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dimanche 29 janvier 2012

Hadopi et iTunes, copie privée et le CNM

Hadopi, source de la croissance d'iTunes ?

Grâce à la Hadopi, les ventes de musique en ligne explosent en France : c'est le message de la IFPI. Parmi des résultats européens globalement meilleurs que les années précédentes, la France sort en effet du lot : d'après une étude réalisée par des universitaires Américains, se basant sur les ventes d'albums et de morceaux sur iTunes des quatre majors, les ventes ont augmenté partout, mais nettement plus en France : entre 22,5 et 25% de mieux que dans les pays voisins.

A lire sur LeMonde.fr

Spotify annonce avoir dépassé les 3 millions d'abonnés premium

La guerre des chiffres continue dans le streaming avec cette annonce faite par Spotify : elle compterait plus de 3 millions d'inscrits premium, c'est-à-dire s’acquittant d'un abonnement de 4,99 ou 9,99 € par mois. Selon le service, près de 20% des utilisateurs « actifs » (sans vraiment préciser cette notion) auraient souscrit à une des deux formules, sans pour autant révéler le nombre d'utilisateurs actifs (payants + gratuits) ou total (actifs + inactifs). Ils étaient 10 millions en mars 2011 dont 6,67 millions d'actifs. Le taux de conversion serait donc passé de 15 à 20% en moins d'une année et, fait révélateur, la moitié des nouveaux abonnés aurait moins de 30 ans.

A lire sur le blog Financial Times Tech Hub

Le ESML veut un partage de la valeur à 50 % des revenus digitaux

Le ESML, syndicat des éditeurs de services de musique en ligne, réunissait la presse le 23 janvier pour aborder avec elle les enjeux importants à la veille du Midem et après une année d'existence. Les six membres ont insisté sur un nécessaire partage de la valeur, qu'il estiment devoir être de 50 % des revenus digitaux pour pouvoir investir dans l'innovation.

Lire l'article sur Musique Info

Don Quichotte et les MP3

En fermant le site Megaupload, Washington a lancé une action pour une soi-disant protection de la création artistique contre ces « pirates » qui téléchargent en masse via le Net. Mais qui protège-t-on au final ? Une chaîne de valeur moribonde qui refuse de regarder la réalité en face.

Lire la chronique de Paul-Emile Cadilhac sur le JDNet

Apple devrait 4,74 millions d'euros au titre de la copie privée

En tablant sur le nombre de 500 000 iPad vendus l'an dernier en France, Copie France estime qu'Apple aurait dû verser 4,74 millions d'euros au titre de la copie privée. Le syndicat précise qu'il n'a reçu aucun montant de la firme. De même, rien ne précise si cette somme a effectivement été provisionnée sur les comptes d'Apple.

A lire sur Clubic.com

Les FAI devront contribuer au Conseil national de la Musique

A l'occasion du Midem de Cannes, le ministre de la Culture officialisera la signature d'un accord-cadre entre les différents acteurs de la filière musicale. Le document pose les jalons de la mise en place du Conseil national de la Musique et propose de faire contribuer les FAI sans pour autant accroître la pression fiscale sur eux.

La suite sur Clubic.com

mardi 24 janvier 2012

Allomusic lance une nouvelle formule pour le site Jiwa

Allomusic a lancé aujourd'hui une nouvelle version de Jiwa.fm. Il n'est plus possible d'écouter la musique au titre mais uniquement à travers des webradios et smartradios.

banner-logo-jiwa.jpg

Jiwa a traversé de nombreuses épreuves depuis 2010 : d'abord un dépôt de bilan en août suite à son incapacité à rentabiliser ses services et lancer son application mobile payante, suivi d'un rachat par Digiteka en novembre 2010 qui finira par abandonner le projet et le cédera très rapidement à Allomusic en juillet/août 2011, société déjà éditrice d'un site de streaming à la demande.

