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vendredi 19 avril 2013

Double envoi d'e-mail non sollicité par SeLoger

SeLoger.com a décidé d'envoyer - subitement - sa newsletter SeLoger Vacances intitulée Parce qu'il n'y a pas que du piment et des vagues au Pays Basque. Hélas, je ne suis pas abonné.

Logotype SeLoger.com - copyright PressImmo Online

J'avais déjà évoqué dans ces colonnes les pratiques du service marketing du site SeLoger (propriété du groupe Axel Springer) qui m'avait d'office abonné aux offres de ses partenaires quand la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique exige un consentement explicite.

Conservation de données personnelles non accessibles

Cette fois-ci, la newsletter à laquelle je n'étais pas abonné m'a non seulement été envoyée sur mon adresse dédiée au service immobilier d'Axel Springer mais aussi sur une ancienne adresse e-mail renseignée en premier lieu.

Voici les deux captures d'écran des réglages sur le site SeLoger.com :

Abonnement aux newsletters SeLoger

Ainsi que :

Abonnement aux newsletters SeLoger

Notons au passage que SeLoger propose deux pages de réglages des abonnements, a priori identiques.

Cet envoi en double exemplaire révèle d'une part que les paramètres de l'utilisateur ne sont pas pris et compte et, plus grave, que des données personnelles sont stockées et utilisées sans que l'internaute ne puisse y accéder et dont il a déjà demandé la suppression (via une mise à jour).

Notons que cet e-mailing a été poussé par la société eCircle qui était responsable de certains envois multiples d'Arthur Media Group.

Enfin, il n'y a aucune mention légale ni aucun lien de désabonnement présent dans les deux e-mailings. Il est donc impossible d'exercer son droit de retrait de cette base.

jeudi 29 novembre 2012

Les travers de l'opt-in partenaire

Ce billet fait écho au reportage « Toute ma vie sur Internet » de Nicolas Combalbert diffusé dans Envoyé Spécial sur France 2 le 29 novembre dernier, reportage auquel j'ai très modestement participé et permet d'approfondir les propos que j'y tiens.

L'opt-in partenaire est un mécanisme accordé au secteur du marketing direct dans le cadre de la LCEN permettant aux éditeurs de sites de revendre les données de leurs membres avec leur autorisation. Malheureusement, le manque total d'encadrement du mécanisme donne lieu à des pratiques totalement contraires à l'esprit de la loi et in fine à « légaliser » le spam.

Spam - courtesy spamdefy.com, all rights reservedLorsque le législateur français, dans le cadre de l'application des directives européennes, a mis en place la LCEN, il a notamment renforcé les droits des internautes en matière de protection de leurs données personnelles en exigeant des éditeurs de sites ou services d'obtenir le consentement explicite du membre avant de commercialiser ses données (opt-in actif), et la capacité de mettre fin à tout moment à cette commercialisation (opt-out).

En clair, il faut cocher une case ad hoc pour recevoir autre chose que la communication directe (newsletter, annonce, message de service, etc.) d'un site sur lequel vous auriez laissé votre adresse e-mail et d'autres données personnelles socio-démographiques. C'est le fameux opt-in partenaire. Nous ne parlons donc pas des sociétés qui commercialisent vos données sans même votre accord, comme ce fut le cas avec Smartdate.

Exemple d'opt-in Auchan.fr

La théorie voudrait que les offres poussées vers l'internaute correspondent à ses attentes et ses centres d'intérêt et que la fréquence des envois soit modérée. Certains professionnels recommandent même de pousser à l'internaute une demande d'adhésion lors d'un premier envoi (on peut parler de « double opt-in ») plutôt que de lui réserver la surprise d'un abonnement d'office.

Vous serez amenés à cocher cette case à plusieurs occasions : lors de la création d'un compte client d'un site Web, l'abonnement à une newsletter ou bien lors de la participation à des jeux en ligne (tirage au sort, concours, etc.).

Exemple de jeu concours organisé par Sofinco avec opt-in partenaire

Ce faisant, vos données personnelles auront un destin qui variera en fonction de l'acteur auquel vous aurez affaire et de ses prestataires à qui il les confiera.

Il y a d'abord la société qui va lier les offres partenaires aux siennes : le mot partenaire prend alors tout son sens. Il peut s'agir par exemple de services ou produits qui étendent les capacités et la satisfaction client suite à une première transaction. Dans ce cadre, les données personnelles sont souvent gérées directement par le site à qui vous avez donné cette autorisation.

C'est malheureusement un cas de figure rare et pourtant le seul qui réponde à l'esprit de la loi.

Ensuite, une même société peut décider de commercialisation vos données personnelles afin d'y pousser de la publicité. Cette pratique est essentiellement là apporter de nouveaux revenus publicitaires à ceux déjà existant. La commercialisation se fait en interne et les données ne sont pas communiquées à des tiers, si ce n'est à un routeur (société chargée d'envoyer les d'e-mails en question).

