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mercredi 26 octobre 2011

Thomas More's poetry

And when the shares of pure light
Dance in her dear eyes,
I see my angel for the first time.

Know my purpose, feel my birth,
Hear, at first faintly, then distinctly
The sweet strains of our union.

Our love heats up the cold universe
And gives my tired, desperate hope
A reason and season to be revealed.

We, purified by our kisses
Are eternally healed.

In The Saint (1997)

dimanche 29 mai 2011

VOD et musique numérique, même combat ?

Le marché du film, de la série, du documentaire en VOD souffre des mêmes maux que celui du disque, à une échelle bien plus grande.

Bandeau publicitaire CanalPlay / Free ADSL

L'industrie freine des quatre fers le passage au numérique pour « ne pas tuer » les entrées au cinéma, les diffusions sur les chaînes câblées/cryptées, les sorties DVD, etc. Cette politique a généré une très grande distorsion entre la demande (disponibilité immédiate, qualité, consommation en tous lieux sur n'importe quel support, etc.) et l'offre, qu'Internet a comblée (la « nature » ne supportant pas le vide).

Pour avoir été client de l'offre VOD de Canal+ il y a trois ans qui me semblait à l'époque la plus riche, le constat est sans appel : absence de VO sur de nombreux titres, catalogue rachitiques (quelques blockbusters associés aux (tré)fonds de catalogues), prix prohibitifs par rapport au marché du DVD, etc.

Tout comme le CD il y a plus de dix ans, cette industrie ne veut pas voir et anticiper les grands changements qui l'attendent de peur de tuer la poule aux œufs d'or. S'installe alors une consommation parallèle totalement illicite qui prend racine dans les mœurs des internautes, créant encore plus de confusion entre ce qui légal et ce qui ne l'est pas.

Il est anormal que le téléchargement pirate soit plus aisé, rapide et exhaustif que sur l'une des (rares) plateformes légales actuellement disponibles.

Ouvrir un service de VOD est suicidaire aujourd'hui tant les avances sont exorbitantes (étrangement personne n'en parle) et les contraintes imposées par la filière sont énormes. Sans parler des carences techniques (formats, qualité, DRM, etc.). L'offre de musique en ligne souffre déjà de ces problèmes alors que les maisons de disque, les indépendants et les distributeurs font bien plus d'effort pour s'ouvrir à un plus large public que l'industrie du film.

Il y aura certainement un Hadopi de la vidéo et de la série télévisée, mais le réflexe répressif aboutira nécessairement, comme pour la musique, à une profonde modification du marché et à la création d'une véritable offre en ligne (qui aujourd'hui n'existe même pas sur le papier) car je reste persuadé que c'est le consommateur qui a toujours le dernier mot.

Reprise de mon commentaire publié à la suite du billet 100% des offres légales incitent au téléchargement illégal.

mardi 17 août 2010

Les Sept Samouraïs

Logo UGCLe 12 avril 2001, mon complice Karim et moi-même décidâmes, tous désœuvrés que nous étions suite au dépôt de bilan de notre start-up et armés de la nouvelle carte UGC Illimitée, de nous lancer un nouveau défi des temps modernes : passer une journée entière au cinéma. Gratuitement.

Voir la vie en rose ? Quel intérêt quant on peut la voir en 24 images par seconde, profondément assis dans un fauteuil, le tout plongé dans l'obscurité ?

Que restait-il à Lindbergh, Armstrong, Daboville, après leurs exploits respectifs ? L'envie de recommencer ? Absolument pas ! Des images plein la tête, voilà ce qui devait les hanter. Ce n'est pas Ring qui nous laissera une trace indélébile, mais je garde encore en moi le souvenir des fantômes japonais. Voici donc pour vous le récit de cette folle journée, où vos deux serviteurs ont franchi les limites de la carte UGC Illimité (et du tolérable).

