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mardi 25 octobre 2011

Comparatif d'achat du Sansa Clip+ 8 Go

Il y a quelques mois de cela, je publiais dans ces colonnes le cahier des charges de ce qui devait être mon prochain baladeur MP3, en remplacement de mon bon vieux i-Bead100 Plus et de ses 256 Mo de mémoire.

J'aimerais aujourd'hui vous faire part mon choix et analyser le processus de sélection et d'achat d'un tel appareil, car il permet de mieux comprendre en quoi l'e-commerce diffère de son grand cousin.

1. La recherche du meilleur produit adapté à mes besoins

Courtesy LesNumeriquesExceptionnellement, j'avais établi un cahier des charges définissant le baladeur MP3 « idéal », donc très probablement inexistant. Après quelques recherches notamment sur Les Numeriques et après avoir sollicité les conseils de Génération MP3, mon choix s'est finalement porté sur le SanDisk Sansa Clip+ 8 Go.

Sa capacité sera ultérieurement portée au-delà des 8 Go par l'adjonction d'une carte mémoire microSD (j'en ai d'ailleurs une qui traîne quelque part...). L'idée étant d'avoir plus de 32 Go de musique dans la poche.

Courtesy LesNumeriquesIl est notoirement connu que les écouteurs livrés avec les baladeurs sont de piètre qualité, j'ai ainsi retenu, toujours en suivant le même schéma de recherche (forums, avis consommateurs, tests, etc.) l'AKG K 317.

Impossible de le commander en bundle avec le Sansa Clip+, ce produit étant plutôt rare à trouver (car déréférencé de nombreux sites de vente en ligne). Ce casque permet notamment d'être passé autour du cou, en plus du clip offert par le SanDisk.

2. Identification des points de vente

L'achat en ligne peut être hybride ou click and mortar, c'est-à-dire combiner une visite en boutique avec un achat en ligne. C'est ce que j'ai fait en allant voir le produit en boutique, en l'occurrence au Surcouf Haussmann, afin de me rendre compte de la finition et surtout la taille du lecteur. Il est d'ailleurs beaucoup plus petit qu'on ne pourrait le penser en regardant les photos du produit. Plus petit même que mon i-Bead !

L'achat aurait d'ailleurs pu se faire en boutique si le prix proposé avait été compétitif (5 € d'écart avec les meilleures offres en ligne), comme le montre le comparatif qui suit.

3. Comparatif

Le choix de l'e-marchand s'est porté entre Cdiscount et Pixmania. Une fois les frais de port comptabilisés, Pixmania s'est trouvé aussi compétitif que Cdiscount, que la réputation aurait sans doute disqualifié (a noter la « petite combine » de Cdiscount consistant à ne pas ajouter l'écotaxe sur la fiche produit mais uniquement dans le caddie...).

Signalons que Grosbill - et Amazon.fr à travers sa marketplace - est le plus cher de ce comparatif (où j'ai aussi fait figurer une des nouvelles « super boutiques » de Priceminister).

Enfin, je n'ai appliqué la remise offerte via un programme de cash back (eBuyClub en l'occurrence) qu'au seul Pixmania. Carton rouge pour ce dernier qui, en 2011, impose toujours d'envoyer un message au support (soit 24 heures d'attente) afin de changer l'adresse e-mail associée à son compte client. :-(

Autre carence chronique : l'incapacité pour une majorité de sites à communiquer, dès la fiche produit ou le panier le montant des frais de livraison qui comptent pourtant pour une part importante dans le processus décisionnel. Il faut généralement créer un compte client pour en prendre connaissance...

Dernier obstacle : la multiplication des garanties additionnelles, cross-selling, services annexes qui viennent de plus en plus polluer le check-out.

Baladeur MP3 SanDisk

Mon choix s'est donc porté sur Pixmania qui offre le meilleur prix de base + frais de livraison, sans compter le petit « plus » du cash back. ;-)

Comparatif d'achat SanDisk Sansa Clip+ 8 Go

Casque audio AKG

Je n'ai pas vraiment eu le choix tant l'offre est maigrichonne pour ce produit, pourtant sorti en 2008. J'ai donc opté pour un achat chez Macprice (qui offrait les frais de port). A noter que ce casque pouvait être trouvé à 19 € dans le fameux quartier de Montgallet.

