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jeudi 12 avril 2012

Vraie-fausse confirmation d'inscription chez LivingSocial

Tout est bon en matière de ventes façon daily deals pour « accrocher » l'internaute, quitte à lui envoyer de fausses confirmations d'inscription, comme vient de le faire LivingSocial.

J'ai reçu dans la nuit du 30 mars dernier un e-mail de Living Social, poussé sur l'adresse qui m'avait servi à m'inscrire sur ce site. Très intrigué par son contenu - une demande de validation de mon inscription - je clique dans le doute sur ce lien de confirmation.

Activez_des_maintenant_votre_inscription_sur_LivingSocial.png

L'intitulé de l'e-mail, « Activez dès maintenant votre inscription sur LivingSocial » ne laissait que peu de doute quant à la destination de ce message.

Quelques secondes plus tard, je devais recevoir une confirmation de mon inscription mais... au programme Évasions (voyages) de LivingSocial ! :-)

Bienvenue_sur_LivingSocial_Evasions.png

En consultant l'historique de mes messages chez LivingSocial, je découvre que mon inscription auprès de ce concurrent de Groupon remontait à avril 2011.

Il fallait bien regarder le logotype de ce faux e-mail de confirmation et faire attention à sa signature escapes, envoi qui était en réalité une campagne de recrutement pour le programme Évasions de la marque. Mais à aucun moment cette subtilité n'est expliquée dans l'e-mail de « confirmation ».

Tout semble bon pour recruter du membre, quitte à tromper grossièrement les internautes. :-(

Contactée par mes soins, l'équipe de LivingSocial ne m'a pas encore fourni d'explications sur cette bien curieuse façon de procéder...

mardi 13 mars 2012

Quand OVH filtre ses e-mails sans avertissement

Contrairement au descriptif de ses offres, OVH filtre systématiquement et silencieusement les e-mails en mutualisé.

Logotype OVH - Copyright OVH - Webactus.netCes derniers mois j'ai constaté de nombreuses « disparations » d'e-mails. Elles concernaient généralement des messages que je souhaitais descendre de la quarantaine de mon filtre anti-spam Protecmail ou bien mes participations sur l'une des nombreuses mailing-lists de l'hébergeur.

C'est finalement mes soucis de spam avec Ebuzzing/Wikio qui m'auront fait me pencher sérieusement sur ce problème, avec l'aide de Protecmail et du support OVH.

Finalement, ce dernier ainsi qu'Octave sur Twitter m'ont confirmé que MX0 - censé ne pas être filtré - était bien concerné par un filtrage que je suppose anti-spam mais qui se fait de manière totalement silencieuse : ni l'expéditeur ni le destinataire ne sont informés que le message a été bloqué.

Quand on connaît la qualité du filtrage anti-spam et virus d'OVH ou bien que l'on admet qu'aucune solution anti-spam n'est infaillible et qu'il est donc indispensable de pouvoir débloquer un e-mail, ces dispositions font froid dans le dos.

Le simple fait de mentionner dans un e-mail sur @bar les noms de domaine conso-one.com et meec7.com ont valu à mon message une désintégration en règle...

Discussion Twitter

La réponse d'Octave à mon besoin de bénéficier d'un MX non filtré (quand bien même c'est ce que j'ai payé et suis censé disposer contractuellement...) sera de prendre un serveur dédié. Classique. :-)

Un SD ? Beaucoup trop cher par rapport à mon offre e-mail (gratuité à vie pour 100 comptes POP/IMAP souscrite il y a... 9 ans) ou même d'hébergement de ce blog (23,88 € HT/an), le VPS est en pleine refonte et l'offre à 5 € a été « hachée », le vKS est une offre en bêta (dont on connaît la signification chez OVH) qui ne dispose pas encore de distribution prête à l'emploi made by OVH.

Et c'est sans parler des services inclus dans la formule d'hébergement mutualisé : redondance du matériel, intervention rapide du support, sauvegardes multiples, etc. que l'on ne retrouvera pas de base sur ces offres dédiées.

Vous êtes donc prévenus : les e-mails mutualisés sont tous filtrés malgré vos réglages dans le Manager, quand bien même vous auriez confié ce filtrage à une société dont c'est le métier...