Six mois après ce rachat, les équipes d'Allomusic viennent de pousser la v3 de Jiwa (qui se sera fait longtemps attendre car annoncée pour le printemps 2011), version qui se rapproche d'ailleurs graphiquement et fonctionnellement du site Allomusic.com. Le logotype de Jiwa est ainsi griffé d'un Jiwa by Allomusic. On ne pourra pas leur reprocher cette cohérence graphique et la simplification d'une interface v2 que j'ai toujours trouvé trop « lourde » et un peu brouillonne.

Deux « produits » sont dorénavant disponibles :

  • Les webradios thématiques.
  • La smartradio paramétrable (selon le genre musical, l'artiste, l'année, la voix féminine/masculine, etc.).

Le tout streamé au format MP3 en 256 ou 320 Kbps.

Jiwa-radios-disponibles.png

Les playlists des anciens utilisateurs ne pourront être lues qu'à la condition de contenir plus de 3 heures d'écoute (chacune). On ne peut plus non plus en créer de nouvelles (ndla : elles seront bientôt de nouveau disponibles d'après Jiwa).

L'écoute d'un titre précis (via la recherche par mot-clé) est limitée à 30 secondes. Par contre il est possible d'écouter la smartradio d'un artiste ou d'un groupe (mais vous n'aurez pas accès aux seuls morceaux de l'artiste choisi). Il est enfin possible de cliquer sur le bouton de recommandation pour chaque titre ou écoute (symbolisé par un cœur) ce qui aura une incidence sur vos prochaines écoutes.

Jiwa-choix-smartradio.png

A noter qu'il n'est pas nécessaire d'être membre pour avoir accès à l'ensemble des fonctionnalités d'écoute de Jiwa, ce qui rend inutile l'inscription sur le site (puisque les playlists ont disparu ou sont quasi-inutilisables) à l'heure actuelle (les futures radios personnalisées et les playlists nécessiteront un compte, ndla).

Le modèle économique de nouveau Jiwa est relativement simple : à chaque 1er chargement d'une radio, smartradio ou changement de paramètre de cette dernière, une publicité vidéo de 25 secondes environ est jouée avec obligation de la visionner de bout en bout.

Nous sommes donc proches du modèle « inventé » par Beezik pour le téléchargement de musique, à savoir le spot vidéo garanti. Mais contrairement à celui-ci, la vidéo ne se joue pas en plein-écran et aucun mécanisme empêche l'internaute de changer d'onglet ou d'application.

Publicité vidéo sur Jiwa

La vidéo et les annonceurs sont apportés par la société StickyAdsTV, solution là encore très proche de celle de BeeAd.

On note aussi la présence de bandeaux publicitaires classiques poussés par différents programmes comme celui de DoubleClick, par exemple.

Un timide bandeau Allomusic est présent sur toutes les pages, créant un pont entre les deux services qui ne communiquaient pas vraiment entre eux jusqu'à présent.

Il est cependant dommage de ne pas exploiter plus en profondeur la synergie entre Jiwa (smartradio gratuite) et Allomusic (streaming à la demande, lire mon billet à ce sujet). Par exemple dans le listing des titres disponibles ou via les playlists en pensant Premium. ;-)

jiwa-encart-allomusic.png

Une pop-up intempestive s'ouvrira aussi à la fin de la diffusion de la vidéo, vous proposant systématiquement de laisser un commentaire sur le mur de votre compte Facebook (sans rapport avec le titre ou la radio écouté).

Il sera intéressant de suivre l'évolution des statistiques de fréquentation des mois de janvier et février afin de voir l'impact positif ou négatif de cette nouvelle version sur l'audience de Jiwa qui a encore de nombreux fans sur la Toile, preuve de l'excellent travail fourni par l'équipe fondatrice du service.

lundi 23 janvier 2012

Facebook, MegaUpload, Shazam et Hadopi

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Hadopi aurait rapporté 13 millions d'euros à la France de la musique

Une étude conduite par des universitaires qui sera publiée à la fin du mois entend démontrer que l'effet Hadopi sur les ventes de musique existe bel et bien depuis plus de dix-huit mois.

