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lundi 18 juillet 2011

Music social gaming avec EMI, Hadopi fait ses premières victimes

EMI ouvre le bal des jeux sociaux avec MXP4

EMI est la première major du disque à signer un partenariat en vue de la vente de musique à travers des jeux sociaux utilisant la monnaie virtuelle de Facebook. (Facebook Credits). Et cet accord a été conclu avec la société MXP4 qui aura en charge d'intégrer les titres de ses artistes comme Lily Allen, Gorillaz, les Jackson 5 ou David Guetta sur sa plateforme Bopler Games.

A lire sur The Guardian (en anglais)

Musique : le streaming prend le pas sur le téléchargement en France

Le streaming est aujourd'hui devenu le principal moyen d'écouter de la musique en France. Selon le dernier bilan REC de GfK, 51% des écoutes sur Internet se font désormais en streaming, et non plus à la suite d’un téléchargement (au 2e trimestre). Pour autant, les offres payantes ne parviennent pas encore à convaincre.

Lire la suite sur ZDNet

Google va-t-il enfin lancer sa boutique en ligne de musiques ?

Copyright frandroid.com/Google

Google Music va-t-il passer de l’envoi de musiques dans le cloud, à un vrai concurrent à Apple iTunes ? C’est ce que des indices laissés sur le nouvel Android Market laissent croire.

A lire sur le site FrAndroid

Face-à-face : Spotify vs Rdio vs Grooveshark vs Pandora

The Next Web nous propose un comparatif des 4 grandes solutions de streaming disponibles outre-Atlantique que sont Spotify, Grooveshark, Rdio et Pandora (ces deux derniers n'étant pas disponibles en Europe). Mais on s'en fiche, on a Deezer. Enfin presque. ;-)

Découvrir le comparatif sur TNW

Périlleuse conquête du Far-West pour Spotify

Alors que le marché de l'abonnement à des services de musique en ligne ne parvient toujours pas à décoller aux États-Unis, le suédois Spotify, dont le lancement sur le territoire américain est imminent, affiche des ambitions qui paraissent démesurées à ses concurrents. Mais le succès remporté en Europe par la start-up était tout aussi improbable. L'opération devrait donc faire figure de véritable « crash test » pour le modèle freemium dont elle s'est faite le héraut.

Lire le billet de Philippe Astor sur ElectronLibre.info

Convoqué par Hadopi, il crie à l’injustice

Il fallait bien une première victime collatérale... « J'étais furieux quand j’ai reçu ce courrier » : Robert Tollot, 54 ans, professeur de sciences économiques et sociales au lycée François-Mauriac de Forez (Loire), vient d'être convoqué par la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), pour récidive de téléchargement illégal.

A lire (et voir) sur Le Parisien

Licencié pour avoir téléchargé illégalement de la musique au travail

Ah non, deux ! En appel, le 31 mars dernier, la justice a confirmé le licenciement de l'aide comptable Mickaël P. « pour faute grave ». En cause, le téléchargement de fichiers musicaux avec le logiciel eMule depuis son poste de travail. B-)

La suite sur le site des Inrocks

jeudi 7 juillet 2011

L'année Spotify, mésentente SCPP et Hadopi, Google+

Spotify en route pour devenir le n°1 mondial du streaming pendant qu'on se crêpe le chignon entre ayants droit et défenseurs de ces derniers. Tout va très bien, madame la Marquise comme disait la chanson.

Hadopi : que risquent vraiment les 10 récidivistes convoqués ?

L'Hadopi se prépare à envoyer ses premiers dossiers aux tribunaux, en vue de faire condamner les abonnés à Internet multi-récidivistes pour « négligence caractérisée ». Mais les internautes concernés risquent-ils vraiment une condamnation ? Oui, tant qu'un accusé ne cherchera pas à se défendre.

A lire sur Numerama

Philippe Besnard : « Nous voulons donner une seconde vie à MySpace »

A la surprise générale, News Corp. a finalement revendu MySpace à un spécialiste de la publicité : Specific Media. Philippe Besnard, son directeur général pour l'Europe continentale et ancien d'AOL France, s'explique sur le sens de ce rachat.