MAJ au 15 mars : Suite à des échanges sur Twitter avec Octave et avec le support d'OVH, le problème a été localisé. Le filtrage des e-mails s'applique au courrier sortant et non pas entrant (avec MX0). Cependant, lorsqu'une adresse e-mail est un « alias » d'un compte, comme c'est le cas avec moi (j'en utilise beaucoup), l'e-mail est considéré comme envoyé au nom de l'expéditeur d'origine vers le compte destinataire. Et cet envoi est bloqué (e-mail détruit silencieusement) lorsqu'il y a suspicion de spam (notamment en se référant à SURBL).

Voici un exemple. Un e-mail est envoyé à alias@mondomaine.com. Cette adresse pointe en fait vers mon-adresse@mondomaine.com (même nom de domaine). L'alias a été créé dans le Manager OVH en spécifiant une redirection interne (un alias) et non pas externe (une redirection). OVH ne semble pas faire techniquement de distinction entre les deux (interne/externe) et procéderait donc à une redirection (un forward). Si un e-mail supposé d'origine douteuse est envoyé à alias@mondomaine.com, il sera effacé par OVH sans avertissement au moment du transfert vers mon-adresse@mondomaine.com. Le filtrage sortant se transforme alors en pratique en filtrage entrant...

En d'autres termes, le fait d'utiliser des alias m'expose à la perte de messages du fait de ce filtrage out par crainte d'envoi/relais de spam lors d'un forward, cas particulier qui n'existerait pas si OVH utilisait bien les alias d'adresses e-mail plutôt que de faire une redirection (plus de trafic sortant).

samedi 3 mars 2012

Quand Wikio s'emmêle les pinceaux

En novembre dernier Wikio, qui proposait jusque-là une sélection des meilleurs blogs et des outils de consultation et de diffusion d'actualités essentiellement orientés blogueurs, a fermé ses portes poussé par la nouvelle stratégie du groupe Ebuzzing, et à ré-ouvert sous le nom de Wikio Shopping.

wikio.jpgWikio est donc devenu Ebuzzing, se consacrant par la même occasion au marché du B2B. L'URL Wikio.fr n'a pour autant pas été abandonnée, puisqu'elle affiche maintenant un portail B2C dédié au shopping.

Au programme : comparateur de prix, codes promotionnels et avis de consommateurs... (à noter que ce service existait déjà avant la fermeture de Wikio, ndla)

Hélas, l'exploitation commerciale de Wikio.fr ne s'est pas arrêtée à cette initiative.

Utilisateur occasionnel (et très satisfait) des services de Wikio pour les besoins de mes blogs, j'étais comme de nombreux internautes inscrit sur cette plateforme jusqu'à sa fermeture, fin novembre 2011.

« Bienvenue dans le programme »

Trois mois quasiment jour pour jour après cette fermeture, je reçois un e-mail commercial poussé sur l'adresse dédiée au service Wikio par une certaine « Sandrine » pour le compte d'un service que je ne connaissais pas, Conso One. On remarquera que la charte graphique de ce site est proche de celle de Wikio.

Vous recevez ce message car vous êtes inscrit sur Wikioshopping.

Cet e-mail m'annonce qu'étant inscrit sur Wikioshopping (qui n'existait pas avant la fermeture de Wikio), je vais bénéficier « d'économies sur tout, recevoir des échantillons et obtenir des cadeaux » grâce à des programmes marketing comme Conso One, Gagner cadeaux et Idées Promo (cités dans l'e-mail de bienvenue).

L'inscription (c'est-à-dire l'utilisation de mes données personnelles) est en opt-out : je n'ai pas choisi de m'y inscrire, mais je peux « quitter » le programme dont on a du mal à comprendre qui en bénéficie en fin de chaîne. Uniquement Conso One ou bien les deux autres programmes cités ? Et qui sont ces sociétés ?

Remonter un problème (ou la boucle de dénégation)

Lorsque l'on remonte un problème lié à un spam présumé d'un annonceur, il est généralement commun de passer par différentes étapes dont les réponses pourraient être schématisées comme suit :

  1. Vous pouvez vous désabonner à tout moment dans le lien présent dans l'e-mail : se désabonner d'un envoi non-sollicité ? :-x
  2. Votre adresse est bien en opt-in partenaires, lisez nos CGU.
  3. On est désolé, il s'est produit une « erreur » humaine/technique (rayez la mention inutile).