Jeudi 12 avril 2001, 10h10... Ring

La journée s'annonce plutôt bien : le soleil est là pour saluer notre nouvelle fantaisie. La faune de l'UGC à cette heure matinale est essentiellement composée de désœuvrés : étudiants, chômeurs (vous nous aurez reconnus), retraités. Quelques mères avec leurs enfants. Karim sort la fameuse liste de sa poche : 6 films, tous inédits (règle n°1 du Maxtuple Club). Dans mon sac, du Doliprane, deux bouteilles d'eau, des Mikado... de quoi tenir entre les séances. Le premier film sera Ring, film fantastique Japonais. La note : **/**** Bien, mais pas top. Pour l'instant, ça nous semble facile.

12h25... De l'Amour

Après une pose socio/philo allongés dans les couloirs du ciné, bien réveillés et avec la touchante naïveté des héros n'ayant pas encore réalisé à quel point il serait difficile de tenir les 6 films... mais bon, sur le coup, eux, y savent pas, vous si. Reprenons. De l'Amour donc, toujours, avec Virginie Ledoyen dans un mélo franchouillard pas très bien interprété. Passable donc. **/**** Mais qui a dit que ce Sextuple serait facile ??? Certainement pas les films à l'affiche. Il fait faim, mangeons !

14h25... Voyance et manigance

Nous avons déjà franchi l'étape critique du double (prononcer : deubeul). Dès lors, nous avançons en terrain inconnu où tout est à ré-apprendre. Ring + De l'amour = trop dur pour nos petits cerveaux DONC maintenant, on passe à l'artillerie légère : de l'humour et des histoires simples. Par ici Dieudonné. Toujours **/****, ben oui ! Plus on avance, et plus la critique est acérée. Le critique, lui, souffle, peine, se rend bien compte que si personne n'est inscrit au Maxtuple Club, c'est qu'il y a une bonne raison à cela. L'épreuve est avant tout physique. Mais l'énergie et la motivation sont là. Et une idée diabolique nous traverse l'esprit. En faisant sauter un film du programme, Intimité (qu'on ne massacrera donc pas), il nous est possible de voir 7 films !!!!! Il faut donc faire TRÈS simple ! Après un petit break d'oxygène Cours St-Emilion, direction...

16h20... Yamakasi

Encore plus simple (**/****). Et là, la formule marche. Ça saute dans tous les sens, ça dégouline de bons sentiments, on s'enfonce encore plus dans nos fauteuils, on regarde d'un œil pendant que l'autre se repose, bref, le film passe bien. Et quel public : le film raconte l'histoire d'un gamin qui mange le bitume après avoir imité ses idoles Yamakasi, grimpeurs urbains. Tous les gamins de la salle on trouvé bon, à la fin du film, de sauter dans tous les sens, d'escalader les rambardes, sauter sur mon fauteuil avec moi encore assis tranquillement dedans (...). Évacuation d'urgence. Tous les voyants sont au rouge : ne pas arrêter la sérié dégradation QI. Plus qu'une seule solution :

18h25... L'erreur, heu... La Tour Montparnasse infernale

Prenez un film, vous lui enlevez ses acteurs, son scenario, sa musique, sa sensibilité artistique, son public, et vous obtenez Eric et machin sur une tour, les deux tombent, qui les a poussé ? MOI MOI MOI MOI MOI !!! Tout fonctionnait pour le mieux dans notre entreprise héroïque, mais comme la tempête frappe le navigateur, la Tour Montparnasse infernale émousse sérieusement notre moral (d'acier, je le rappelle). Laissant derrière-nous quelques neurones dans la salle (merci de nous les retourner), nous nous dirigeons vers notre douche salvatrice.

20h35... Mademoiselle

Il fait nuit. L'UGC ressemble à un grand hall de gare. Et nous deux voyageurs en salles obscures. La fièvre et la fatigue nous font délirer. Tel le perchiste devant la barre des 6 mètres remettant en question ses forces et sa détermination, nous mesurons l'ampleur des dégâts, de notre bêtise, des navets projetés, et surtout notre anonymat total. Peu importe, le film (***/****) nous sauve du gouffre, et nous franchissons la barre des 6 films. Merci Mademoiselle, pour vos nombreux messages.

