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jeudi 12 avril 2012

Vraie-fausse confirmation d'inscription chez LivingSocial

Tout est bon en matière de ventes façon daily deals pour « accrocher » l'internaute, quitte à lui envoyer de fausses confirmations d'inscription, comme vient de le faire LivingSocial.

J'ai reçu dans la nuit du 30 mars dernier un e-mail de Living Social, poussé sur l'adresse qui m'avait servi à m'inscrire sur ce site. Très intrigué par son contenu - une demande de validation de mon inscription - je clique dans le doute sur ce lien de confirmation.

Activez_des_maintenant_votre_inscription_sur_LivingSocial.png

L'intitulé de l'e-mail, « Activez dès maintenant votre inscription sur LivingSocial » ne laissait que peu de doute quant à la destination de ce message.

Quelques secondes plus tard, je devais recevoir une confirmation de mon inscription mais... au programme Évasions (voyages) de LivingSocial ! :-)

Bienvenue_sur_LivingSocial_Evasions.png

En consultant l'historique de mes messages chez LivingSocial, je découvre que mon inscription auprès de ce concurrent de Groupon remontait à avril 2011.

Il fallait bien regarder le logotype de ce faux e-mail de confirmation et faire attention à sa signature escapes, envoi qui était en réalité une campagne de recrutement pour le programme Évasions de la marque. Mais à aucun moment cette subtilité n'est expliquée dans l'e-mail de « confirmation ».

Tout semble bon pour recruter du membre, quitte à tromper grossièrement les internautes. :-(

Contactée par mes soins, l'équipe de LivingSocial ne m'a pas encore fourni d'explications sur cette bien curieuse façon de procéder...

samedi 23 juillet 2011

Licence globale en 2012, Guvera, MXP4 et dématérialisation

Des nouvelles de MXP4

En avril dernier, MXP4 lançait Bopler Games, un jeu musical sur Facebook. Depuis 3 mois, l’application, actuellement en bêta publique, a regroupé presque 200 000 utilisateurs « sans marketing et avec une base catalogue très faible au démarrage », a confié Albin Serviant, son CEO, à TechCrunch.

Billet à lire sur TechCrunch France

Martine Aubry propose une licence globale de 2 € par mois...

La candidate à la primaire socialiste a réaffirmé sa volonté d'abroger la Hadopi et de lui substituer un système de contribution sur les abonnements à Internet. Son coût ? Deux euros par mois et par abonné, soit un budget d'un demi-milliard d'euros par an sur une base de 20 millions d'abonnés en France.

A lire sur 01net.

...projet qui n'a pas tardé à faire réagir les labels de musique

Premières concernées par les mesures de lutte contre le téléchargement illégal, les maisons de disques analysent la proposition de Martine Aubry (voir ci-dessus) de remplacer la loi Hadopi par une contribution mensuelle de deux euros de la part des abonnés à Internet. (Analyse est un bien grand mot : le P-Dg d'Universal Music trouve 40 millions d'euros de budget quand d'autres voient un demi-milliard, soit plus de deux fois le marché de la musique enregistrée en France, ndla).

Lire l'article sur le site des Inrocks

Musique à la Fnac : moins en boutique, plus sur le Web

En réaction à des performances décevantes, le nouveau P-Dg de la Fnac, Alexandre Bompard, a dévoilé mardi un plan stratégique à 5 ans, « Fnac 2015 ». Développement du réseau, réorganisation des espaces, renouvellement du concept magasin, tels sont les axes forts de ce plan, où la musique occupera une place de choix (non plus en magasin, mais en ligne sur Fnac.com, ndla).

La suite sur le site de l'IRMA et lire la brève sur Musique Info

Spotify : « Future of music is access, not ownership »

J'ai un peu envie de dire « amen » aux paroles de Daniel Ek, P-Dg de Spotify, relevées par CNN jeudi dernier. Bien que prêchant évidemment pour sa paroisse, il répète une nouvelle fois ce que beaucoup refusent d'admettre (un peu comme pour le MP3 à la fin des années 90). La musique n'est plus une question de possession d'un objet mais bien un service : on accède à travers des devices, des tuyaux, à « sa » bibliothèque musicale. Et on ne reviendra plus en arrière.

Comme le disait @Valery__, on collectionne des playlists et non plus des fichiers (et encore moins des disques).

A lire sur le site de CNN

Hadopi: « La loi rend le citoyen lambda responsable »

Sécuriser sa connexion, les Labs d'Hadopi, le rôle de la Haute autorité, l'affaire TMG... Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi a répondu aux questions des internautes de L'Express qui nous en livre le compte-rendu.

Lire l'article sur le site de l'Express

Guvera se lance dans les daily deals

thumb_introducing_deals.jpgLa firme australienne Guvera, spécialisée dans le téléchargement gratuit financé par la publicité, diversifie encore ses activités et les modes de rémunération de la musique en cédant au sirènes des daily deals.