Avec la variante : merci de nous envoyer la source du spam pour étude par nos équipes techniques qui généralement équivaut à un envoi direct vers /dev/null.

Combien de fois m'a-t-on fait le coup ? Je ne les compte plus... :-(

Ebuzzing/Wikio n'a malheureusement pas manqué à la règle, comme le montrent ces échanges sur Twitter (mais ils ont toujours répondu à mes tweets).

tweets-wikio-ebuzzing_01.jpg

Première étape donc, ne pas s'intéresser à la plainte et se rabattre sur le fameux lien de désinscription.

tweets-wikio-ebuzzing_02.jpg

Face à l'insistance de l'emmerdeur de l'internaute, lui annoncer que ses données personnelles, lors de son inscription, étaient automatiquement en opt-in partenaires.

tweets-wikio-ebuzzing_03.jpg

Problème, les fameuses CGU (qui semblent dater de 2006) toujours présentes sur Wikio Shopping (Wikio.fr) ne mentionnent absolument pas ce fait, qui au passage n'est pas tout à fait conforme à la législation française, cet accord ne pouvant être tacite (i.e. caché dans un document de plusieurs pages et non présenté sous la forme d'une case à cocher) et doit être révocable à tout moment, ce qui ne semble plus possible puisque les comptes personnels Wikio.fr sont inaccessibles depuis la fin du mois de novembre 2011.

tweets-wikio-ebuzzing_04.jpg

Donc la base a bien été transférée sous prétexte de ce fameux accord donné par l'internaute lors de son inscription (processus qu'il m'est impossible de vérifier puisque le service n'existe plus).

L'activité n'est plus du tout la même, mais Ebuzzing a estimé qu'elle pouvait exploiter ces données à d'autres fins que celles initialement prévues, sans en informer ses ex-membres. Dont acte.

tweets-wikio-ebuzzing_05.jpg

A force d'insister, j'obtiens tout de même le fin mot de l'histoire (de Wikio d'ailleurs, et non plus de Ebuzzing). Il s'agissait donc d'un bête cafouillage technique (l'équivalent du coup de la panne dans le monde du e-maketing). :-)

Mais aucune mesure de prise ?

Le problème a été remonté aux équipes de Ebuzzing depuis le 22 février, Wikio a finalement trouvé l'origine du problème et l'a très aimablement partagée avec moi le 28 février dernier, mais il faudrait maintenant que les envois cessent.

Pas seulement à ma seule attention, mais aussi pour tous ceux qui, comme moi, étaient inscrits sur Wikio.fr afin d'y promouvoir leurs blogs et reçoivent du spam en lègue.

A ce jour, j'ai reçu plusieurs courriers indésirables :

  • de Conso One (2 e-mails, dont deux fois celui de bienvenue),
  • de PhotoBox (meec7.com),
  • un message de « Lidy Coquine » sous forme de faux e-mail Facebook via le domaine meec7.com qui renvoie vers l'étrange et minimaliste site www.mes-economies.net,
  • et un dernier pour un service de voyance (reçu le 2 mars) toujours poussé par Conso One.

On remarquera encore une fois l'étrange similitude des mentions légales des sites Conso One (visibles ici) et Mes-economies.net (disponibles ici). Aucune adresse postale, numéro d'inscription au RCS, adresse de l'hébergeur n'y sont présents, seul le numéro de dossier CNIL est mentionné.

A noter que l'on parlait déjà de Conso One en 2010 sur ce blog.

A qui mes données personnelles ont-elles été cédées ? La question reste entière.

MAJ au 4 mars : Les envois continuent donc avec deux autres annonceurs : Le Figaro.fr Madame par « Meec7 » et Zalando par « Conso One ».

Je suis maintenant pratiquement certain que ces deux programmes marketing sont animés par la société dirigée par Nathalie Quinette, Predictys S.A.S. dont le siège se trouverait à Grenoble.

Ce serait donc à cette entreprise qui « monétise les bases de données » [et diffuse] votre offre à un public ultra ciblé » selon l'argumentaire de leur site, qu'auraient été cédées mes données personnelles.

Enfin, le numéro de déclaration CNIL de Conso One est identique à celui indiqué sur le site Predictys.fr (1338761).

mardi 17 janvier 2012

Smartdate, ce n'est pas tout à fait fini

Smartdate a fermé son site il y a quelques jours, mettant fin à deux ans de développement et plusieurs semaines de polémique après la démission de membres du conseil d'administration et le départ des salariés.