22h20... Miss Détective

Arggg... On traîne des pieds, avachis dans nos fauteuils (12 heures que l'on se côtoie !!), mais le savoir-faire Américain nous sauvera ; facile à digérer, bon choix pour un ultime film...

Nous sommes maintenant le 13 avril, nos deux héros anonymes sortent définitivement du complexe qui les a absorbés 14 heures durant. Sans même se retourner, ils se dirigent maintenant vers la lumière du métro 14 (Aïe aïe aïe ! La lumière). Que reste-il de cette journée ? Un très, très long métrage, l'histoire d'un fantôme japonais voyant extra-lucide de son état, qui tombe amoureux d'une jeune de banlieue croisée au Derviche sauteur, au 50e étage de la tour Montparnasse (au pied de laquelle, je vous le rappelle, se trouve les cadavres écrasés d'Eric et machin cf. plus haut), et apprend que mademoiselle est détective. Après, je sais plus. J'ai bien dormi, n'ai pas fait un seul rêve, et regarde maintenant les moutons blancs dans le ciel de Paris. C'est beau, la vie en technicolor, non ?

Et lorsque ces images disparaîtront, que restera-t-il ? Quelle preuve subsistera ? Sept petits tickets de cinéma, perdus au fond d'une boîte...

jeudi 24 juin 2010

Véhicules blindés dans Valkyrie

Le film Valkyrie de Brian Singer, retrace l'un des derniers complots visant à assassiner Adolf Hitler (opération Walküre) qui eu lieu en juillet 1944.

Nous sommes en avril 1943. La campagne de Tunisie fait rage depuis maintenant près de 6 mois et oppose Anglais et Américains aux forces italo-allemandes composées des vétérans de la DAK et de la Regia Armata. A cette date, les armées de l'Axe sont en pleine retraite. Le 7 avril 1943, la voiture de liaison de l'Oberstleutnant von Stauffenberg qui deviendra célèbre un an plus tard, est violemment mitraillée par la chasse alliée.

Brian Singer nous donne une toute autre version de cet événement qui décidera Claus von Stauffenberg à agir au sein de la Résistance allemande. La séquence d'introduction du film est beaucoup plus épique que ne le fut la réalité, et nous donne ainsi l'occasion d'étudier les véhicules blindés de la Wehrmacht qui la composent.

La fin de la 10. Panzer-Division

Nous sommes donc en ce 7 avril très probablement en compagnie d'une colonne de la 10. Panzer-Division, qui aura le triste record d'être la première division blindée allemande formée avant-guerre à disparaître au combat. Et c'est justement sur le front Tunisien qu'elle sera anéantie, malgré la victoire initiale de Rommel à Casserine.

Colonne de la 10. Panzer-Division

A cette époque, la division est commandée par le Generalleutnant Fritz Frhr von Broich. Il sera d'ailleurs capturé par les Britanniques le 12 mai 1943.

von Stauffenberg

La colonne que l'on découvre à l'écran sur ces premières images est composée de plusieurs véhicules tout à fait caractéristiques de l'époque et du front Nord-Africain. On distingue devant le blindé deux semi-chenillés Sd.Kfz. 251.

Le Panzer IV, la cheville ouvrière de la Panzerwaffe

Panzer IV Ausf. G

Premier plan rapproché du seul Panzer visible de cette colonne. On reconnaît immédiatement le Panzer IV lang, ou plus explicitement Sd.Kfz. 161/1 Panzerkampfwagen IV Ausf. G, armé du canon 7,5 cm KwK 40 L/48.

Panzer IV Ausf. G

Il s'agit manifestement d'une maquette en bois à l'échelle 1/1. Plusieurs erreurs grossières trahissent la réalisation sur cette image, comme la largeur des chenilles, plus du double de celles de ce blindé, ou bien la présence de deux « meurtrières » sur la caisse, l'une pour le pilote (à gauche sur la photo alors qu'elle se situait à droite) et l'autre en lieu et place de la mitrailleuse de coque MG-34...

On appréciera tout de même le sens du détail : les jerricans sur les flancs du Panzer, les patins de chenilles fixés à l'avant afin d'en augmenter (théoriquement) le blindage, etc.

