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mercredi 27 juillet 2011

Qualité de Spotify, EMI et le piratage, Apple et la musique

De la qualité du streaming premium de Spotify

Ulysses Shi, un utilisateur averti (et Chinois) de Spotify, amateur de musique classique, a mené une enquête sur la véritable qualité du streaming Premium sur cette plateforme. Il livre ses conclusions sur son blog, qui ne sont pas en faveur de Spotify : seuls 30% des morceaux seraient encodés en 320 kbps !

Lire le billet (en anglais)

Résultats financiers d'Apple : la vente de musique reste marginale

Ce n'est pas un secret : Apple ne tire pas ou peu de profits directs de la distribution de musique numérique. Au contraire, elle est plutôt perçue comme une fonctionnalité de ses périphériques, à l'origine destinée à assurer les ventes de l'iPod et aujourd'hui de la gamme iPhone, iPod Touch et bien sûr iPad.

Faut-il y voir la preuve que le marché de la musique numérique ne se développera pas dans le download ? Ou que la musique seule (hors périphérique ou service) a décidément beaucoup de mal à percer ?

Lire la brève sur hypebot

Nouveaux déboires judiciaires pour l’américain Grooveshark

Un groupe d'éditeurs de musique et d'auteurs-compositeurs américains vient de déposer plainte contre le site de streaming Grooveshark, qui fait figure de dernier rempart du Web musical gratuit aux États-Unis. Un déboire judiciaire de plus pour la compagnie, qui vient s'ajouter au procès intenté contre elle par la maison de disques Universal Music. (La plainte peut être téléchargée ici, ndla.)

Lire le billet sur ElectronLibre.info

Amy Winehouse : le business de la mort ça se fait, ça ne se dit pas...

Pour avoir publié un tweet dans lequel il encourageait les membres de sa communauté à télécharger l'album phare d'Amy Winehouse sur la plateforme Zune, Microsoft a dû présenter ses excuses. La firme n'est pourtant pas la seule, loin de là, à profiter de la mort de la chanteuse pour dynamiser ses ventes.

A lire sur Numerama

Spotify : un succès très variable en Europe

Source : comScore / Clubic

A peine lancé sur le territoire américain, Clubic.com fait le point sur l'implantation de Spotify en Europe. Selon les pays, le site de streaming légal est plus ou moins populaire avec de grandes disparités suivant les régions.

La suite sur Clubic

Specific Media arrivera t-il à relancer le site MySpace ?

MySpace, ancienne fine fleur des réseaux sociaux, a été racheté par Specific Media, une régie publicitaire américaine (voir cette revue de presse). Le site pourra t-il renouer avec le succès ?

Analyse à découvrir sur Ina Global

Un ancien cadre d'EMI affirme que les pirates sont les meilleurs clients

L'ancien responsable de la stratégie numérique d'EMI, Douglas C. Merrill (et ex DSI de Google), a taclé la politique de la maison de disques au cours d'une conférence donnée en Australie. Il affirme que, dans l'ensemble, les plus actifs sur les réseaux P2P sont aussi les plus disposés à consommer de la musique légalement.

Article à lire sur Numerama

lundi 18 juillet 2011

Music social gaming avec EMI, Hadopi fait ses premières victimes

EMI ouvre le bal des jeux sociaux avec MXP4

EMI est la première major du disque à signer un partenariat en vue de la vente de musique à travers des jeux sociaux utilisant la monnaie virtuelle de Facebook. (Facebook Credits). Et cet accord a été conclu avec la société MXP4 qui aura en charge d'intégrer les titres de ses artistes comme Lily Allen, Gorillaz, les Jackson 5 ou David Guetta sur sa plateforme Bopler Games.

A lire sur The Guardian (en anglais)

Musique : le streaming prend le pas sur le téléchargement en France

Le streaming est aujourd'hui devenu le principal moyen d'écouter de la musique en France. Selon le dernier bilan REC de GfK, 51% des écoutes sur Internet se font désormais en streaming, et non plus à la suite d’un téléchargement (au 2e trimestre). Pour autant, les offres payantes ne parviennent pas encore à convaincre.

Lire la suite sur ZDNet

Google va-t-il enfin lancer sa boutique en ligne de musiques ?