La valeur ajoutée de ces publicités pour l'internaute est généralement nulle. Elles sont très rarement ciblées et peuvent relayer des offres proches de la vente pyramidale, comme nous l'avons vu dans ce billet. Les publicités sont souvent issues de régies et sont donc par définition extrêmement génériques et répétitives, même avec des programmes prétendument ciblés comme ceux d'Email Attitude ou d'autres racoleuses comme cet exemple poussé via Slip :

Exemple d'e-mail envoyé par Slip Emailing Platform

Mais au moins, votre adresse e-mail ne quitte pas le giron de la société qui l'a collectée. Cependant, la grande majorité des autorisations de commercialisation de vos données personnelle se fait à travers un réseau plus ou moins dense et opaque de prestataires.

Vos données personnelles vont alors voyager. Beaucoup voyager. Elles quitteront les bases de la société à qui vous avez donné l'autorisation de les diffuser auprès de « partenaires » pour alimenter un nombre virtuellement illimité de bases de données pendant de nombreux mois, pour ne pas parler d'années.

Jeu de piste pour données personnelles

S'engage alors une sorte de course à la diffusion de vos données dans laquelle vous serez la plupart du temps perdant. Si le site sur lequel vous avez laissé vos données personnelles en opt-in partenaire existe encore (ce qui exclu donc tous les sites événementiels et ceux qui auront fermé boutique entre temps), vous aurez peut-être la chance de tarir la source avant qu'elle ne devienne incontrôlable et que vous receviez des messages avec comme signature improbable :

Vous recevez ce message parce que vous etes inscrit sur le site de mktg-uranus.fr

Dans le cas contraire, vous n'aurez jamais en face de vous la société qui a récolté vos données personnelles. Les liens de « désinscription » des e-mails qui vous seront poussés ne concernent que les sociétés de routage, qui elles-mêmes font souvent barrage entre eux et leur client ou le fournisseur de leur client.

En face de vous, des Emailvision, des Arthur Media Group, des Canal Mail, des Slip Emailing, des Efficiency Network mais jamais les commanditaires.

Les mentions légales présentes dans ces e-mailings sont très peu explicites lorsqu'elles ne se contentent pas de vaguement citer la loi informatique et libertés de 1978 et de proposer un lien de désinscription. Jamais la raison sociale du client (bien souvent lui-même prestataire e-marketing), l'origine ou la date de la captation de vos données personnelles pourtant protégées, ne sont mentionnées.

Les sociétés multiplient les noms de programmes fantaisistes en reprenant des termes à la mode (comme les ventes ou clubs privés), font usage d'une profusion de noms de domaine, omettent de mettre en place un reply fonctionnel dans leurs e-mails, renvoient vers des pages de désinscription sans aucunes mentions légales (ni même parfois sur les sites censés présenter ces « programmes »), associent souvent les noms de domaine ou les sites à des filiales à l'étranger (quand les sociétés n'ont tout simplement pas d'existence en France), etc.

Il est donc très souvent difficile, pour ne pas dire impossible de connaître l'identité de la société qui détient vos données et parfois même celle du routeur, comme dans cet exemple détaillé.

Lorsque vous soumettez votre demande par e-mail au routeur, bien souvent vous obtiendrez ce genre de réponse type :

Nous avons bien pris en compte votre demande et nous avons effacé votre adresse email des bases de nos clients.

La seule chose que vous pourrez obtenir, c'est votre « désinscription » assortie parfois d'une « mise en liste noire » de votre e-mail chez ce routeur. Cette mesure n'est bien sûr aucunement satisfaisante et vos données continuerons de circuler librement puisqu'on vous dit que « vous avez laissé votre opt-in quelque part ».

Un schéma basé sur des cas réels, dans la plus totale légalité, illustre bien la complexité et la profonde ambivalence du système :

Schéma de la circulation des données personnelles via l'opt-in partenaires

L'adresse e-mail collectée sur un site de jeu concours du groupe Prisma Media (j'aurais pu prendre pour exemple Le Figaro, un opérateur mobile tant les exemples sont nombreux) l'a été grâce au programme Mailorama (dont je détaille le fonctionnement dans ce billet). L'adresse n'a donc en soi que peu de valeur. Le jeu concours incite l'internaute a laisser ses coordonnées complètes ainsi que de cocher la fameuse case opt-in à travers la promesse de chances de gains supplémentaires.

Une fois l'adresse captée, elle ne va pas être utilisée par Prisma Media mais confiée à un ou plusieurs brokers dont le métier est de commercialiser ces bases de données. Leur nombre est à ce stade totalement inconnu de l'internaute et le restera. Dans cet exemple, l'adresse collectée en mars 2012 était toujours louée à de nouveaux clients en novembre de la même année.

Plusieurs sociétés rachètent alors les données personnelles au(x) broker(s) et vont à leur tour les commercialiser et vous abonner à leurs newsletters qui ne sont constituées à 99% que de publicité.