Panzer IV Ausf. G

La version G du Panzer IV marque une rupture dans le rôle initialement joué par ce blindé. De char d'appui il devient char de rupture, armé d'un canon anti-char lui donnant une légère supériorité sur les blindés Alliés à cette époque, tant en allonge qu'en précision et capacité de pénétration, avantage qui sera bien exploité par les Panzerschützen. Il fut d'ailleurs surnommé « Mark IV Special » par les Britanniques.

Cependant, les accessoiristes ont été un peu trop généreux avec « leur » Pz IV en lui confectionnant un tube bien trop long ;-)

Panzer IV Ausf. G

Autre plan qui trahit le plus cette reproduction, encore et toujours la largeur fantaisiste des chenilles et la mauvaise reproduction du train de roues (elles semblent collées au parois d'une caisse trop large).

Panzer IV Ausf. G

Le sens du détail a tout de même été poussé à l'extrême : la « caisse de Rommel » est bien visible au dos de la tourelle, et servait à y ranger toute sorte de matériel. Le tourelleau du chef de char n'est pas en reste non plus.

Panzer IV Ausf. G

Autre image révélatrice de l'attention portée à cette reconstitution : les formes un peu spéciales de l'arrière du Panzer IV ont bien été respectées, échappement compris !

Une défense anti-aérienne bien peu efficace

2cm FlaK 30

Élément indispensable à la guerre mécanisée, une pièce anti-aérienne légère est juchée sur un camion afin d'assurer la défense anti-aérienne de cette colonne blindée. Ce canon de 20 mm n'était cependant pas jugé assez puissant pour faire face aux chasseurs-bombardiers modernes.

Les Allemands auront d'ailleurs beaucoup de mal à inventer un véhicule anti-aérien capable d'assister efficacement leurs Panzer-Divisionen.

Véhicule de reconnaissance Sd.Kfz. 222

Sd.Kfz. 222

Autre véhicule présent et tout aussi indispensable au bon ordre de marche de la division : un véhicule de reconnaissance blindé. Il s'agit - probablement - d'un leichter Panzerspähwagen Sd.Kfz. 222 armé du canon 2 cm KwK 30 L/55, avec une élévation suffisante pour servir de plateforme anti-aérienne, comme on semble le voir dans la séquence.

La scène comporte aussi de nombreux plans de l'inénarrable VW Type 82 Kübelwagen, la « Jeep » allemande que l'on retrouve à peu près dans tous les films sur la Seconde Guerre mondiale.

Au final, cette séquence très réussie sur le plan de la reconstitution, démontre une réelle volonté de la part de réalisateurs de la génération d'après guerre, de restituer toute l'authenticité de cette époque troublée. Ce qui était loin d'être le cas quelques décennies auparavant...

vendredi 15 mai 2009

Véhicules blindés dans Cross of Iron

Après une petite analyse de la bataille finale du film Il faut sauver le soldat Ryan, regardons d'un peu plus près les différents véhicules blindés utilisés dans l'excellent Cross of Iron.

Réalisé en 1977 par Sam Peckinpah avec dans le premier rôle un acteur que j'adule : James Coburn, l'action Cross of Iron se situe sur le Front Russe en 1943, dans la tête de pont de Kuban, sur la péninsule de Taman avant son évacuation vers la Crimée.

Aucun blindé Allemand n'est visible dans le film, seuls quelques half-tracks sont présents à l'écran de temps en temps. Il s'agit bien sûr de matériel US, des M3 plus précisément (ou bien M2 ?) (comme ce sera le cas dans de nombreux films de guerre) en lieu et place du traditionnel Sd.Kfz. 251 allemand.

US M3 Half-track

Il est par contre possible de voir plusieurs exemplaires du T-34/85 (équipé du canon D-5T de 85mm) et dernier représentant de la lignée.

T-34/85

T-34/85

Un anachronisme de quelques mois par rapport à l'arrivée de ce nouveau modèle de T-34 sur le front, mis en service au début de l'année 1944. L'effort aura surtout porté sur l'équipement léger des hommes du peloton de l'Unterfeldwebel Steiner, qui est remarquable.

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