Vialet's blog

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samedi 7 novembre 2009

La guerre est une affaire sérieuse

Georges Clémenceau aurait dit : « La guerre est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux mains des militaires. » Certes. Encore faut-il que les civils s'y intéressent.

Général Michel Yakovleff en épigraphe de son ouvrage Tactique Théorique.

lundi 19 octobre 2009

La recette de la victoire

Je ne connais de recettes pour assurer la victoire. Ce que je sais, c'est qu'il faut saisir toute possibilité et ne jamais laisser s'échapper une occasion.

Kenshim Uesugi, cité dans le Hagakuré (XVIIIe siècle)

dimanche 19 avril 2009

Usage des blindés dans Close Combat 3

Pièce maîtresse de toute offensive, cette arme se compose de différents types de véhicules : le blindé léger, destiné à la reconnaissance ou à un appui infanterie, le blindé moyen équipé soit d'un canon court (appui infanterie) ou d'un canon anti-char, le blindé lourd, chasseur de char par excellence mais très peu manœuvrable (particulièrement en ville) et enfin le canon auto-moteur qui reprend les caractéristiques des chars : léger, anti-char, d'appui, etc. Sa caractéristique principale étant l'absence de tourelle.

Composition de votre groupe de combat blindé

La composition idéale de votre groupe de combat devrait comprendre 2/3 de blindés moyens et 1/3 de blindés lourds (si disponibles). Bien employé, un blindé moyen peut venir à bout de n'importe quel char lourd, à condition que la supériorité numérique et la surprise lors de l'engagement soient avec vous. A l'inverse, un blindé lourd pourra tenir tête à un nombre supérieur de blindés moyens pour peu que vous le placiez en position défensive idéale (en embuscade dans une ville, avec un ligne de tir dégagée en rase campagne).

Les différences entre blindés moyens et lourds évoluera tout au long de la guerre, notamment du côté Soviétique ou l'absence de blindé lourd moderne sera compensée par des chasseurs de chars en 1942-1943. Côté Allemand, il faudra tout simplement attendre 1943 pour voir l'armée dotée de son premier blindé lourd, le Tiger I.

Mais une bonne conception tactique de l'attaque vous donnera la possibilité de vous passer totalement de chars lourds, à condition d'avoir suffisamment de points en réserve afin de combler vos pertes...

Enfin, un blindé moyen et bien évidemment lourd étant difficilement remplaçables, faites-les toujours précéder par des unités d'infanterie mobile (si possible équipée d'armes anti-char), d'engins blindés rapides (semi-chenillés, voitures blindées) ou de blindés légers. Ce type d'unité rapide pourrait débusquer un blindé ennemi sans risquer d'être systématiquement détruit.

Retenez bien...

  • qu'il vous faut surveiller le niveau de munitions embarquées, notamment pour le IS2, le StuG IIIb ou tous les blindés Allemands lors de la défense de Berlin ;
  • un chasseur de char immobilisé est virtuellement hors de combat car il lui est impossible de pivoter son canon - protégez donc ses flancs ;
  • les blindés soviétiques ont une cadence de tir nettement inférieure à celle de leurs homologues allemands, ceci étant du d'une part à des équipages de moins grande valeur, à une tourelle plus exiguë ou mal conçue (pour le T-34, par exemple), et à certains types de munitions employés (notamment pour les chasseurs de chars SU122 ou SU152) ;
  • plus un blindé est lourd, plus difficile sera sont déplacement en milieu urbain - il pourra même lui arriver d'être immobilisé par des obstacles ;
  • attention aux forêts, aux palissades, vous risquez d'y casser une chenille (irréparable en combat) - préférez le déplacement "sneaking" dans ces environnements peu praticables ;
  • un tir indirect sur un bâtiment peut provoquer des dommages au char situé à proximité.