A qui profite le crime ?

Certainement pas à l'internaute qui, à juste titre, considérera ces envois comme du courrier indésirable et ne fera pas le lien entre une inscription faite 8 mois plus tôt et l'abonnement à un nouveau programme de bons plans constitué en réalité de messages publicitaires.

Pas non plus à l'annonceur, dont la marque ou le produit sera assimilé à du spam. L'internaute - si jamais son filtre laisse passer un tel message - aura très vite fait de le bloquer et les messages suivants finiront dans le dossier « junk » de son client e-mail préféré. Le côté répétitif de certains messages ou annonceurs (comme Yves Rocher ou Spartoo) ont un effet contre-productif sur le prospect dont on attend au final de l'empathie vis-à-vis de la marque, un clic et un achat.

Il faut se tourner vers les acteurs intermédiaires entre l'internaute et le client final (qui n'a souvent pas conscience de passer par ces circuits) afin d'identifier à qui profite réellement ce système.

Il y a d'abord le « propriétaire » de la base (ici Prisma Media ou un prestataire en marque blanche) qui la loue à des tarifs très variables (environ 15 € du CPM). Ensuite les nombreuses sociétés intermédiaires qui vont agréger les données et les louer à d'autres sociétés spécialisées dans le marketing, toujours au CPM et parfois au CPA ou au CPL.

Entre les deux, des régies publicitaires souvent basées sur le principe de l'affiliation ou de la marque blanche, qui fournissent en publicités ces sociétés qui commercialisent « leurs » bases de données plus ou moins qualifiées.

Enfin, la société qui s'occupera de router les e-mails touche quelques centimes d'euros par adresse. Tous les routeurs ont bien sûr une politique anti-spam très ferme, mais à part Mailjet, je n'ai jamais eu aucun retour suite à une plainte remontée à leurs services. On vous explique même parfois « qu'on est solidaire de nos clients » :

Statut Twitter SlipSoftware 270820593220325376

Certaines de ces sociétés affichent un chiffre d'affaires de plusieurs millions d'euros, toutes activités confondues.

Pour une évolution des pratiques et de la législation

La profession se repose pour l'essentiel sur des chartes de bonnes conduites qui n'engagent bien sûr que ceux qui prennent la peine de les lire. Autrement dit, moins il y a de régulation, mieux le secteur se porte. L'arrivée de la LCEN en 2004 (transposition d'une directive européenne) avait notamment fait grincer des dents la profession qui avait alors parlé de véritable « tsunami ».

Une nouvelle fois, le législateur européen n'a pas attendu l'auto-régulation promise, et une nouvelle loi est en cours d'élaboration. Celle-ci est déjà décriée par le SNCD, notamment en ce qui concerne « l'introduction de l'obligation de fournir aux personnes des informations relatives à l’origine de leurs données ». Un comble donc, quand on voit l'urgence de la mise en place de cette mesure (qui n'est pas attendue avant 2016 au plus tôt).

Pourtant, il est nécessaire de respecter certains principes afin de garantir les droits de l'internaute et permettre la transparence en matière d'utilisation de ses données personnelles, notamment :

  • En établissant une durée de conservation et de (re)vente clairement établie.
  • En limitant le nombre de reventes des données personnelles (et en interdisant la vente aux brokers).
  • En indiquant clairement l'identité et les coordonnées du premier dépositaire des données, du client et du routeur.
  • En offrant la possibilité à l'internaute de se désinscrire à la fois de la base du client mais aussi de la source, avec l'obligation pour cette dernière de maintenir ce droit même après la disparition de l'évènement responsable de la collecte.
  • En limitant l'envoi de l'offre partenaire à un seul et unique e-mail de prospection (plus d'abonnement d'office à des « newsletters »).

D'un point de vue pratique, l'e-mailing devrait toujours mentionner le nom du cédant, et l'e-mail devrait être envoyé en son nom, sous une forme explicite : « untel vous recommande les services ou le produit de ... ».

La revente à des fins purement publicitaires (router les messages d'une régie) devrait être interdite et la communication du partenaire (et pas des partenaires) devrait être directe. Or, elle prend un forme complexe : cédant -> acquéreur(s) -> régie(s) -> annonceur(s). Ce dernier, en bout de chaîne, n'a souvent aucun contrôle de l'origine ni de la qualité de l'adresse e-mail collectée.

Il ne devrait pas être possible pour une société d'abonner une adresse à plusieurs programmes ou newsletters. L'envoi pour une société (qu'il s'agisse d'un groupe ou d'une simple entreprise) devrait donc être unique. Il ne devrait donc pas être possible de relayer des messages à caractère publicitaire sous plusieurs bannières, sous prétextes que ces sociétés ou entités commerciales appartiennent à un groupe qui a fait l'acquisition de ces adresses pour le compte de ses filiales.