Copyright frandroid.com/Google

Google Music va-t-il passer de l’envoi de musiques dans le cloud, à un vrai concurrent à Apple iTunes ? C’est ce que des indices laissés sur le nouvel Android Market laissent croire.

A lire sur le site FrAndroid

Face-à-face : Spotify vs Rdio vs Grooveshark vs Pandora

The Next Web nous propose un comparatif des 4 grandes solutions de streaming disponibles outre-Atlantique que sont Spotify, Grooveshark, Rdio et Pandora (ces deux derniers n'étant pas disponibles en Europe). Mais on s'en fiche, on a Deezer. Enfin presque. ;-)

Découvrir le comparatif sur TNW

Périlleuse conquête du Far-West pour Spotify

Alors que le marché de l'abonnement à des services de musique en ligne ne parvient toujours pas à décoller aux États-Unis, le suédois Spotify, dont le lancement sur le territoire américain est imminent, affiche des ambitions qui paraissent démesurées à ses concurrents. Mais le succès remporté en Europe par la start-up était tout aussi improbable. L'opération devrait donc faire figure de véritable « crash test » pour le modèle freemium dont elle s'est faite le héraut.

Lire le billet de Philippe Astor sur ElectronLibre.info

Convoqué par Hadopi, il crie à l’injustice

Il fallait bien une première victime collatérale... « J'étais furieux quand j’ai reçu ce courrier » : Robert Tollot, 54 ans, professeur de sciences économiques et sociales au lycée François-Mauriac de Forez (Loire), vient d'être convoqué par la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), pour récidive de téléchargement illégal.

A lire (et voir) sur Le Parisien

Licencié pour avoir téléchargé illégalement de la musique au travail

Ah non, deux ! En appel, le 31 mars dernier, la justice a confirmé le licenciement de l'aide comptable Mickaël P. « pour faute grave ». En cause, le téléchargement de fichiers musicaux avec le logiciel eMule depuis son poste de travail. B-)

La suite sur le site des Inrocks

mardi 28 juin 2011

Turntable, banc d'essai, SFR et EMI

Echoprint : la reconnaissance musicale gratuite et ouverte

Le fournisseur de nombreux services de musique en ligne, The Echo Nest, s'est associé au site de téléchargement 7digital et Musicbrainz afin de lancer une nouvelle offre : Echoprint. Ce service permettra à travers une API, la reconnaissance de morceaux via un catalogue de 13 millions de titres. Et ce, gratuitement et en Open Source. Du soucis pour Shazam qui peine à trouver un modèle économique...

A lire sur TechCrunch (billet en anglais)

Les plateformes de musique en ligne au banc d'essai

Quelle plateforme d'écoute de musique en ligne pour quelle utilisation ? La Croix passe pour vous en revue les différents sites de streaming disponibles sur le Web français (la journaliste est loin d'être exhaustive, ndla).

A lire sur La-Croix.com

Coup d'arrêt outre-Atlantique pour Turntable

Capture d'écran de Turntable.fm

Le plus gros buzz du Web musical depuis Spotify vient de subir un brutal coup d’arrêt, avec le blocage de l’accès à Turntable.fm hors du territoire des États-Unis. Un véritable coïtus interruptus pour de nombreux internautes non américains, qui montraient déjà les premiers signes d’une très forte addiction à ce nouveau service de streaming « en chambre ».

A lire sur ElectronLibre.info et sur GigaOM (en anglais)

Turntable.fm: découverte, partage et ping pong musical

Cette startup est décidément très à la mode... Gabriel Hallé de Teams, revient parler pour le site Don't believe the Hype de Turntable.fm, un concept vraiment abouti de plate-formes musicales.

Lire la suite sur le site de Virginie Berger

EMI : les enchères sont ouvertes !

C'est officiel depuis le début de la semaine ! La maison de disques EMI est à vendre. Dans un communiqué publié lundi (20 juin, ndla), la major anglaise, passée sous le contrôle de la banque américaine Citigroup il y a quelques mois, annonce que le conseil d'administration de sa holding va explorer les options stratégiques qui se présentent à elle, « y compris une possible vente, une recapitalisation ou une introduction en bourse de la compagnie ».

A lire sur Musique Info

Le cadeau aux ayants droit examiné à l'Assemblée le 4 juillet

C'est le 4 juillet prochain que les députés examineront le projet de loi sur la « répartition des contentieux et allégement de certaines procédures juridictionnelles ». Le texte déjà voté par le Sénat contient une nouvelle arme juridique accrochée à la ceinture des ayants droit.

