partenaires commerciaux rigoureusement sélectionnés.

Cette opposition, qu'il est impossible de faire jouer, est totalement contraire à la Loi et aux bonnes pratiques : le consentement doit être donné préalablement au marchand et ses partenaires avant tout envoi, et ne peut être tacite.

vendredi 10 avril 2009

Emailing n'est plus une marque en France : ouf !

Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que la société Impact Net (à travers Ludopia Interactive) a déposé en 2005 la marque emailing auprès de l'INPI, en suivant l'exemple de certaines entreprises américaines qui ont fait de ces dépôts de termes génériques (ou rachat de brevets) leur fond de commerce. On en parlait ici ou bien .

Félicitons en premier lieu le SNCD que je connais bien et apprécie, pour avoir cassé ce dépôt totalement opportuniste ! En y regardant de plus près, certains éléments de cette affaire sont troublants.

Tout d'abord, la personne à l'origine de ce dépôt qui revendique l'invention en France (sic) du mot emailing - Sohrab Heshmati - révélait pudiquement au JDNet qu'elle avait découvert Internet en 1995... année de la géniale invention du terme emailing (selon elle, bien entendu) :

J'ai découvert l'Internet en 1995.

Un véritable génie, je vous dis. Et modeste avec ça :

Si je devais quitter mes fonctions actuelles, ce serait pour remplacer Michael Schumacher.

Ensuite, nous apprenons qu'EmailVision s'est associée au SNCD dans le dépôt de la plainte contre Ludopia Interactive. Or, on retrouve le logo d'EmailVision dans la liste des clients d'Impact Net... Bref, il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.

Et dire que Boris et moi voulions appeler notre première société Impact Micro. ;-)

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