La désinscription (ou opt-out) doit pouvoir se faire automatiquement et sans plus de recherche de la part de l'internaute, à partir de l'e-mail :

  • auprès de la base cédante,
  • auprès de la base qui a acquis l'adresse.

Avec à chaque fois la possibilité de refuser tout autre futur démarchage auprès de ces sociétés qui doivent donc maintenir des listes rouges. Au final, ces mesures rétabliraient la confiance entre l'internaute et l'annonceur et réduiraient fortement ce « spam légal ».

Le législateur devrait enfin prévoir un mécanisme de sanction simplifié, sous la forme d'amendes lorsqu'une infraction est constatée, la CNIL qui est bien seule dans son rôle de gendarme du Web (et qui a audité une des sociétés citées dans ce billet) n'a tout simplement pas les moyens de sa mission.

L'encadrement strict ou à défaut l'abrogation de l'opt-in partenaires permettrait d'assainir ce marché, tout comme la LCEN a pu le faire il y a quelques années et améliorer sensiblement la crédibilité de l'e-mail marketing, la délivrabilité et le taux d'ouverture.

jeudi 15 novembre 2012

Le créateur de ZéroThune nous parle de son projet

Yves Sassi, créateur et directeur général du site ZeroThune.com, a bien voulu répondre à mes questions. Voici donc son interview, quelques mois seulement après le lancement public du site de téléchargement de musique gratuite. Les mises en avant, les liens, commentaires, sont de mon fait. Enfin, je dois rappeler que j'ai travaillé sur ce projet de 2009 à 2011.

Logo de ZéroThune - copyright Urban Musique

Yves Sassi, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Après une longue carrière dans le monde des réseaux de franchise, j'ai créé en 1997 l'Observatoire de la Franchise. Il est devenu le leader des sites dédiés à la franchise. Nous l'avons cédé en 2008 au groupe Reed Exposition (ndla : pour un montant non communiqué).

En 2006 j'ai également créé le Site des marques avec Alain Guyard, société que nous développons toujours.

ZéroThune, en quelques mots, qu'est-ce que c'est ?

ZeroThune a été lancé cet été après une très longue période de développement et de tests (ndla : près de 5 ans).

Mon associé Philippe Macaire et moi avons décidé de lancer l'activité parce que nous tenions tous les deux à créer un site de téléchargement de musique légal qui permettrait aux internautes de trouver sur un même site une très vaste bibliothèque d'information sur la musique (biographie des artistes, discographie, informations quotidiennes sur les nouveautés, les spectacles...). L'internaute peut acheter sa musique sans DRM ou la télécharger à prix réduit ou gratuitement en échange d'informations sur son profil de consommateur (voir ce billet sur le fonctionnement détaillé du site, ndla).

Passionnés de musique, notre objectif est naturellement de créer une entreprise rentable, mais également de participer à la lutte contre le téléchargement illégal qui est une plaie pour le monde des musiciens.

Comment vous est venue l'idée de ZéroThune ?

L'idée m'est venue il y a environ quatre ans en voyant que les sites de téléchargement légaux n'arrivaient pas à équilibrer leur compte alors que le téléchargement illégal faisait des dégâts dans le monde de la musique (ndla : ils n'y arrivent toujours pas : Fnacmusic.com passera sous bannière Apple le 1er janvier 2013).

Et puis j'avais envie de trouver sur le Net un site qui réunisse toutes les informations disponibles sur le monde de la musique. C'est certainement trop ambitieux, mais : « Ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde sont ceux qui y parviennent » dit le proverbe... Avec l'aide des internautes, nous pourrions y parvenir. :)

Qui est derrière ZéroThune ? Combien de personnes travaillent sur ce projet ? Quels sont vos partenaires et fournisseurs ?

Nous sommes une très petite équipe. Mon associé et moi-même ainsi qu'un informaticien. Par ailleurs, nous sommes associés à une entreprise spécialisée dans la vente à distance sur le Web, ce qui nous est naturellement très utile.

Quant à nos partenaires, outre WellPack (ndla : voir ce dernier billet au sujet de cette société, dont un des fondateurs est aussi directeur général de la société éditrice de ZéroThune), il y a 7Digital et Music Story, pour les principaux.

Que pensez-vous de l'industrie du disque, ses difficultés face au piratage et des initiatives comme la Hadopi ?

L'industrie du disque remplit son rôle en diffusant la musique des artistes et en faisant leur promotion. Elle n'est nullement le gendarme comme certains le laissent croire. Si les internautes préfèrent télécharger illégalement, les majors n'y sont pour rien. Le Web est un espace où les gentils comme les méchants agissent en développant des outils de communication pour défendre leur morale ou leur immoralité. Plus nous serons nombreux à proposer des solutions légales pour défendre les artistes et les internautes, plus le marché se régulera.