L'histoire n'est pour autant pas totalement finie, puisque Smartdate faite encore parler de lui de la même manière qu'il m'avait amené à m'intéresser de plus près à cette société : c'est-à-dire en envoyant du courrier indésirable à ses dorénavant anciens abonnés (le site étant je le rappelle fermé, les comptes Twitter et Facebook supprimés : plus de possibilité de changer ses préférences utilisateurs, de lire les C.G.U., d'entrer en contact avec les responsables, etc.).

Mais revenons plus d'un an en arrière.

Inscription et départ de Smartdate

Inscrit sur Smartdate à la fin de l'année 2010, avec d'autres sites de rencontre afin de les évaluer et de souscrire à un abonnement sur le site qui aura répondu à mes attentes, je quitte le service début 2011 après avoir demandé et obtenu la suppression de mon compte personnel.

Celui-ci ne sera d'ailleurs jamais totalement détruit, puisque d'une part je recevrais plus tard des sollicitations commerciales de la part de Smartdate mais je constaterais aussi qu'en tentant de me ré-identifier sur le site, le message suivant s’affiche à l'écran :

Message compte Smartdate désactivé

Le compte est donc mis « en sommeil » et toujours présent dans la base de données en ligne puisqu'il reconnait mon identifiant (notez que la législation française impose la conservation des données utilisateurs afin de les présenter à toute commission rogatoire, mais qu'il n'est nullement obligatoire de les laisser en ligne).

Définition du spam et législation française

Avant d'aller plus loin, il faut tout d'abord définir ce qu'est un spam selon la loi française. En matière de législation du spam, il faut se référer à trois textes :

  • la fameuse loi n° 78 -17 du 6 janvier 1978 « informatique, fichiers et libertés » qui est applicable pour la collecte frauduleuse d’adresses électroniques ;
  • la directive européenne n°2002/58 du 12 juillet 2002 relative à la vie privée et aux communications électroniques ;
  • et la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), transposition de la directive européenne « vie privée et communications électroniques ».

Que disent ces textes ? Qu'une adresse e-mail est considérée comme une donnée personnelle et donc protégée, que la collecte des adresses doit être faite dans le respect des règles d'usage et déclarées à la CNIL, que la durée de conservation des données doit être limitée dans le temps (et déterminée) et enfin que « le consentement préalable des internautes est obligatoire avant de pouvoir leurs envoyer des courriers électroniques promotionnels » (source caspam.org).

C'est le fameux opt-in plus spécifiquement appelé opt-in partenaires dans le jargon du e-marketing.

De plus, « il est interdit d’émettre [du courrier] électronique, sans indiquer de coordonnées valables auxquelles le destinataire puisse transmettre une demande tendant à obtenir que ces communications cessent sans frais autre que ceux liés à la transmission de celle-ci. »

Le législateur a décidé que toute société ou individu qui ne respecterait pas l'une de ces règles s'exposerait à des peines de 5 ans d'emprisonnement et 300.000 € d'amende, ce qui est relativement dissuasif, sur le papier tout au moins.

Première série de courriers indésirables

Ayant totalement oublié Smartdate, je suis plutôt surpris de recevoir un e-mail le 26 juin 2011 envoyé de la part d'un certain Luc Prevot, conseiller de Smart Shopping m'expliquant alors que :

Lors de votre inscription sur le site Smartdate, vous avez souhaité bénéficier des offres partenaires. C'est à ce titre que nous avons l'honneur de vous informer que vous êtes à présent intégré à notre programme gratuit de bons plans shopping Smart Shopping. Vous recevrez régulièrement notre sélection des meilleures offres shopping du net ou encore notre newsletter thématique des ventes privées en cours.

Près de 6 mois se sont donc écoulés depuis ma désinscription du site et pourtant mes données personnelles sont toujours conservées et utilisées par Smartdate. Je reçois 9 autres e-mails suite à mon « abonnement d'office » à ce programme de bons plans, bien loin du cœur d'activité du site sur lequel j'étais inscrit : ventes privées, achat ou réparation de voitures, jeux concours, etc.

Particularité de ces envois, que l'on retrouvera ultérieurement : ils sont tous poussés sur l'adresse Facebook manifestement captée par l'application Smartdate lorsque j'ai eu le malheur de lier mes comptes Smartdate et Facebook pendant quelques minutes. Et je n'avais pas encore le réflex d'utiliser l'adresse e-mail proxy proposée par Facebook.