Les différents degrés de dommages d'un char

  • canon ou mitrailleuse enrayée (jammed), réparable par l'équipage ;
  • moteur gelé (particulièrement vrai pendant le rigoureux hiver 1941-1942) ;
  • véhicule bloqué après une mauvaise manœuvre (par exemple, en traversant un gros obstacle) ;
  • problème mécanique de l'arme principale ou secondaire(s), réparable par l'équipage ;
  • arme principale ou secondaire(s) détruite par un tir au but (généralement dans la tourelle) ;
  • armes secondaires détruites (tourelle ou caisse) ;
  • immobilisation (après un tir direct - caisse, chenille, mort ou incapacité du conducteur - ou indirect - en visant un bâtiment proche du char) ;
  • équipage touché (chef de char, assistant, conducteur, artilleur, etc.).

L'équipage d'un véhicule immobilisé aura tendance à fuir l'engin si aucune unité de commandement se trouve à proximité d'elle et qu'elle subit le feu de l'ennemi. Un blindé évacué est perdu (mais pas son équipage qu'il vous faudra protéger dans sa retraite).

Conseils tactiques :

  • si vous êtes sûr de votre supériorité numérique et/ou de votre puissance de feu, concentrez tous vos chars sur une crête ou dans une zone dont l'horizon est le plus dégagé possible afin d'éliminer rapidement toute opposition qui se présenterait à vous (méthode du peloton d'exécution) ;
  • utilisez toujours vos blindés par paire, ou mieux, par groupes de trois, vos chars auront ainsi la possibilité de se couvrir mutuellement et bénéficieront de plusieurs tirs sur un objectif avant que celui-ci ne tire ou ne recharge pour faire à nouveau feu ;
  • évitez d'exposer vos flancs et vos arrières, parties les moins bien blindées ;
  • utilisez les bâtiments afin de couvrir vos flancs ou tout autre obstacle qui romprait la ligne de mire des unités adverses ;
  • pendant la première moitié du conflit, approchez-vous le plus possible de l'adversaire avant d'engager le combat et faire feu à bout portant afin d'augmenter la puissance de destruction de vos armes (ce conseil est particulièrement vrai pour les Allemands) ;
  • (dans le cas des Soviétiques, face aux monstres allemands de la fin du conflit ou des Allemands au début de la guerre) vous n'aurez pas forcément de deuxième chance après un coup manqué : concentrez donc au maximum votre puissance de feu sur une unité avant d'engager un deuxième adversaire ;
  • supervisez toujours vos manœuvres spéciales, par exemple les marches arrières, car l'intelligence artificielle peut vous réserver de drôles de surprises (comme présenter son flanc à l'ennemie, par exemple, ou faire brusquement un tour à 360°) ;
  • lorsque vous déplacez vos blindés, faites-les toujours précéder par des unités d'infanterie afin de dégager les zones propices à des embuscades : mieux vaut sacrifier une unité d'infanterie entière qu'un blindé (une bonne unité valant environ 15 à 30 points quand un char moyen en vaut de 80 à 100).

Bonnes parties !

jeudi 2 avril 2009

Si Attila avait vécu au 21e siècle

Attila

Crédits : Martin Vidberg

mardi 17 février 2009

Le rôle du commandement dans Close Combat 3

Après un billet consacré à l'installation et la personnalisation "optimale" de Close Combat 3, je débute aujourd'hui une série d'articles de fond qui dispenseront quelques conseils d'ordre tactiques sur le commandement, les blindés, l'infanterie, etc. Nous passerons aussi en revue le matériel, le déploiement, les tactiques de combat, etc. afin de vous démontrer la subtilité et la profondeur de jeu de CC3.

Jawohl, herr Major !

Chaque unité dans CC3 est commandée par un sous-officier ou un officier, quel que soit son type (infanterie, artillerie, mécanisée ou blindée).

Il existe deux types de commandants dans CC3 : les unités de commandement, qui sont aussi des unités combattantes mais dont le rôle principal est comme son nom l'indique, de commander (sic). Elles peuvent être constituées d'infanterie, de véhicules de reconnaissance, de half-tracks ou bien de chars blindés. En tant que joueur, vous incarnez le leader de la première unité de commandement. C'est vous qui mènerez en personne vos troupes au combat. Chaque unité est commandée par un sous-officier voire un officier après promotion : c'est le deuxième type de commandants du jeu. Meilleur sera le commandant d'une unité (valeur déterminée par son grade, son expérience, ses décorations, etc.), plus grande sera son autonomie et sa résistance morale.