La suite sur PC INpact

Spotify et SFR : présentation de l'offre conjointe

Le rapprochement entre l'opérateur SFR et l'offre de streaming en ligne Spotify (qui annonce 13 millions de titres disponibles) est consommé : SFR a en effet mis en ligne une page de teasing dont la teneur exacte nous sera révélée le 5 juillet prochain. Les packs les plus intéressants seront sans doute liés à la nouvelle formule d'abonnement « Carré » de l'opérateur.

Voir la page produit chez SFR

Crédit photo : article du blog Cup of Screws (qui explique d'ailleurs très bien le concept de Turntable.fm :-) )

mardi 22 mars 2011

Guvera, retour sur la startup australe

Guvera cover

Il y a un an se lançait aux États-Unis la startup Guvera, après une bêta de quelques mois en Australie.

Guvera est un nom qui ne doit probablement rien vous évoquer. C'est pourtant avec Beezik et Echolize une des rares offres de téléchargement gratuit (et immédiat) de musique sur le Web, sans DRM évidemment.

Guvera, acteur du « tout-gratuit » financé par la pub

Cette société australienne s'est lancée sur son marché en décembre 2009 afin de roder son service tout en capitalisant sur les artistes locaux. Après deux levées de fonds totalisant 30 millions de dollars, elle a très vite mis le cap sur les États-Unis fin mars 2010 avec de grosses ambitions : y détrôner tous les acteurs du marché.

Pour ceux qui ne connaissent pas les principes de fonctionnement du « Ché » de la musique numérique, un précédent billet vous présentera le service qui se veut une alternative au téléchargement pirate.

Le magazine Billboard a d'ailleurs classé Guvera en 8ème position des meilleures startups musicales de l'année 2010.

Vers une troisième levée de fonds de $9 millions

Malgré les sommes déjà levées il y a à peine un an, la société a lancé fin octobre 2010 une augmentation de capital afin de récolter au mieux 9 millions de dollars auprès de ses investisseurs initiaux (via AMMA Private Investment) ainsi que de nouveaux entrants.

Le dossier financier nous en apprend plus sur la situation actuelle de Guvera, ses freins ainsi que ses ambitions. Le premier objectif est de sécuriser les contrats passés entre Guvera et les majors EMI et Universal Music aux États-Unis et en Australie (pas moins de $700,000 seraient ainsi consacrés à ces contrats signés dans l'hypothèse d'une levée de fond minimale d'un million de dollars).

Les fonds levés, s'ils devaient atteindre les objectifs les plus optimistes, serviraient également à convaincre Sony-BMG d'ouvrir son catalogue dans ces deux pays et Warner en Australie seulement (la major étant particulièrement frileuse face aux sites « gratuits »). Du point de vue musique justement, le document fait état d'un tout petit million de morceaux MP3 encodés en 256 kbps, mais la société a annoncé disposer de 3 millions de titres sur Twitter en février dernier.

Guvera révèle aussi ses intentions d'explorer d'autres produits que la musique (films et séries TV) et de développer des applications mobiles afin d'y permettre le streaming de titres (le streaming sera à mon sens le cheval de bataille de l'année 2011 pour bien des startups). Guvera a aussi ouvert une antenne en Angleterre où elle négocierait les droits d'accès aux catalogues de musique.

Côté utilisateurs, bien que la startup se félicite de recruter 10 000 nouveaux utilisateurs par mois, elle ne comptait que 160 000 membres en janvier 2011 tous pays confondus (cf. annonce sur Twitter). Ils étaient 120 000 en octobre. C'est extrêmement peu sur un créneau aussi porteur que le gratuit, comparé aux 1,2 millions de membres de Beezik lancé quelques mois plus tôt mais sur un marché français considérablement plus petit et sans réel effort de communication.

Des taux de clics de 10% et plus

Les études de cas qui illustrent le dossier financier nous révèlent que le taux de clic s'échelonne entre 7% (pour American Express qui est aussi client de Free All Music) jusqu'à un remarquable 40% ; la moyenne des cas repris correspond plutôt à un taux de clic de 10~12%. Mais est-ce cependant l'exception ou la règle du système Guvera ?