Comparatif d'achat AKG K 317

Récapitulatif des critères d'achat

  1. Disponibilité du produit : ça parait évident mais il est toujours bon de rappeler le critère n°1 : le produit est-il proposé à la vente ? Si oui, est-il en stock ?
  2. Tests, avis des consommateurs : cette étape est essentielle ; elle débute en réalité en amont du processus d'achat mais boucle tout au long de l'achat lui-même (afin de vérifier tel ou tel aspect dans les moments de doutes...).
  3. Prix : critère roi sur le Web, mais qui est plutôt complexe à mettre en œuvre compte tenu de ses différents paramètres (prix TTC, frais de livraison, remises, cash back...) ce que les comparateurs de prix ont d'ailleurs un peu de mal à intégrer. Les frais de livraison pèsent pour beaucoup dans le choix final pour ce type de panier (inférieur à 100 €).
  4. E-réputation : les boutiques retenues sont-elles fiables ? Proposent-elles des services comme ceux de FIA-NET ? Qu'en disent les forums et associations de consommateurs ?
  5. Remises : l'offre sélectionnée peut-elle bénéficier d'un coupon de réduction ? D'un cash back à travers les différents programmes existants ?
  6. Délais de livraison et choix du transporteur (certains étant notoirement à éviter, comme Adrexo) ou du point de retrait de proximité.

Mise à jour : le cash back offert par eBuyClub s'élève à 1,65 € et non pas 1,15 €. Une agréable surprise bien qu'il m'ait fallu déposer une réclamation et obtenir un versement exceptionnel pour ne pas avoir suivi la (trop longue) liste de ce qu'il faut faire et ne pas faire pour qu'un achat soit pris en compte...

vendredi 5 novembre 2010

Un an d'utilisation de Mailorama

Il y a maintenant un an, je m'inscrivais sur le site Mailorama, programme de fidélité et de cash back comme son éditeur Rentabiliweb le présente, et qui avait fait parler de lui en distribuant des billets dans Paris.

Comment fonctionne Mailorama ? Quels sont les modes de rémunération proposés ? Qui sont ses clients ? Ce sont les questions auxquelles je me propose de répondre aujourd'hui en vous livrant une petite étude d'une année complète de réception d'e-mails rémunérés.

« Gagnez de l'argent avec les mails rémunérés »

Mailorama vous propose de gagner de l'argent en recevant par e-mail des offres non ciblées de la part d'annonceurs et de profiter des bonnes affaires qui vous sont proposées (en grande majorité sous la forme de cash back : le marchand vous rétrocède un pourcentage de votre panier d'achats ou parfois une somme fixe).

L'inscription est très simple et rapide, très peu d'informations sont demandées et aucune ne semble être vérifiée, si ce n'est l'adresse e-mail (et l'adresse postale doit l'être lors de l'envoi du 1er chèque, si vous avez cumulé suffisamment d'euros sur votre compte...).

Informations sur le foyer

Goûts

On retrouve aussi un très classique système de parrainage de nouveaux membres qui fait gagner 0,50 € par filleul inscrit.

Le modèle Mailorama

Mailorama semble avoir résolu le problème d'acquisition des annonceurs en puisant presque exclusivement dans le vivier de l'affiliation. Ainsi, toutes les campagnes poussées vers sa base d'inscrits sont issues des plus grands programmes d'affiliation du Web : Zanox, TradeDoubler, LSF Interactive (que je ne connaissais pas) etc. Certaines sont poussées directement par Mailorama ou Rentabiliweb (l'éditeur du service), mais c'est l'exception qui confirme la règle.

En fonction de l'offre proposée par l'annonceur et du type de rémunération définit par la plateforme d'affiliation, Mailorama peut alors proposer plusieurs sortes de gains pour le membre, dont voici la liste :

  • une rémunération à le lecture de l'e-mail ou à la visite du site de l'annonceur (on est alors dans un modèle au CPC ou au CPM),
  • à l'action : participation à un jeu-concours, inscription à une newsletter, demande de devis, etc. (CPA),
  • un cash back à l'achat,
  • plus anecdotique : le cadeau offert à la commande (Les Éditions Atlas semblent les seuls à le proposer) ou le tirage au sort (pour Meetic).

Il n'y a généralement - dans 99% des cas - qu'un seul type de gain par e-mail reçu : on ne cumule donc pas la lecture, la visite et le cash back.

Les campagnes semblent orchestrées directement par Mailorama, mais il arrive que l'annonceur participe à la conception du message en de rares occasions (par exemple une demande de co-registration à une newsletter).

La structure des gains pour le membre est simple :

  • 0,01 € pour chaque e-mail du type « rémunération à l'ouverture » ;
  • 0,02 € pour chaque e-mail du type « rémunération à la visite du site » ;
  • une somme variant généralement entre 0,10 €, 0,20 € par action (inscription, jeu-concours, demande de devis, mise en vente de produits, etc.) ;
  • un cash back lui aussi très variable : somme fixe pour le PMU ou la FDJ, pourcentage du panier pour la plupart des autres marchands, le mieux-disant étant Yves Rocher avec 26% de cash back.

On retrouve les grands annonceurs du Web et les programmes d'affiliation : Orange, FDJ, Smartbox, VistaPrint, Pages Jaunes, Bouygues Telecom, Decathlon, MMA, CDiscount, Cetelem, Microsoft, etc.