Lire l'interview sur le Journal du Net

Spotify signe avec le FAI anglais Virgin Media...

Alors qu'on attend toujours l'annonce officielle d'un partenariat entre le service de musique sur abonnement Spotify et SFR en France, la startup suédoise vient de conclure son accord avec le fournisseur d'accès britannique Virgin Media. D'ici la fin de l'année, les 4 millions d'abonnés à l'offre quadruple play de Virgin Media se verront proposer d'opter pour un abonnement à Spotify à un tarif réduit (une sensation de déjà-vu, peut-être ?).

Lire la brève sur ElectronLibre.info

...et annonce officiellement son lancement aux États-Unis !

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L'année 2011 sera-t-elle l'année Spotify ? En tous les cas la société en prend le chemin et s'ouvre un marché clé longtemps disputé aux ayants droit qui, tout opportunistes qu'ils sont, ont bien profité du succès et des levées de fonds successives de la startup afin de négocier âprement le prix de la gratuité (et fixer les limites du « gratuit »). Aucune date de lancement ni même de prix des futures offres n'ont pour l'instant été révélés.

A lire sur Business Insider

Passe d'armes entre l'Hadopi et les producteurs de musique

C'est un désaccord de fond : la Hadopi, chargée de lutter contre le téléchargement illégal et de promouvoir l'offre légale, a riposté, dans un communiqué publié mercredi 6 juillet, à des déclarations de Marc Guez, le directeur de la SCPP, qui regroupe les producteurs de musique. Dans une interview à 01net. le 30 juin (relayée sur ce blog, ndla), M. Guez estimait que la Haute Autorité n'était pas assez répressive et devait s'attaquer plus directement au téléchargement direct.

Lire l'article sur LeMonde.fr

Google+ : plus d'arguments que Facebook pour les fans de musique ?

A moins que vous ne viviez dans une grotte, vous n'avez sans doute pas échappé au lancement du réseau social Google+ et son cortège de demandes (désespérées) d'invitations. Avec 750 millions d'utilisateurs de retard sur Facebook, la musique sera peut-être un des éléments différenciants de la firme de Mountain View. Evolver.fm propose cinq clés pour comprendre cette probable stratégie de conquête.

Lire le billet sur Evolver.fr

mercredi 29 juin 2011

Bons chiffres, batailles en vue, et un peu de PUReté

Le grand retour du download ?

Deezer dans l’impasse, Spotify qui dégrade son offre gratuite. Et si le streaming gratuit n’était qu’une parenthèse dans l’histoire chaotique de la diffusion de musique numérique qui favoriserait un retour de la bonne vieille méthode du downloading ?

A lire sur Fluctuat.net via Mediamus

Les bons chiffres que cache la chute des ventes de CD

Le secteur de la musique, victime depuis 10 ans de la crise du marché du disque, ne broie pas que du noir. D'autres clignotants sont au vert, comme les concerts ou les droits d'auteur.

Lire la suite sur La Tribune via Mediamus

La musique, un nouveau front dans la guerre opposant Facebook à Google et Apple

Quand Facebook entrera en Bourse en 2012, ce sera sur les talons d'une série d'autres nouveautés qui lui permettront d'emblée d'atteindre une valorisation de 100 milliards de dollars. La logique derrière ces nouveautés: s'en prendre aux niches sacrées d'Apple, Electronic Arts, Google, et qui encore. Après la publicité et le jeu : la musique.

Lire la suite

Bataille du streaming : qu’importe Deezer...

Universal Music veut imposer ses conditions aux plateformes de streaming. Deezer devra plier, mais l’objectif principal pour les majors est d’obtenir un cadre de négociation lorsqu’il sera temps d’aller voir Google, Apple ou Amazon.

A lire sur ElectronLibre.info

150 licenciements et un rachat en vue pour Myspace cette semaine

TechCrunch vient de confirmer la rumeur d’un nouveau dégraissage chez MySpace. Après une réduction de près de la moitié de ses effectifs au début de l’année, MySpace annoncerait demain une nouvelle coupe franche de 150 de ses 400 salariés actuels juste avant d’officialiser en fin de semaine un rachat tant espéré par News Corp.