A lire sur Electronlibre.info

Gilles Babinet : « La fermeture de Megaupload est anormale »

La fermeture du premier site de téléchargements signe-t-elle l’arrêt de mort du laisser-faire sur les offres illégales ? Gilles Babinet, président du Conseil National du Numérique (CNNum) réagit à cette décision.

Interview à lire sur Challenges.fr

Le marché de la musique en ligne est à peine à l'équilibre

Les offres sont globalement déficitaires (141 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 4,8 millions d'euros de pertes), selon une étude qui sera présentée par l'Hadopi la semaine prochaine. Les producteurs sortent la tête de l'eau.

La suite sur La Tribune

Infographie : Le monde de la musique en ligne

Grovo Labs présente une infographie qui recense quelques indicateurs précieux pour comparer les principaux services de vente ou de streaming de musique d’ITunes et Amazon, de Spotify à Deezer.

A découvrir sur Frenchweb.fr

MySpace : Rupert Murdoch admet avoir « merdé »

« Nous avons merdé de toutes les façons possibles » a déclaré sur Twitter Rupert Murdoch, ex-propriétaire de MySpace et patron de News Corp. Le service acheté 580 millions de dollars a été revendu 35 millions en 2011.

La suite sur ZDNet via zdar.net

Facebook lance une nouvelle fonction d'écoute musicale

Le leader des réseaux sociaux, de plus en plus enclin à intégrer de nouvelles fonctionnalités labellisées Open Graph, vient d'annoncer la mise à disposition d'une nouvelle fonction d'écoute. Dorénavant, vous pourrez écouter un morceau Spotify lu (et donc partagé si les deux comptes sont liés) par un de vos amis en même temps que lui.

A lire en anglais sur VentureBeat via zdar.net

Shazam lance un nouveau player audio

Shazam est une des applications phare de l'iPhone depuis son lancement en 2008. La société franchit une nouvelle étape en lançant une nouvelle application, Shazam Player, offrant entre autres choses la synchronisation des paroles avec vos morceaux. Avec comme objectif de supplanter le lecteur natif de l'iOS.

La suite sur The Nex tWeb (en anglais) via zdar.net

samedi 17 décembre 2011

Les adresses IP ne sont pas fiables

L’Elysée dément qu’un de ses collaborateurs ait pu se livrer à de telles pratiques, expliquant que les adresses IP ne sont pas fiables car elles peuvent être piratées.

Cité par Reflets in HADOPI : la gadgetophrase de l’Elysée qui fait tâche

jeudi 15 décembre 2011

Rara.com, le nouveau service de streaming à la demande d'Omnifone

Le fournisseur de solutions musicales « clé en main » et en marque blanche, Omnifone franchit aujourd'hui une nouvelle étape en lançant une offre en direct de streaming à la demande.

Logo rara.com - courtesy Rara Media Group Ltd. & Musically.comOmnifone n'est pas une marque connue du grand public car cette société anglaise opère dans le monde du B2B, c'est-à-dire des services aux entreprises. Omnifone est ainsi derrière l'offre de streaming d'un certain nombre d'acteurs de l'informatique ou de l'électronique : HP, Sony, RIM (avec l'application BlackBerry Music), etc. à travers son offre white label MusicStation, véritable boite à outils de la musique numérique.

La société Omnifone vient de franchir une nouvelle étape en propulsant dans 16 pays, dont les États-Unis et la France, un nouveau service de streaming à la demande. Ce service s'appelle rara et ce lancement présente quelques caractéristiques qui méritent que l'on s'y intéresse.

De la marque blanche à la marque en propre

On imagine sans peine le savoir-faire technique et la connaissance du marché de la musique numérique accumulés par les équipes d'Omnifone à travers les différents partenariats et déploiements de solutions Web, applicatifs et mobiles pour le compte de ses clients.