Le 15 juillet 2011, on souscrit pour moi à un autre programme de bons plans. Il s'agit cette fois du programme Effimail. L'e-mail sera envoyé avec comme objet Smartdate par Effimail. Cette fois, c'est l'adresse e-mail strictement réservée au site Smartdate qui est utilisée, et non plus mon adresse Facebook (unique elle aussi). Une certaine Sylvie Deschamps m'écrit donc :

Vous êtes inscrit(e) sur la base de notre partenaire Smartdate. Nous aurons dorénavant le plaisir de vous transmettre par email des offres valorisantes en affinité avec vos attentes. En intégrant notre programme Effimail, vous recevrez gratuitement les meilleures offres spécialement sélectionnées pour vous.

Suivront ensuite 9 autres e-mails toujours poussés par Smart Shopping via le nom de domaine smartypromos.com pour « les ventes privées du jour ». Le premier push commercial d'Effimail arrivera le 30 juillet 2011 pour l'annonceur Le Monde du Bagage (et un second le 23 août).

Le 7 août, alors que j'ai déjà écrit un billet sur ces envois intempestifs, prévenu Smartdate à travers son formulaire de contact et que son P-Dg est lui aussi informé et me menace déjà de poursuites judiciaires pour diffamation, je suis de nouveau abonné à un programme marketing, celui de FunnyMel. Cette société exploitera là encore mon adresse Facebook.

J'ai cherché sans succès à contacter Effimail et sa société mère dans l'intervalle. Malheureusement l'adresse e-mail contact@effimail.com trouvée sur leur site minimaliste - qui ne présente aucune des mentions légales pourtant obligatoires - n'existe pas et mon message envoyé via un formulaire de contact à l'éditeur du site restera lettre morte.

Mes recherches concernant le programme Smart Shopping me feront remonter jusqu'au site ShoppingActu et au service PerformAds.fr, deux sites gérés par M. Sylvain Eche. Je laisserais un commentaire sur le forum de ShoppingActu auquel l'administrateur du site répondra avant de supprimer purement et simplement le thread. Une copie d'écran est tout de même disponible ici.

La page des références de PerformAds sera même un temps agrémentée du témoignage du P-Dg de Smartdate (ce dernier m'ayant dit ne pas avoir été informé de cette utilisation).

Capture d'écran des références de PerformAds

Après plusieurs échanges avec le P-Dg de Smartdate, j'obtiens finalement des informations sur ces ventes. Les voici :

  • Smartdate n'aurait jamais contracté qu'avec Shopping Actu.
  • Il s'agirait d'un petit test ne concernant qu'une partie de la base de données.
  • Le test n'aurait duré que 10 jours.
  • Le chiffre d'affaires généré par ce test avoisinerait les 1000 €.

Enfin, l'opt-in partenaires existerait bien sur le site Smartdate (sans que l'on me précise ).

J'ai donc procédé à une nouvelle inscription afin de détecter à quel moment il était proposé à l'utilisateur de recevoir des offres commerciales de partenaires (l'acte doit être volontaire, c'est-à-dire que le membre doit lui-même cocher la case ; elle ne peut être pré-cochée).

Mais je n'ai trouvé aucune trace de cet opt-in. La série de captures d'écran que j'ai effectuées peut en attester :

Et de toute manière, bien qu'on en tienne alors aucun compte chez Smartdate, je ne suis plus membre de ce site depuis des mois.

Finalement le 11 août, après quelques échanges, le P-Dg de Smartdate conviendra avec moi des pratiques douteuses de Smart Shopping (18 e-mails reçus entre le 26 juin et le 24 juillet pour « 10 jours » de tests sans parler d'Effimail ou FunnyMel) par cette phrase : « C dingue ce truc, ils appellent ça smart shopping en plus! ».

Je me « désabonne » alors de tous ces programmes marketing (Smart Shopping, Effimail et FunnyMel) à travers les liens ad hoc pensant avoir réglé le problème à la source.

Deuxième série d'envois

Plusieurs mois s'écoulent lorsque je reçois de nouveau un spam de FunnyMel le 15 novembre, mais cette fois à l'adresse Smartdate et non plus Facebook (j'espère que vous suivez !).