Hadopi ne répond pas à la question posée. Le problème n'est pas de savoir comment empêcher les jeunes de télécharger illégalement. La question est de savoir quelle offre doit-on proposer pour que les habitudes prises sur internet restent dans la légalité. On ne changera pas l'état d'esprit des jeunes en les menaçant. Les internautes sont malins, passionnés. Ils s'amusent à trouver des parades, des idées nouvelles.

Au lieu de créer une « Institution » chargée de surveiller internet (et à quel prix), il aurait été plus efficace de réunir quelques jeunes informaticiens et leur demander de résoudre le problème. Ils auraient certainement trouvé une parade du type ZeroThune. Mais les gouvernements sont plus enclins à créer des lois, des taxes plutôt que de développer des Silicon Valley.

D'ailleurs, allez-vous faire labelliser ZéroThune (label PUR) ?

Nous sommes en cours de demande.

Que propose aujourd'hui ZéroThune aux sociétés qui souhaitent diffuser de la publicité sur votre site ?

Nous proposons aux marques d'offrir de la musique à leurs prospects et à leurs clients pour les fidéliser et apporter autre chose que des tarifs « exceptionnels », des braderies, des soldes. Il faut que les entreprises se rapprochent de leurs clients, comprennent ce dont ils ont réellement besoin. Les internautes ne sont pas dupes, ils savent que les promotions et autres offres ne sont faites que pour appâter le chaland. Nous leur proposons un principe qui apporte de la vraie valeur ajoutée.

Trois mois après son ouverture au public, quels sont les chiffres que vous pouvez communiquer autour de cette bêta (nombre d'inscrits, visiteurs, nombre de téléchargements, catalogue, etc.) ?

Les chiffres que nous pourrions communiquer feront sourire les grands spécialistes d'Internet. Quand j'ai créé l'Observatoire de la Franchise, un grand patron m'a dit : « Laisse tomber internet, tu vas perdre tout l'argent que tu as gagné ». Si aujourd'hui j'investis dans cette nouvelle entreprise c'est parce que je l'aime bien, parce que je crois dans son avenir, parce que comme chaque fois que je me suis lancé, j'ai démarré doucement, étape par étape, en jaugeant les premiers résultats.

Nous avons des taux de conversion qui dépassent nos espérances. L'internaute reste très longtemps sur le site (environ 3 minutes en moyenne, ndla), visite la page « Qui sommes-nous », s'inscrit, rempli des formulaires, télécharge ses premiers morceaux. C'est très encourageant. Certains râlent parce qu'ils n'ont pas assez de « Thunes » (ndla : la monnaie virtuelle du site) pour télécharger gratuitement, parce que nous n'avons pas tous les artistes, tous les albums... (Ndla : le site affiche 10 millions de titres mais le catalogue serait bien moins important en réalité.)

Ce sont de bonnes raisons pour continuer, améliorer, nous battre avec nos partenaires pour que chacun fasse avancer le projet pas à pas.

Quelles sont les différences entre ZéroThune et Beezik, qui propose aussi du téléchargement de musique gratuite ?

Je ne fais pas de comparaison entre ZeroThune et les autres sites qui proposent de la musique en ligne. Nous avons un business model qui est différent d'une part et une structure d'entreprise qui n'est pas comparable (ndla : la société ne compterait aucun salarié).

Nous arrivons sur un secteur qui est en crise. Peu de sociétés gagnent de l'argent, beaucoup en perde (ndla : Beezik avait annoncé leur rentabilité avant de se faire racheter par Ebuzzing). Nos charges sont limitées, ce qui nous permet de nous développer. Nous ne sommes pas réellement en concurrence, en tout cas, pas pour le moment. Et si nous pouvons trouver des partenariats avec ces entreprises, nous le ferons.

De plus en plus de sites de distribution de musique ferment (Allomusic, Jiwa, Airtist,FnacMusic) faute de clients ou de modèle économique viable. Qu'avez-vous à répondre à cette situation ?

Si des entreprises du secteur ferment et ce depuis une dizaine d'années, c'est parce que les sommes investies au démarrage ne sont pas cohérentes avec le business model. Ou qu'elles n'ont pas encore trouvé leur marché réel. Nous avançons doucement parce que nous ne voulons pas nous tromper. Et si nous ne nous sommes pas rapprochés de groupes financiers, c'est parce que nous ne voulons pas prendre les mêmes risques. Notre business model est différent. Je ne tiens pas à préciser en quoi (ndla : impossible de savoir ce que propose concrètement ZeroThune). Les marques qui vont bientôt apparaitre sur le site ont choisi de tenter l'aventure parce qu'elles sont convaincues de notre modèle.

Le Web « social » et la connectivité mobile (smartphones, tablettes) prennent de plus en plus d'importance. Comment ZéroThune se positionne-t-il face à ces deux bouleversements ?

Facebook, Twitter font partie des outils que nous avons mis en place et sur lesquels nous commençons à travailler (ndla : seul le compte Facebook est actif). Quant aux smartphones et autres tablettes, nous les développerons quand la première phase sera équilibrée. Mais j'ai déjà quelques projets sur le sujet.