Là où je pense personnellement que le marché B2B est bien plus intéressant que le B2C déjà (laborieusement) occupé par les Spotify ou Deezer, Omnifone procède en sens inverse : d'abord la marque blanche puis le lancement d'une marque en propre, rara.com.

Le discours de Rob Lewis est relativement simple : l'objectif est de séduire les 80% d'internautes ou possesseurs de smartphones qui n'ont pas encore cédé aux sirènes du streaming à la carte (et qui estiment que leur opérateur ne se goinfre pas déjà suffisamment tous les mois). Et pour ce faire, rara mise sur une large couverture géographique dès le lancement et sur une application Web et mobile (Android seulement pour l'instant, mais iOS a été annoncé) qui se veut plus graphique, ludique et simple d'utilisation.

HP devrait précharger (quoi donc d'ailleurs, une application ?) rara sur ses ordinateurs, faisant doublon avec l'offre conjointe déjà lancée sous l'étiquette MusicStation.

Une offre qui n'apporte rien de nouveau

Sans surprise, la grille tarifaire de rara.com n'est qu'un copier-coller de ce que propose la concurrence, grille dont on peut dire qu'elle est dictée par les quatre trois majors du disque. Pas d'innovation possible de ce côté-ci : 4,99 € pour la version Web et 9,99 € pour l'abonnement mobile.

Le lancement rapide semble avoir été facilité d'une part, par l'expérience d'Omnifone mais aussi par son modèle économique : en effet, exit le freemium cher à Spotify et Deezer : pour tester le produit, il faudra passer obligatoirement par la case abonnement. Mais rassurez-vous, les trois premiers mois seront facturés 0,99 € (1,99 €pour l'offre mobile). Cela suffira-t-il à ne pas laisser à la porte du site (mal traduit en français) les plus curieux ?

Rara affiche au compteur « plus de 10 millions de titres » et déjà une embrouille avec le distributeur Merlin, absent de cette sélection qui n'a pas manqué de critiquer le lancement de l'offre malgré l'absence de ses artistes.

Autant dire que l'interface graphique tant vantée par le chairman de Rara Media Group Ltd. aura intérêt à être à la hauteur (avec une bonne dose de Facebook pour ne pas contrevenir à la bulle mode actuelle).

Lancement global pour concurrence locale

Rara aura donc à affronter sur le terrain local des services de streaming à la carte plusieurs adversaires : Spotify tout d'abord, qui a certainement le plus d'arguments à opposer à la spin-off d'Omnifone, Deezer et sa béquille Orange qui fait de lui un acteur majeur sur le marché français, puis Qobuz sur le créneau de la « super-vraie-qualité-CD-tu-m'en-diras-des-nouvelles », l'offre d'Allomusic dont le système de zeeks est en train de se retourner contre elle et enfin le discret musicMe.

J'ouvre ici une petite parenthèse au sujet d'Allomusic : c'est le seul site dont le streaming « gratuit » n'est pas (encore) bridé, contrairement à ses deux grands concurrents. Encore un paradoxe de l'industrie du disque. Parenthèse close. :-)

L'abandon du freemium a sans doute permis d'une part un lancement rapide à l'international, raccourcissant les négociations avec les ayants droit dont certains répugnent à regarder ce modèle pourtant proche de celui de la radio, et d'autre part de prendre un risque financier moindre. Un de mes fidèles lecteurs saura sans doute de quoi je veux parler. ;-)

Il est enfin intéressant de noter qu'on ne se lance plus dans le téléchargement payant mais uniquement dans le streaming : personne ne veut répliquer le modèle de l'iTunes Store, pas même Google comme le faisait très justement remarquer aujourd'hui un intervenant de l'émission On refait la musique sur Radio Neo (bien qu'ils y viennent enfin avec Android Market).

Le téléchargement est mort, le freemium aussi, vive l'abonnement, vive le streaming !

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