Je prends donc contact avec cette société afin de l'alerter de la situation et j'en profite pour prévenir le P-Dg de Smartdate, pensant que Smart Shopping avait dépassé une nouvelle fois le cadre de leurs anciens accords comme le sous-entendait Smartdate.

J'obtiendrais deux réponses.

La première de FunnyMel, par l'intermédiaire de M. Edouard Ducray, P-Dg de Dreamlead Interactive (l'éditeur du site) que je remercie de m'avoir répondu. Voici notamment ce qu'il m'écrira :

La liste de nos partenaires reprend uniquement les annonceurs au nom et pour le compte desquels nous relayons des offres commerciales par mail. C'est la raison pour laquelle nous avons pris la peine de vous envoyer cet email de bienvenue vous informant de notre partenariat avec la société Smartdate. Si vous avez contacté le fondateur de Smartdate, je ne doute pas que celui-ci vous aura effectivement confirmé le partenariat commercial qui lie nos deux sociétés.

La seconde du P-Dg de Smartedate, plus laconique et véritable petite « bombe » dans le Landerneau du Web français :

SD a été revendue.. Je n’y peux rien

A cette date, le site ne répond effectivement plus. Après quelques recherches sur le Net, je décide de publier un billet annonçant la fin de Smartdate.

Je cherche donc à trouver qui est responsable de cette nouvelle vente de mes données personnelles qui, encore une fois, se fait sans mon accord.

Mais les choses se compliquent lorsque j'apprends que la société n'a pas été vendue mais que ce sont des membres du conseil d'administration qui ont démissionné, selon leurs déclarations et la publication au Journal Officiel du 19/12/2011. De plus, le projet semble toujours porté (ou du moins supporté) par son ancien P-Dg selon Societe.com et son blog personnel.

Qui est donc responsable de ce nouvel envoi ?

Troisième série d'envois

Pensant une nouvelle fois ne plus entendre parler de Smartdate, ce service s'est rappelé à moi le 25 décembre dernier sous la forme d'un énième e-mail commercial poussé par... eDarling ! Ils s'agit alors d'une « offre exclusive réservée aux membres de Smartdate : 1 mois Premium offert sur eDarling.fr pour la souscription d'un abonnement de 6 mois ! »

L'envoi est fait sur l'adresse Facebook, comme cela avait été le cas pour le tout premier e-mailing commercial de Shopping Actu.

eDarling enverra deux autres e-mails qui seront suivis par un envoi de Fotochat (12/01/2012), un de Cupid.com (12/01/2012) puis de ParAffinite.com (17/01/2012), tous trois des sites de rencontres. La base Smartdate, qui à cette date a cessé de maintenir en ligne son site Internet, est donc de nouveau commercialement exploitée.

Des 4 sites de rencontre, seul Fotochat m'a répondu à ce jour (à travers M. Nicolas Grumbach que je remercie) m'indiquant qu'il a bien récupéré des données chez Smartdate, qui lui a répondu (en anglais) suite à ma plainte :

the email he sent you is not in the database... so he used another... and since we don't keep last names in the database its hard to find...

Je lui ai alors communiqué plus de détails et toutes les adresses en question, j'attends maintenant sa réponse.

Spam ou pas spam ?

Si nous faisons abstraction de la législation française et que nous nous contentons des conditions d'utilisation du site Smartdate, aucune trace n'est trouvée d'une hypothétique utilisation commerciale de nos données. C'est tout le contraire qui est était écrit :

Page privacy de Smartdate.com

Ainsi que :

Smartdate privacy e-mail

Sans parler de l'absence avérée de l'opt-in, seule la case Newsletter (qui était décochée pour le compte en question) s'approche de très loin du concept d'abonnement à des offres commerciales de partenaires (voir les captures plus haut).

L'étude des conditions générales d'utilisation ne prévient pas non plus de l'usage commercial qui pourrait être fait de vos données sans votre accord. Elles sont consultables ici.

Le fait est qu'en qualité d'ancien membre de Smartdate, j'ai reçu 32 e-mails commerciaux non sollicités sur deux adresses différentes toutes connues de Smartdate en l'espace de 6 mois malgré mes efforts pour alerter l'éditeur du site et ses différents clients ou partenaires marketing. Sans parler de la CNIL, Signal Spam et d'autres organismes luttant contre le spam.

