Les mainstream médias relaient l'annonce qui a été faite par la nouvelle équipe de la Maison Blanche : le nouveau président Obama veut fermer le camp de prisonniers de Guantánamo.

Guantanamo est devenu au fil des années le symbole de la guerre contre le terrorisme, non pas seulement par ses détracteurs, mais aussi par l'administration Bush qui l'a agité comme épouvantail : ceux qui n'étaient pas tués seraient envoyés dans ce genre de prison. Ce camp n'est d'ailleurs que la partie visible, médiatique d'un immense iceberg de non-droit créé de longue date par l'armée Américaine et les services secrets.

A la fin de l'ère Bush, il était déjà question de fermer Guantánamo après les scandales des camps d'Afghanistan et d'Irak où l'on "révélait" que la torture y était pratiquée (ou plutôt systématisée).

Combien de camps en activités pour un Guantánamo fermé ? J'aurais préféré entendre le nouveau président de la première puissance militaire affirmer sa volonté de respecter le droit international, la convention de Genève et la dignité humaine. Au lieu de cela, c'est Guantánamo qui est fermé.

Guantánamo sera fermé certes, mais les prisons où l'enlèvement, la privation des droits fondamentaux et la torture sont la règle restent ouvertes. Elles se feront plus discrète pour ne pas embarrasser un gouvernement moins décomplexé.