L'entreprise, qui espère être profitable fin 2011-début 2012, fait état d'un chiffre d'affaire très modeste : 17 000 dollars de ventes réalisées en 2010 (chiffre à prendre avec beaucoup de précautions). Ce chiffre peut s'expliquer par la nécessité pour un annonceur d'une part de maîtriser le concept particulier des chanels développé par la startup, et d'autre part la difficulté d'évaluer le ROI d'une opération relativement coûteuse (plusieurs milliers de dollars, chaque titre téléchargé étant évidemment payé par l'annonceur).

Extrait de la brochure commerciale de Guvera

Il est d'ailleurs intéressant de jeter un œil à leur documentation commerciale qui met l'accent sur la fidélisation client quitte à faire une entorse à son modèle publicitaire original, diversification probablement imposée par le marché. Une démarche B2B - sans passer par le recrutement coûteux et la qualification de membres - aurait sans doute été plus judicieuse.

C'est d'ailleurs sur ce créneau que la société française MyFanGroup s'est tout de suite positionnée. Mais sur ce marché, Guvera a devant elle d'autres concurrents aux États-Unis : Music Interactive et Free All Music...

Quelques enseignements tirés de cette année d'exploitation

  • La musique représente 3/4 des besoins en trésorerie de la société, c'est un poids considérable et un frein au développement de toute startup officiant dans le monde de la musique numérique.
  • Le tout-gratuit n'est pas synonyme d'inscriptions spontanées et en nombre. Il aura fallu sponsoriser un roadshow pour que Guvera voit enfin son taux d'inscription grimper, malgré une couverture médiatique supérieure ou égale à celle de Beezik. Le processus d'accès à la musique est donc capital (téléchargement immédiat et illimité sur Beezik, limité et au final différé sur Guvera) en matière d'acquisition d'utilisateurs.
  • Convaincre les annonceurs d'utiliser un nouveau support publicitaire en ligne prend nécessairement beaucoup de temps. Le point mort ne sera atteint qu'après deux années d'activité selon les prévisions optimistes de Guvera. Les moyens humains et financiers liés à la commercialisation de ses produits représentent (après le développement de la plateforme en 2008-2010) le second poste de dépenses de la société, juste derrière la musique.

mardi 22 février 2011

Premier MusicNet.Work : un bilan mitigé

Logo du MusicNet.Work

Hier soir se tenait à la Cantine à Paris, le premier opus du MusicNet.Work, défini par ses promoteurs comme étant le rendez-vous parisien des acteurs de la musique et du web mixant débats, workshops, networking et rencontres artistiques.

Une très bonne initiative que ces réunions moins formelles à l'écart des grands événements comme le Midem et qui devraient permettre plus d'échanges et de dialogue. C'est ce que j'espérai, tout au moins.

Le thème de ce premier MusicNet.Wrork était : Le MP3 est mort, vive l’URL ? En d'autres mots, le téléchargement est-il devenu obsolète face au streaming et la dématérialisation complète de la musique.

Les intervenants

Le panel des intervenants était relativement bien équilibré avec major, label, artiste (Gotan Project), start-ups, journaliste. Toutes ces personnes étant bien entendu aussi consommatrices de musique ;-)

J'ai essentiellement retenu les interventions de Yvan Boudillet, d'EMI France (au digital business development) qui a parlé de la longue traîne, du manque de données sur les habitudes de consommation de leurs clients et de la nécessité de bâtir un relationnel plus fort. Pas un mot sur les exclusivités comme celle accordée à iTunes pour les Beatles, sur les fameuses avances à 6 chiffres demandées par les majors, la pauvreté relative du catalogue numérique alors qu'on espère bénéficier des effets bénéfiques de la longue traîne.

Gilles Babinet a beaucoup parlé de MXP4, sa société, et du social gaming qui est le nouveau cheval de bataille de cette start-up qui n'a pas réussi à imposer son nouveau format musical, justement à mi-chemin entre le MP3 et l'URL, pour reprendre l'objet de ce débat. Curieux de ne pas en avoir profité pour expliquer ce qui a fait échouer cette très bonne initiative, qui toujours selon Gilles, est la solution au problème actuel (donner de la valeur au numérique).