J'aimerais donc comprendre qui d'autre que Smartdate possède et vend leur base de données, que ce soit pour la période estivale, celle de novembre et enfin la toute dernière de décembre/janvier avec à chaque fois des interlocuteurs ou des messages qui se prévalent d'accords avec Smartdate.

Je tiens bien entendu toutes les sources des e-mails reçus, des échanges par e-mail et des captures d'écrans effectuées à qui voudra bien traiter cette affaire afin de tourner définitivement la page Smartdate.

Mise à jour au 30 janvier : j’ai obtenu quelques réponses à mes e-mails signalant l’utilisation frauduleuse de mes données personnelles. Pour mémoire, ces demandes ont été envoyées à Cupid.com, Fotochat, eDarling, ParAffinite.com et EmailVision, le routeur de certaines de ces campagnes commerciales.

Tout d’abord un message de Fabrice Le Parc via LinkedIn, que je reproduis ici :

« Hello! je n'ai plus rien à voir avec SD mais suis intrigué par ton dernier billet et vais investiguer. Quels sont tes emails toujours présents dans cette fameuse base qui circule? »

Ma réponse envoyée le 19 janvier dernier n'a pas encore eu de suite.

Ensuite, après Fotochat qui m’a dit avoir contracté avec Smartdate, sans pour autant me dire avec qui malgré ma demande de précision, c’est la Valérie Fer de eDarling qui m’a donné cette information et cite nommément le responsable, selon elle, de ces ventes. Elle me « confirme que [mon] adresse [leur] a été transmise par la société SmartDate. [eDarling a] signé un contrat avec Fabrice le Parc, PDG de Smartdate, [leur] garantissant que les adresses transmises ont bien été récupérées en opt-in partenaire. »

J’ai demandé à Mme Fer quand ce contrat avait été signé et le nombre d’adresses e-mails achetées, mais je n’ai eu depuis aucune réponse de sa part.

ParAffinite.com et Cupid.com ont pour leur part préféré me répondre en suivant une procédure standard sans prendre la peine de lire mon message, et n’ont pas encore réagi au complément d’information que je leur ai communiqué. Seul Cupid.com m’a demandé de transférer ma plainte à leur administrateur système après les avoir relancé sur Twitter. Envoi resté lui aussi sans réponse.

Mise à jour au 19 février : j'aurai finalement reçu un total de 6 spams de la part d'eDarling, dont trois après les avoir averti (et accusé réception de cet avertissement) que la base utilisée n'était pas légalement exploitable, preuves à l'appui. J'ai le sentiment qu'on se moque de la législation et des internautes chez certains « professionnels » de la rencontre...

Dans le même temps, on peut lire sur certains forums ou blogs que des prélèvements bancaires sont toujours effectués sur les comptes de certains (ex) abonnés Smartdate.

samedi 16 juillet 2011

Quand Smartdate se met au spam

Une nouvelle entrée de poids dans mon Hall of Spam, rubrique qui recense les sociétés françaises s'arrogeant le droit de spammer les internautes.

Smartdate abandonnerait-il la rencontre en ligne ?

Logo du site Smartdate.com, copyright SmartdateOn pourrait bien le croire quand on voit la pluie de messages envoyés ces dernières semaines.

Si vous êtes (ou comme moi avez été) abonnés à ce site, n'avez-vous pas récemment reçu des messages poussé par Smartypromos (smart@smartypromos.com) ou le programme Smartshopping ou encore Effimail (pierre@effimail.com) ? Il s'agit de programmes de spam d'e-marketing poussés par e-mail. Vous savez, ces bases qui vous envoient de la pub dite « ciblée » (sur quels critères ?) et se font de l'argent sur votre dos avec vos données ?

A la recherche d'une nouvelle source de revenus ?

Les e-mails (10 reçus à ce jour depuis la fin juin) concernent les ventes privées et le couponing (encore !), les jeux-concours et les promotions en tout genre. Il semblerait que Smartypromos ne fasse que de l'agrégation via les nombreux systèmes d'affiliation disponibles pour ces sites. C'est donc une « coquille vide » qui redirige les internautes sur Vente-privee.com, sur Bazarchic, etc.