La suite sur FrenchWeb.fr

Hadopi : iTunes et Amazon demandent leur label PUR

La Haute Autorité a publié cinq nouvelles demandes pour le label PUR (Promotion des Usages Responsables). Trois d'entre elles concernent des services qui ont participé au mois d'octobre 2010 au lancement de la Carte Musique Jeune. Il s'agit de Disquaire Online, d'Amazon MP3 et de l'iTunes Store.

Lire l'article sur Numerama

Près de $400 millions investis dans des startups musicales

De puis le début de l'année, pas moins de 398.500 millions de dollars ont déjà été investis dans l'écosystème des startups musicales. Je me permets de reproduire ici le tableau produit par Digital Music News :

Funding 2011 - Copyright Digital Music News

Lire la brève sur Digital Music News (en anglais)

Quand l'Hadopi tourne en Slovénie

Les professionnels des industries techniques ne décolèrent pas. La campagne concoctée par la haute autorité pour la diffusion des œuvre et la protection des droits sur internet (HADOPI) et réalisée par l'Agence H, n'a pas été tournée en France. C'est en Slovénie que s'est déroulé le tournage des trois spots destinés à la télévision.

A lire sur le blog de Paule Gonzales (Figaro.fr)

lundi 20 juin 2011

Faut-il souhaiter l'arrivée de Panda ?

Non, ce n'est pas du deuxième opus de Kung Fu Panda dont je veux vous parler aujourd'hui, mais de la mise à jour de l'algorithme du moteur de Google.

Cette mise à jour a déjà fait couler beaucoup d'encre outre-Atlantique et Manche (en fait la mise à jour s'applique à tous les sites en langue anglaise depuis le 14 avril dernier), tant elle remet en cause la stratégie d'éditeurs du Web et leur modèle économique.

Pour faire court, Google a lourdement pénalisé les fermes de contenu, dont la plus célèbre est probablement Demand Media, afin de lutter contre la pollution de son index.

Un exemple francophone de pollution de l'index

Il y a quelques jours de cela, googlant à la recherche d'agrégateurs de ventes privées, j'ai pu constater l'état de préoccupant de la base de Google, captures d'écran à l'appui.

Première étape : résultat de recherche dans Google

Step1.jpg

Arrivée sur une page d'Hellocoton...

Step2.jpg

...puis sur Deal Ticket...

Step3.jpg

...et sur un agrégat de Scoop.it...

Step4.jpg

...pour enfin atteindre à l'article original !

Step5.jpg

Il m'a ainsi fallu 4 clics - au lieu d'un seul - pour atteindre la page désirée. Pas moins de trois intermédiaires se sont glissés entre l'index et l'article original, drainant ainsi nombre de visiteurs et faisant artificiellement grimper leurs pages vues grâce au travail de FrenchWeb.fr pour cet exemple et la complicité de Google, trompé par leurs méthodes.

Et c'est exactement le but des fermes de contenus et de liens : bénéficier du meilleur positionnement possible dans les résultats de recherche sans pour autant produire une ligne de contenu (ou alors de très mauvaise facture). On parle donc d'agrégation de sites, qu'elle se fasse de manière automatique ou non (la page Scoop.it est le fruit d'une veille, mais on peut se demander si la startup ne surfe pas elle aussi sur cette mode).

Au lieu de faire remonter l'article original, Google fait donc le jeu des spammeurs de son propre index. J'attends de voir ce que donnera ce même résultat de recherche après Panda. ;-)

dimanche 19 juin 2011

Groupon-Mania : quand Internet bégaye

google-offers-640.jpg

En matière de modèles originaux de vente sur Internet, le Web a connu plusieurs modes, parfois durables, souvent éphémères, depuis qu'Amazon a jeté les bases du e-commerce.