Certains annonceurs fonctionnent exclusivement au cash back (Yves Rocher), d'autres mixent plusieurs modèles (cash back et CPC) comme Orange ou la Fnac. Les plus petits optent généralement pour un gain à la lecture de l'e-mail ou la visite du site.

Courant 2009, les offres semblaient être majoritairement tournées vers le cash back mais l'année 2010 semble avoir marqué un tournant dans la typologie des gains et les CPC, CPM et CPA ont fait un retour en force. De même les 0,02 € par visite semblent avoir laissé la place aux 0,01 € par lecture d'e-mail.

Résultats d'une année de gains

J'ai reçu en un an de participation 522 e-mails. Sur ces 522 e-mails, 493 concernaient un « push » effectué pour un annonceur unique. Soit un peu moins de 10 e-mails par semaine sur une année.

Je n'ai pas compté les annonceurs, mais ils devaient être quelques dizaine, les plus récurrents étant La Française des Jeux (Loto, PMU, etc.), Orange, La Fnac, et Yves Rocher.

J'ai aussi reçu 22 « newsletters » (c'est moi qui les appelle ainsi) contenant plusieurs messages publicitaires (généralement l'annonce de « l'arrivée » d'un nouvel annonceur et dans 99% des cas il s'agissait d'offres de cash back) ; le reste des e-mails reçus étant composé soit de messages de service (notification de gains), soit de publicités propres à Mailorama (lancement du site Textorama.fr, de la fan page Facebook, ces deux messages étant d'ailleurs rémunérés 0,02 €).

N'ayant pas effectué d'achat à travers les différentes offres de cash back proposées, mes gains concernent uniquement les ouvertures d'e-mails, visites de sites et participations à tout ce qui était gratuit (jeux-concours, inscriptions à des newsletters, etc.) et ne peuvent donc être représentatifs des gains moyens sur Mailorama.

J'ai gagné exactement 2,19 € ce qui me semble correspondre au gain moyen par membre généralement constaté sur les sites vivant de revenus publicitaires. Impossible par contre de contrôler l'exactitude des sommes gagnées tant elles sont fractionnées (tous mes clics et inscriptions ont-ils été comptabilisés ?). Il serait par contre intéressant de connaître le montant perçu par Mailorama pour chaque centime reversé à un membre.

Répartition des e-mails reçus pour chaque catégorie :

  • Lecture : 175
  • Visite : 46
  • Inscription/jeu/newsletter/devis : 64
  • Questionnaire : 4
  • Loto/Paris en ligne* : 43
  • Cash back : 158
  • Cadeau à la commande : 3

(* il s'agit aussi de cash back mais je voulais les distinguer des autres produits.)

Répartition par types de gains :

Structure des gains

Les deux grands types de revenus :

Grands types de revenus

Catégories d'e-mails envoyés par Mailorama :

Grandes catégories d’e-mails envoyés par Mailorama

Quelques remarques :

  • Priceminister a poussé deux offres récompensées uniquement à la mise en vente de produits, donc propres à son modèle économique.
  • Certains messages doivent s'ouvrir dans une fenêtre de navigateur classique et non pas dans le logiciel de messagerie (~15% des cas), sans doute pour des raisons techniques de marquage ou de la technologie d'affichage retenue (Flash).
  • Mailorama a étrangement poussé un unique e-mail de qualification avec cette question (elle aussi rémunérée 0,02 €) : Avez-vous dans votre foyer, un ou des enfant(s) de moins de 3 ans ?
  • Les offres par e-mail sont « périssables » dans le sens où les supports visuels ne sont plus disponibles en ligne et rendent parfois la consultation de l'e-mail a posteriori impossible. C'est d'ailleurs une des tares de ce format.

En conclusion...

Hors cash back, les gains ne sont pas suffisants pour retenir un membre, malgré l'ouverture systématique de tous les e-mails reçus sur 12 mois. Le seuil de paiement étant fixé à 20 €, il me faudra près 10 ans pour percevoir cette somme ;-)

La véritable source de revenus pour le membre réside donc dans le cash back, mais ce système n'est pas non plus efficace : il est rare de trouver la bonne offre au bon moment et il ne diffère en rien de ce que peuvent proposer les autres systèmes du marché (eBuyClub, Fabuleos, iGraal, etc.). L'achat est un acte occasionnel voire marginal pour certains produits et il est difficile de fidéliser le membre uniquement sur des perspectives lointaines de gains...

En tout état de cause, Mailorama fonctionne donc grâce à l'utilisation judicieuse des programmes d'affiliation (mais avec les contraintes qu'on leur connaît comme le problème de traçabilité des gains, la mauvaise foi des marchands, les problèmes d'implémentation technique, etc.) et surtout l'absence de contrainte ou d'effort à fournir pour le membre, si ce n'est ouvrir des e-mails sur un compte dédié au junk-mail.

Et vous, qu'en pensez-vous ?