Quels sont vos concurrents ou vos modèles sur le secteur du B2B (publicité et e-marketing direct) ?

Je serais tenté de faire une pirouette pour vous répondre. Il y a une infinité de sociétés qui travaillent sur la création de bases de données de consommateurs et leur commercialisation.

Notre différence réside dans le fait que nous proposons des bases hyper ciblées et nous nous appuyons sur un outil à fort contenu qui concerne tous les publics, toutes les tranches d'âge.

Quelles sont les grandes étapes à venir pour ZéroThune ?

La première étape est de stabiliser l'exploitation. Les premières campagnes que nous avons lancées promettent un équilibre financier d'ici la fin de l'année. Ensuite, nous passerons à une phase plus active de recherche de partenaires commerciaux.

L'idée est de satisfaire immédiatement les clients en leur proposant des outils de recherche de prospects efficaces. Nous avons développé un outil très haut de gamme qui porte déjà ses fruits.

Avez-vous prévu de lever des fonds ? Si oui, quelle somme cherchez-vous ?

Lever des fonds n'est pas une fin en soi. Que ferions nous de grands capitaux ? De la publicité sur tous les médias, promettre à nos financiers 20 % de marge en un ou deux ans ? Nous chercherons des partenaires quand nous serons en position de force, quand la structure sera saine, quand nous déciderons de financer des projets d'envergure (international, téléphonie) ou quand nous choisirons de proposer d'autres produits que la musique pour booster les ventes de nos clients.

Pour l'instant, nous finançons l'entreprise et la développons avec nos propres moyens.

Quels sites fréquentez-vous en matière de musique (écoute, téléchargement, actualité, etc.) ?

Je suis un fan de iTunes ! Quant à l'actualité musicale, je suis abonné aux infos de mes artistes favoris, je cherche sur Wikipédia, dans les magazines spécialisés... et depuis quelques semaines, je lis les actualités de ZeroThune.

Quels sont vos projets actuels ou futurs (en dehors de ZéroThune) ?

ZeroThune prend beaucoup d'énergie... Mais je publie deux nouveaux romans au début de l'année prochaine.

Enfin, êtes-vous un « geonpi » ?

Oui, je suis un geonpi. Le monde de l'entreprise est le seul outil de création de valeur. Les entrepreneurs se battent tous les jours pour innover, trouver de nouveaux marchés, fidéliser et servir leurs clients. Les banques, les administrations ne font que compliquer la gestion d'une entreprise. Les gouvernements gèrent les comptes publiques à coup de taxes, de boucliers fiscaux éphémères. Jamais ils ne proposent des outils à valeur ajoutée. C'est tout le dilemme entre le privé et le public.

Merci à Yves d'avoir pris le temps de rédiger les réponses à mes questions. Le projet ZéroThune devrait donc connaître des évolutions d'ici la fin de l'année. Pour l'instant, les membres se connectant sur le site au moins une fois par semaine voient leur compte crédité de 34 thunes (soit 1/3 de morceau). Aucune publicité ou aucun e-mail n'ont encore été poussés.

samedi 27 octobre 2012

Les incohérences de l'offre mutualisée OVH

Plongée critique dans les offres mutualisées Linux et leurs options chez OVH.

OVHC'est en voulant rationaliser mes offres et me doter de plus de services que je me suis immergé dans les options proposées par OVH.

Client de longue date de l'hébergeur devenu en une décennie n°1 en Europe, plutôt habitué aux dédiés qu'aux mutualisés, je disposais deux offres Perso ainsi que deux autres offres obsolètes (mais ô combien pratiques) : des Start1G (1 Go d'espace disque, une base MySQL et un compte POP/IMAP).

J'ai donc fait un petit tableau récapitulatif de mes différents sites, de leurs ressources et de leurs tarifs :

Calcul coût services hosting mutu Perso OVH

L'objectif était de me donner d'une part un peu plus de souplesse avec plus de bases de données pour le développement de nouveaux projets personnels (voire plus de services, comme un accès SSH) et de diminuer les coûts en mutualisant les hébergements.

En optant pour l'offre directement supérieure au plan Perso, c'est-à-dire l'offre Pro, afin de rester dans une gamme de prix approchant, j'obtenais le tableau ci-dessous :

Calcul coût services hosting mutu Pro OVH

La migration, bien que m'ouvrant à des bases MySQL plus larges et disposant de plus de ressources (notamment pour le SQL Pro), je suis au final perdant sur plusieurs plans : le prix, la libération de nouvelles bases (j'en obtiens le même nombre) et le nombre de MX disponibles.

En effet, le mutlidomaine chez OVH ne permet pas la prise en charge de l'hébergement de plusieurs MX sur votre offre Pro, Business ou même Premium. Vous aurez donc droit à 100 voire 1000 comptes POP ou IMAP mais sur un seul et unique nom de domaine. Bref, on aurait pu doubler ce chiffre très théorique (sans parler de la gestion de 1000 comptes POP et leurs alias dans un Manager OVH assez peu fonctionnel).