De la vente aux enchères aux « bons plans »

Il y eu tout d'abord l'engouement pour la vente aux enchères à la fin des années 90 : sur le sol français, on ne comptait plus les projets (Eurobid, iBazar, Aucland, Ontatoo, Evatek bien sûr ;-) ) dont il ne reste aujourd'hui pratiquement rien, hors eBay.

Juste derrière ce phénomène, la très fulgurante bulle de l'achat groupé emportée par Clust.com, qui n'est bien sûr pas sans rappeler le modèle Groupon.

Suivirent les shop-bots (dont Le Négociateur créé par mes camarades et amis de l'IIM) ou comparateurs de prix qui se comptaient alors eux aussi par dizaine. Modèle plus pertinent et essentiel face à la profusion d'offres et de produits, le modèle perdure à travers de nombreux représentants.

Plus tard, et pour une fois venue de France, la mode de la « vente privée » a littéralement explosé et les clones du modèle original vente-privee.com ont fait leur apparition en masse, là encore avec plus ou moins de bonheur (voir par exemple ces billets sur 24heures.fr ou encore Wantuno).

Tous ces modèles originaux ont connu la même évolution : d'abord l'émergence d'un précurseur, souvent Nord-américain, suivie d'une éruption de concurrents (plus problématique au début des années 2000 où un site devait sortir de ses frontières pour réussir et atteindre une certaine masse critique) directs ou sectoriels (niches). Ensuite l'écrémage et la contraction du marché autour d'une poignée d'acteurs, voire d'un seul, et parfois la disparition quasi-totale du concept (comme l'achat groupé ou le troc) suite à l'écroulement de la demande (la demande est souvent artificielle : stimulée par un « effet de mode », le bouche-à-oreille, des tarifs excessivement bradés, un marketing agressif, etc.).

La folie du modèle Groupon

Vous me voyez certainement venir avec cette longue introduction : j'ai le sentiment que nous sommes de nouveau au pic du développement de la vente de coupons de réduction selon Groupon. Et « pic » est un euphémisme quand on regarde de plus près ce marché.

Le lancement de LivingSocial en France (ou plus exactement à Paris) il y a quelques jours n'est que le dernier épisode d'une longue mais jeune saga (Groupon n'a que deux ans d'existence).

On ne compte donc plus le nombre de copycat du modèle original et ceux qui en vivent comme les agrégateurs. Nous y retrouvons d'ailleurs 3 Big Four : Google, Facebook et Amazon.

Mais amusons-nous à en dresser une liste - que j'espère exhaustive - pour le seul marché français. :-)

A cela il faut ajouter les agrégateurs de deals.

Comment expliquer cet engouement ?

Plusieurs facteurs ont fait du « modèle » Groupon un candidat idéal à la copie :

  1. L'absence de barrières technologiques à l'entrée : la mise en place d'un tel service est extrêmement simple d'un point de vue technique.
  2. Un abondant vivier de petits commerces, qui plus est trop souvent délaissés par les acteurs du e-commerce.
  3. L'extraordinaire croissance de Groupon qui fait des envieux (pour ne pas dire aveugle) ; sa « valorisation » aussi (20 milliards de dollars).
  4. Les limites conceptuelles du modèle (1 ou 2 deals par jour et par ville) qui offrent des espaces à la concurrence.

En ce qui me concerne, je doute de la viabilité du modèle. D'une part, on ne fidélise pas un client en bradant ses services à 50% ou plus. Les amateurs de deals auront plutôt tendance à courir la bonne affaire plutôt que de revenir chez un commerçant.

Et les commerçants eux-mêmes finiront par s'en lasser. Outre la grogne de ces derniers vis-à-vis des conditions imposées par le leader du marché ou de résultats parfois décevants, il suffit de voir leur attitude face à un modèle similaire (et quelque part précurseur de la folie Groupon) déjà bien implanté : Smartbox.

Les « clients Smartbox » sont généralement considérés comme des clients de seconde zone. Les prestations sont souvent vite expédiées afin de limiter les pertes de chiffre d'affaires. Et il en va de même pour Groupon et ses clones...

Moralité ? Il n'y a pas de « miracle Internet » : tout se paye, aussi bien un service que l'acquisition de clients.

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