Laurent Bizot (No Format) qui n'a malheureusement pris la parole qu'une seule fois, représentait les « petits » labels, c'est-à-dire après les artistes ceux qui souffrent le plus de la crise du disque. Beaucoup d'émotion dans son témoignage. On a entendu le fameux leitmotiv du nombre de streams nécessaires sur Deezer pour financer un album (222 millions pour la petite histoire), ce qui n'a même pas fait réagir Annina Svensson de Spotify France assise en face de Laurent, mais qui a bien fait bruisser Twitter. Pas vraiment de débat contradictoire, donc.

Citons ensuite Franz Tournadour de Playlive que j'ai découvert grâce à cet événement, et qui a notamment travaillée avec Gotan Project, groupe représenté hier soir par Philippe Cohen Solal avec la double casquette de producteur et d'artiste, Romain Becker de Believe et Antoine El Iman de Noomiz.

Un débat plutôt consensuel

Le débat a vite tourné court, sachant que tous étaient plus ou moins d'accord sur le fait que l'URL était plus intéressante que le MP3 : capacité à tracer les écoutes (on a aussi bien évoqué le CRM, le marketing que les suggestions faites à l'auditeur), que la qualité - critère essentiel - qui peut être atteinte en streaming grâce aux débits actuels, que les méta-données (ici un faux ami en ce qui concerne la musique à mon sens) pouvaient être très riches en ligne vs le fichier, « perdu sur un disque dur » (sic).

A noter que Philippe Cohen Solal qui n'aime pas le MP3 (décidément !) est resté très attaché au vynil et a défini le CD Audio plus comme un produit qu'un objet musical. On aurait justement aimé que l'on parle plus d'objet musical, dématérialisé ou pas.

On s'est beaucoup focalisé sur ce que rapporte le streaming aux artistes et labels sans obtenir de réponse claire (aucune info sur le chiffre d'affaires de Spotify, on sait juste qu'au niveau mondial 45 millions d'euros ont été reversés aux labels en 2010). Pour Spotify, le véritable enjeu est notamment la taille du catalogue, ce qui donne plus de sens encore à mon dernier billet sur la guerre des chiffres.

Hadopi n'a pas été évoquée un seul instant, malgré la présence d'EMI. On aurait aimé avoir l'avis de la major sur ce sujet. Et bien sûr il a de nouveau été question de taxer les FAI. L'arlésienne de la musique !

Pas assez de questions-réponses

Après une heure trente de prises de parole successives d'environ 5 minutes par intervenants, qui ont globalement fait la promotion de leurs services, une petite session de questions-réponses a permis de relever le débat en toute fin de soirée : attaque sur l'approche purement marketing du débat, reproche sur l'absence totale de l'artiste et de la musique dans les discussions, avec une question simple : « sans artiste, qui fera la musique ? », la gestion des droits collectifs qui pourrait rétribuer tous les artistes, la musique comme simple produit d'appel pour d'autres services, etc.

Aucune réponse intéressante ne sera donnée, pas même par Gilles Babinet directement attaqué par une personne dans le public. Gilles avait fait une sorte de seppuku ;-) en « avouant » avoir bien profité de la vente de sonneries au début des années 2000. On peut saluer son franc-parlé mais était-ce le lieu idéal pour cet exercice ?

Gilles, encore, a lâché une petite bombe en révélant que l'accord entre Spotify et SFR serait signé, plongeant alors dans l'embarra une Anna Svensson qui manquait un peu de répondant.

Vers un second rendez-vous

Le prochain opus de MusicNet.Wrork pourrait se tenir fin mars-début avril (souhaitons-le car malgré les critiques, c'est une excellente initiative qu'il faut soutenir). Souhaitons que les organisateurs fassent des efforts sur :

  • le débat : que les échanges soient plus poussés entre les intervenants, quitte à se couper la parole,
  • qu'il y ait plus de débats contradictoires car l'industrie du disque et de la musique numérique en a besoin,
  • qu'une plus grande place soit accordée aux questions-réponses, de nombreux journalistes ou blogueurs avaient fait le déplacement et on posé de bonnes questions restées sans réponse,
  • une interaction entre les tweets (#MNW1) et les intervenants (réponse aux questions, réactions, etc.) serait intéressante ;
  • une salle plus grande ou plus de chaises, j'ai encore mal au dos ;-)

Bravo aux organisateurs et sponsors de la soirée et à la prochaine édition !