Bien entendu, Smartdate le fait d'une part en toute illégalité puisque l'inscription est faite d'office : un e-mail vous prévient que vous êtes abonnés (et qui vous annonce que « lors de votre inscription sur le site Smartdate, vous avez souhaité bénéficier des offres partenaires », or ce choix est inexistant) mais qu'il vous est possible de vous désabonner (sic). Or l'inscription forcée à ce type de programme est interdite et ne peut se faire qu'en opt-in et non pas en opt-out. De plus, ce programme est contraire aux propres engagements de Smartdate censés garantir la vie privée et la tranquillité de ses membres.

En effet, la page Vie privée indique que la société ne fait aucune utilisation commerciale de ces données personnelles.

Page privacy de Smartdate.com

Celui qui se vantait de détrôner Meetic aurait-il à ce point besoin d'argent frais d'augmenter son chiffre d'affaires ?

Selon la législation en vigueur, toute revente ou communication de données personnelles en vue de prospection commerciale doit faire l'objet du consentement explicite de l'internaute, ce qui n'a pas été le cas avec les envois publicitaires de Smartshopping.

De plus, cette réception s'est faite non pas sur l'adresse renseignée sur mon profil Smartdate mais sur l'adresse que j'utilise pour le service Facebook, adresse qui a été collectée par Smartdate lors de la liaison éphémère (rompue dans l'heure) entre les deux services.

Je trouve d'ailleurs le lien de désinscription des e-mailing publicitaires de Smartshopping très révélateur et cocasse à la fois ;-)

Vous en avez marre de recevoir cette newsletter ?

La partie qui concerne l'usage et la fréquence d'envoi des e-mails est encore plus drôle, car elle indique que le membre n'a pas besoin de fermer son compte pour ne plus être importuné.

Smartdate privacy e-mail

Or, je ne suis plus membre de Smartdate depuis plusieurs mois, pourtant je constate que mes données personnelles sont d'une part toujours conservées (mon adresse e-mail Facebook, celle du service Smartdate, et que sais-je encore) et exploitées commercialement (Smartshopping, Effimail).

Smartdate, un service lui-même « douteux » ?

Que dire du service Smartdate lui-même, où je n'ai jamais eu d'autres contacts que des tentatives d'extorsions de fonds (une bonne quinzaine de faux profils au bas mot) ? Vous devez maintenant tous connaître ces pratiques qui ont été vulgarisées par France Televisions dans l'émission Envoyé Spécial.

Après avoir signalé le problème à l'équipe de modération, je me suis fait répondre que c'était à moi de faire le ménage dans leur propre base de données. Quid de celles ou ceux qui se risqueraient à répondre directement par e-mail à ces professionnels de l'arnaque ?

Mais ce manque de contrôle favorise a priori une montée en flèche du nombre d'inscrits. Dans le même temps, je n'ai jamais réussi à nouer un seul contact qui soit légitime (c'est-à-dire autre que « moi rechercher amour grand et honnête pour fonder vie famille près Paris 75000 »). Et les rares profils non trafiqués étaient connectés 24/24. Des modératrices ? (Ndla : j'en ai eu la confirmation plus tard, il s'agissait bien d'une employée, retrouvée sur Facebook grâce à sa photo).

Bref, toute cette entreprise me donne personnellement l'impression d'être gérée avec un manque flagrant de sérieux... :-( Dommage, car le monde de la rencontre sur Internet avait besoin d'outsiders, ne serait-ce que pour faire baisser des coûts d'adhésion exagérément élevés, mais pas d'une énième source de « spams à bons plans »...

Conclusion

On voit une nouvelle fois le danger de l'affiliation, qui permet de diffuser des annonces à travers des réseaux totalement incontrôlables par la marque ou même manifestement par l'affiliateur.

Pour l'internaute, ses données personnelles sont récupérées à la fois à travers le réseau social Facebook (soyez donc prudent avec l'usage du Facebook connect) et à travers le compte client Smartdate. Malgré la fermeture de ce dernier (en réalité : mis en sommeil, les données sont conservées par cette société), les données sont toujours commercialement exploitées et même communiquées à d'autres sociétés, comme ce fut le cas avec Effimail (et impossible d'avoir accès à un quelconque règlement ou charte de cette dernière société).

Ces pratiques viennent un peu plus pourrir les relations entre l'internaute et les programmes e-marketing qui remplissent déjà sa boîte de réception et le poussent jour après jour à abandonner ce mode de communication au profit de solutions plus sécurisées mais totalement fermées, comme Facebook justement.

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