La start-up proposera très bientôt (en fait les 1ères offres ont été envoyées dans la nuit) un nouveau service calqué sur le « modèle » Groupon. A chaque « deal du jour » souscrit, l'internaute bénéficiera de crédits - des dollars semble-t-il - que l'on suppose ensuite convertibles en musique téléchargeable.

Voir l'annonce officielle (newsletter du 21 juillet) et le site dédié à ce service

dimanche 19 juin 2011

Groupon-Mania : quand Internet bégaye

google-offers-640.jpg

En matière de modèles originaux de vente sur Internet, le Web a connu plusieurs modes, parfois durables, souvent éphémères, depuis qu'Amazon a jeté les bases du e-commerce.

De la vente aux enchères aux « bons plans »

Il y eu tout d'abord l'engouement pour la vente aux enchères à la fin des années 90 : sur le sol français, on ne comptait plus les projets (Eurobid, iBazar, Aucland, Ontatoo, Evatek bien sûr ;-) ) dont il ne reste aujourd'hui pratiquement rien, hors eBay.

Juste derrière ce phénomène, la très fulgurante bulle de l'achat groupé emportée par Clust.com, qui n'est bien sûr pas sans rappeler le modèle Groupon.

Suivirent les shop-bots (dont Le Négociateur créé par mes camarades et amis de l'IIM) ou comparateurs de prix qui se comptaient alors eux aussi par dizaine. Modèle plus pertinent et essentiel face à la profusion d'offres et de produits, le modèle perdure à travers de nombreux représentants.

Plus tard, et pour une fois venue de France, la mode de la « vente privée » a littéralement explosé et les clones du modèle original vente-privee.com ont fait leur apparition en masse, là encore avec plus ou moins de bonheur (voir par exemple ces billets sur 24heures.fr ou encore Wantuno).

Tous ces modèles originaux ont connu la même évolution : d'abord l'émergence d'un précurseur, souvent Nord-américain, suivie d'une éruption de concurrents (plus problématique au début des années 2000 où un site devait sortir de ses frontières pour réussir et atteindre une certaine masse critique) directs ou sectoriels (niches). Ensuite l'écrémage et la contraction du marché autour d'une poignée d'acteurs, voire d'un seul, et parfois la disparition quasi-totale du concept (comme l'achat groupé ou le troc) suite à l'écroulement de la demande (la demande est souvent artificielle : stimulée par un « effet de mode », le bouche-à-oreille, des tarifs excessivement bradés, un marketing agressif, etc.).

La folie du modèle Groupon

Vous me voyez certainement venir avec cette longue introduction : j'ai le sentiment que nous sommes de nouveau au pic du développement de la vente de coupons de réduction selon Groupon. Et « pic » est un euphémisme quand on regarde de plus près ce marché.

Le lancement de LivingSocial en France (ou plus exactement à Paris) il y a quelques jours n'est que le dernier épisode d'une longue mais jeune saga (Groupon n'a que deux ans d'existence).

On ne compte donc plus le nombre de copycat du modèle original et ceux qui en vivent comme les agrégateurs. Nous y retrouvons d'ailleurs 3 Big Four : Google, Facebook et Amazon.

Mais amusons-nous à en dresser une liste - que j'espère exhaustive - pour le seul marché français. :-)

A cela il faut ajouter les agrégateurs de deals.

Comment expliquer cet engouement ?

Plusieurs facteurs ont fait du « modèle » Groupon un candidat idéal à la copie :

  1. L'absence de barrières technologiques à l'entrée : la mise en place d'un tel service est extrêmement simple d'un point de vue technique.
  2. Un abondant vivier de petits commerces, qui plus est trop souvent délaissés par les acteurs du e-commerce.
  3. L'extraordinaire croissance de Groupon qui fait des envieux (pour ne pas dire aveugle) ; sa « valorisation » aussi (20 milliards de dollars).
  4. Les limites conceptuelles du modèle (1 ou 2 deals par jour et par ville) qui offrent des espaces à la concurrence.

En ce qui me concerne, je doute de la viabilité du modèle. D'une part, on ne fidélise pas un client en bradant ses services à 50% ou plus. Les amateurs de deals auront plutôt tendance à courir la bonne affaire plutôt que de revenir chez un commerçant.

Et les commerçants eux-mêmes finiront par s'en lasser. Outre la grogne de ces derniers vis-à-vis des conditions imposées par le leader du marché ou de résultats parfois décevants, il suffit de voir leur attitude face à un modèle similaire (et quelque part précurseur de la folie Groupon) déjà bien implanté : Smartbox.

Les « clients Smartbox » sont généralement considérés comme des clients de seconde zone. Les prestations sont souvent vite expédiées afin de limiter les pertes de chiffre d'affaires. Et il en va de même pour Groupon et ses clones...

Moralité ? Il n'y a pas de « miracle Internet » : tout se paye, aussi bien un service que l'acquisition de clients.