Afin de bénéficier de MX pour l'offre Pro, je vais donc avoir besoin d'y ajouter un Mail Plan (via le Manager, cette offre n'est plus directement accessible sur le site d'OVH).

Facturé 5 € HT par an une fois pour toutes pour 5+1 comptes POP/IMAP, cette option n'ouvre cependant pas aux comptes de 2 Go. Il faudra débourser un supplément de 12 € HT par an (soit un total de 17 € pour la première année) afin de bénéficier de 5 comptes de 25 Go. Alors que d'un autre côté, le Start10M vous offre gratuitement 1+1 comptes POP/IMAP de... 25 Go !

Enfin, le plan Pro (et au-delà) n'offre qu'un seul domaine gratuit (les anciens freedom) ce qui fait une vraie différence entre deux plan Perso vs un plan Pro.

L'autre solution aurait été d'ajouter des bases SQL à mes offres actuelles (sur un de mes plan Perso par exemple), mais à 36 € HT par an pour 5 bases de 100 Mo (ou une de 400 Mo), cela me revient plus cher à l'année que le plan lui-même. Mais il aurait tout de même fallu ajouter des MX.

Le premier prix de l'hébergement dédié

J'ai aussi établi un comparatif avec le premier prix en matière d'hébergement dédié, à savoir le vKS Small. Bien qu'on ne parle plus de la même architecture ni de la même disponibilité (pas de sauvegarde ni de redondance, la mise en place des services et leur maintenance étant à la charge du client, pas de distribution prête à l'emploi, etc.), on reste dans la même gamme de prix pour - théoriquement - plus de possibilités.

Cependant, cette offre va disparaître pour devenir la nouvelle gamme VPS à la tarification encore inconnue.

Calcul coût services hosting vKS OVH

Enfin, les très faibles capacités disque du vKS Small ou même Medium sont rédhibitoires pour une exploitation courante (transposition des 100 Go d'espace disque de mon plan Perso, amélioration des quotas des e-mails, etc.) sans parler de l'absence totale de backup (que l'offre Kimsufi classique a elle aussi perdu).

Le problème des quotas

Justement : les quotas sont bien un des gros problèmes de l'offre actuelle en matière d'e-mail.

Ceux-ci ont bénéficié il y a quelques années d'un passage à 2 Go après avoir été bloqués à 25 Mo, mais depuis l'offre n'a pas été revue. A côté, OVH pousse très fort sa gamme sous Exchange qui voit son quota disque aller jusqu'à 25 Go (j'ai même cru voir passer une annonce évoquant 50 Go).

A l'heure où les services gratuits comme Gmail annoncent 10 Go d'espace disque, les utilisations qui sont faites de leurs messageries par les internautes montrent rapidement les limites d'une offre « bloquée » à 2 Go.

Quand on pose le problème au support d'OVH, on obtient ce genre de réponse :

Passez sous Exchange, Hosted E-mail ou sur serveur dédié.

Passer sous Exchange fait d'une part exploser le budget uniquement pour les e-mails, modifie totalement les habitudes (adieu webmail Roundcub, Thunderbird, etc.) sans parler des contraintes du format propriétaire de Microsoft (combien de PST traînent sur mes disques de sauvegarde sans que je puisse les exploiter, faute de licence Outlook ?).

Hosted E-mail qui semble(ait) un produit très intéressant, est toujours en développement depuis de nombreux mois sans qu'une idée de sa date de disponibilité, de la clientèle visée ou même de sa grille tarifaire ne soient données. Quand on connaît les déboires du récent hubiC, trop souvent en panne et ne disposant pas des fonctions basiques d'un service de stockage dans le Cloud, j'aurai beaucoup de mal à migrer mes gigas d'e-mails sur une offre ayant aussi peu d'ancienneté. A noter que la page de présentation de ce produit n'existe plus sur le site d'OVH (la bêta venant de s'achever).

Enfin, un serveur dédié en matière de tarification et de charge de travail est sans comparaison avec une offre mutualisée. Et comme les tableaux le montrent, on ne bénéficie plus d'aucun freedom.

Pas d'anti-spam non plus

Dernier aspect négligé par OVH et pourtant qui alourdit considérablement les coûts en matière d'hébergement d'e-mails : avoir un filtre anti-spam digne de ce nom.

Lorsque votre domaine a une certaine ancienneté, il est impératif de filtrer les e-mails pour ne pas être submergé de spam. La solution proposée par OVH étant loin d'être satisfaisante, il sera nécessaire de lui adjoindre un service de filtrage externe des e-mails entrants.

Pour ma part, je passe par les services de la société Protecmail qui, s'ils me donnent satisfaction à 100%, correspondent moins à un usage mono-domaine mono-compte e-mail avec petite volumétrie compte tenu de sa tarification (comptez 59,98 € HT par an, soit deux plan Perso chez OVH).