Simulation tactique par excellence, CC3 repose avant tout sur le respect de la chaîne du commandement : vous devrez être partout à la fois ! Mais surtout vous assurer que vous envoyez au feu des unités suffisamment expérimentées pour se passer d'ordres directs ou bien qu'une unité de commandement les seconde.

Les grades disponibles

Votre groupe de combat est dirigé par vous-même, le plus haut gradé de tous vos soldats au début du jeu si vous optez pour la grande campagne qui couvre tout le conflit germano-soviétique (1941-1945). Vous aurez alors côté allemand le grade de Unterofficier (Master Sergent), puis au fur et à mesure de vos réussites tactiques : Unterfeldwebel (1st Sergent), Leutnant (Lieutenant), Oberleutnant (1st Lieutenant), Hauptmann (Captain) et enfin Major (Major). Les grades sont difficilement transposables dans la nomenclature Soviétique, je ne m'y risquerai donc pas ;)

Vous gagnerez du grade en fonction de vos victoires lors des différentes Opérations qui composent une Campagne. A l'inverse, les sous-officiers ou autres commandants qui composent votre groupe seront promus en fonction de leur attitude au combat : bravoure, expérience, nombre de chars détruits, etc.

Dans le cercle tu resteras

Le commandement est représenté par un cercle de couleur (qui va du noir au vert ; le vert étant d'ailleurs la couleur qui signifie que vous êtes au maximum de vos capacités : commandement, munitions, santé, etc.). Toutes les unités à l'intérieur de ce cercle sont sous votre contrôle direct. Meilleurs vous serez au combat (ce qui se traduit par des victoires mineurs, majeures, décisives ou totales), plus vite vous gagnerez du galon. Ce dernier vous permettra avant tout de contrôler en même temps un plus grand nombre d'unités en augmentant le diamètre de votre zone de contrôle. Il en ira de même pour vos subordonnés.

Close Combat

Que se passe-t-il alors quand une unité n'est pas sous votre contrôle ou sous celui d'un de vos (sous) officiers ? Deux cas de figure :

  • l'unité pourra être utilisée comme bon vous semble, mais son moral et son initiative dépendront alors directement de l'officier et des troupes qui la composent.
  • Si vous oubliez d'assigner une tâche à une unité et de le lui rappeler, elle aura alors tendance à prendre des initiatives d'elle-même ! Soyez donc sûr que vos troupes sont toujours sous contrôle ou occupées.

Une petite astuce : une unité immobile qui répond à un ordre affichera toujours l'arc de cercle symbolisant l'orientation de son arme principale. Si jamais cet arc devait disparaître, alors cela voudra dire que l'unité va d'elle-même se fixer un objectif (quitte à révéler sa position, faire feu, sortir d'un ordre "embuscade", etc.).

Sous votre contrôle direct, une unité tiendra fermement sa position et bénéficiera de votre niveau de moral (qui est très élevé et aidera des unités de conscrits à supporter un tir de suppression). Une unité privée de commandement aura tendance à fuir si jamais elle se trouvait dans une situation bien difficile (pertes élevées, feu croisé, blindé immobilisé, etc.), voir même à se rendre si l'ennemi est proche d'elle !

Close Combat  - Unité sans commandement direct sous le feu de l'ennemi

Autre astuce : un commandant placé dans un véhicule ou dans un blindé augmentera son rayon de commandement, mais n'oubliez pas qu'il n'en sera que plus visible et deviendra une cible de choix pour l'adversaire. A l'inverse, faites tout pour éliminer les unités de commandement ennemies que vous aurez repérées, car cela brisera le morale des troupes adverses et provoquera leur fuite !

Enfin, Je vous conseils aussi d'avoir toujours deux unités de commandant : votre personnage assisté d'un autre commandant, si possible équipé du meilleur blindé disponible (ce qui l'aidera à gagner du gallon et donc à améliorer son propre rayon de commandement, doublant ainsi l'autonomie de votre groupe de combat) afin de doter vos deux axes d'attaque ou points de défense d'un solide commandement.

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