D'autres problèmes rédhibitoires

On notera aussi le problème du filtrage silencieux des e-mails chez OVH déjà traité dans ce billet, de problèmes de hard bounce sur certains forwards ou la disparition du catch all, même en option payante et l'impossibilité de passer un compte postmaster en catch all à plus de 25 Mo.

Pour autant, mes MX sont déjà filtrés par Protecmail (OVH est donc déchargé de ce travail que je suis pourtant prêt à payer) et le catch all ne ramène quasiment aucun spam, les pratiques des spammeurs semblent en effet avoir bien évolué dans ce domaine (aspiration des données du whois et envoi immédiat de spam malgré OwO, par exemple).

De nouvelles offres & options

OVH devrait revoir ses offres en y intégrant les éléments suivants :

Pour la partie e-mail :

  • Une offre spécialisée dans l'hébergement d'e-mails, de la mono adresse e-mail au multicompte avec un meilleur traitement des files d'attente et des bounces, adresse IP dédiée, etc. (l'offre Hosted E-mail).
  • Le retour de l'option catch all.
  • Des quotas jusqu'à 25 Go par compte, y compris pour le postmaster en catch all.
  • Un véritable service anti-spam, et pourquoi pas en collaboration avec Protecmail ?
  • La différenciation entre alias et forward au niveau du filtrage externe (ou plus de filtrage pour Hosted E-mail).
  • La possibilité d'utiliser ses comptes POP/IMAP libres afin de procéder à des sauvegardes automatisées.

Pour la partie Web :

  • Une offre dédiée aux développeurs Web afin de leur apporter une plateforme de développement abordable, entre la phase de conception et la phase de lancement d'un projet (et leur proposer ensuite des migrations « en un clic » comme dirait Octave, à tarif préférentiel vers les offres classiques une fois le projet lancé).
  • Une plus grande modularité des offres mutualisées : choix du nombre de bases, de l'espace disque, des MX, voire de la puissance de calcul, etc. (convergence entre les offres VPS et mutualisées).
  • De meilleures performances avec certains CMS de e-commerce.

MAJ au 7 novembre : D'après le fondateur et directeur technique d'OVH qui réagissait à un de mes tweets, la possibilité de passer un compte POP/IMAP mutualisé à 25 Go de quota aurait été mise en production il y a déjà 6 mois, mais n'est toujours pas disponible. J'attends une réponse du support commercial de la société à ce sujet.

vendredi 26 octobre 2012

VirginMega se lance dans le streaming

VirginMega est l'un des plus vieux acteurs de la distribution de musique dématérialisée. L'enseigne préparerait une offre de streaming à la demande sur le modèle de son concurrent Deezer.

VirginMega_streaming.jpg

On ne cesse de le dire et de le lire depuis plusieurs semaines, à l'heure du bilan de la Hadopi et de son action : l'offre légale ne cesse de rétrécir au fur et à mesure des disparitions ou des mises en difficultés de ses acteurs indépendants : Airtist, AlloMusic, Jiwa, musicMe, etc.

Force est de constater que le téléchargement n'a plus les faveurs des nouveaux entrants et que seules les offres de streaming à la demande comme Rdio ou de smartradio (YaSound, Mioozic) voient encore le jour.

Il était donc logique de voir le site VirginMega se doter d'une offre légale de streaming musical. Celle-ci, d'après la bêta que j'ai pu tester, repose sur la marque blanche Snowite (qui a racheté la technologie OpenDisc), solution technique qui n'est autre que celle déjà retenue par Allomusic. Espérons que les nombreux bugs signalés par les utilisateurs du service auront été corrigés avec cette nouvelle mouture.

La bêta (dont l'écoute est limitée à 30 secondes) ne donne par contre aucune indication sur le modèle économique qui ne devrait pas réserver de surprises tant les majors ont verrouillé le marché, ni sur les supports sur lesquels d'éventuelles applications mobiles tourneront.

Boutons d'actions album VirginMega

Cependant, des ponts entre le site de streaming et l'offre de téléchargement VirginMega au titre ont d'ores et déjà été jetés. Les fonctions sociales habituelles n'ont pas non plus été oubliées puisque vous pourrez partager vos « coup de cœur » avec vos amis sur Facebook. L'inscription - obligatoire - pourra d'ailleurs se faire via Facebook Connect.

En plus des chaînes de radios thématiques disponibles, on imagine que VirginMega proposera son music file locker afin de stocker les titres déjà achetés par ses clients à travers son offre historique, et pourquoi pas proposer la maintenant célèbre « blanchisseuse » iTunes Store qu'y est aussi arrivée récemment chez Amazon.

Aucune date de lancement (ni même si ce lancement est attendu) ne transparait dans cette bêta. A suivre, donc, pour ce nouveau concurrent de Deezer, Spotify et Qobuz.

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