Vialet's blog

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lundi 22 mars 2010

La fabuleuse histoire de Spotizer

Avec beaucoup, beaucoup de retard, voici la revue de presse de l'industrie de la musique en ligne !

Musique : les sites de streaming menacés ?

Plébiscités par les consommateurs, les sites d'écoute comme Deezer et Spotify ne génèrent pas encore assez de revenus pour payer les avances réclamées par les majors pour céder les droits de leurs catalogues.

Lire l'article sur Le Figaro

MyMajorCompany : ce que personne ne dit

Les labels participatifs soufflent le chaud et le froid depuis quelques semaines. Entre lancements, faillites, trucages et concepts tous plus novateurs les uns que les autres, on ne sait plus à qui se fier. C'est au tour de MyMajorCompany d'être la cible de « révélation » sur ses mauvaises pratiques par Jean-Marc Vincent d'Ultime Music. On est tout de même loin du modèle participatif prôné à l'origine par ses fondateurs...

Le billet a été retiré par www.musiciens.biz à la demande de MyMajorCompany, justement :-(

Pourquoi Matthew Ebel quitte SellaBand

Quand on parle du loup... Après sa mort subite et sa résurrection soudaine la semaine dernière, le monde selon SellaBand continue à interroger les artistes, Matthew Ebel lui a tranché et il nous explique pourquoi il se passe des services de l'historique site de production communautaire.

Lire le billet sur hypebot

Ce que la Hadopi saura sur (vous) les (vilains) pirates

Un décret d'application publié au Journal officiel le 7 mars précise les données personnelles qui seront récupérées et combien de temps elles seront conservées.

Lire l'article sur 01net.

Pandora vise les 100 millions de chiffre d'affaires cette année

Non, vous ne rêvez pas, il existe bien un service de musique sur le Web qui rapporte de l'argent à l'industrie du disque et à ses fondateurs. Certains prétendent d'ailleurs que les revenus générés sont supérieurs à ceux de YouTube pour les reversements. Il aura fallu 10 ans à Pandora pour atteindre l'état de grasse. Objectif ? La rentabilité et 100 millions de dollars de chiffre d'affaire pour 2010.

Lire la brève sur le Journal du Net

Le SNEP : le P2P restera le roi du piratage

Le secrétaire général du SNEP, David El Sayegh, qui représente en France les plus grandes maisons de disques, veut se persuader que l'Hadopi sera efficace à l'encontre du piratage, et que les internautes ne pourront pas se tourner vers d'autres pratiques illégales que le P2P.

Lire l'article sur Numerama

L'incroyable destin de Spotizer

Un peu d'humour pour finir cette revue de presse avec la fabuleuse histoire de « Spotizer » en 10 étapes ;-)

Lire le billet sur B comme BoxSons

mercredi 4 novembre 2009

Bientôt le grand shift de la musique en ligne ?

On ne veut pas de taxe sur sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à Internet ! Ne cherchez pas, ce n'est pas une annonce faite par l'AFA, mais par David El Sayegh, président du SNEP et reprise par l'AFP.

Dans l'attente du rapport Zelnik

Cette prise de position à rebrousse poils par certains égards, intervient très peu de temps avant de la publication des propositions de la commission (à la méthodologie quelque peu douteuse).Peut-être aura-t-elle comme premier effet de relancer le débat autour de l'Hadopi qui avait un peu perdu de sa vigueur.

A l'origine, la Sacem et l'Adami ont avancé l'idée d'une taxe compensatrice prélevée sur les résultats des FAI : un mécanisme similaire à celle sur la copie privée (chaque support numérique est taxé afin de compenser le manque à gagner du à la copie privée de films ou de CD audio).

Tout sauf la licence globale

Cette levée de boucliers a deux principales raisons :

  1. Elle troublerait le consommateur-internaute comme elle trouble le copieur de CD audio en herbe : si taxe il y a, alors copier ou télécharger je peux. On retrouve très souvent ce raccourci dans les récriminations des internautes à l'égard des "majors".
  2. Mais surtout, elle pourrait créer un précédent pouvant mener vers la licence globale, ultime hérésie pour le SNEP.

A défaut d'innover, effrayons les internautes ; à défaut de leur faire peur, faisons-les payer, tel pourrait être le nouveau credo de la Sacem et de l'Adami, quelques peu défaitistes.

Le SNEP n'aurait probablement pas tenu de tels propos il y a un ou deux ans, avant l'élaboration de la loi Création et Internet. Mais aujourd'hui, le temps presse car le marché du disque et ses modes de consommation associés sont moribonds. La musique est au cœur de tous les enjeux, et les ténors du Web ou de l'informatique grand public sont bien mieux placés que les actuels tenants de cette industrie. La musique accessible partout et pour tous est déjà là, indépendamment du "piratage" P2P.

Demain, c'est aujourd'hui !

Le combat d'arrière garde de l'Hadopi vieillit aussi vite et encore plus mal que les modes de distribution et de consommation actuels de biens culturels. Le grand shift, c'est-à-dire la dématérialisation totale de (l'accès à) la musique, c'est pour aujourd'hui.

Que celle-ci passe par une licence globale, des formats propriétaires verrouillés (MXP4, Cocktail, CMX...) et/ou tout autre mécanisme associé à des lecteurs nouvelle génération, n'a en fin de compte aucune importance pour l'industrie qui remplacera celle du disque. Par contre, pour nous amateurs de musique et vous les artistes, ce choix est essentiel et nous avons tous notre mot à dire.

A condition qu'on nous écoute...

vendredi 12 juin 2009

La double peine d'Hadopi

Le Journal du Net a posé trois questions à David El Sayegh, du SNEP (le syndicat qui défend l'intérêt des producteurs de disques), dont cette dernière question :

Passer devant un juge pourrait-il faire craindre à un internaute visé que se rajoutent des poursuites pénales pour contrefaçon ?

Sa réponse, bien qu'ambigüe, révèle en fait les intentions du SNEP :

Non, il n'y aura aucun risque de sanction pénale car ce qui est sanctionné, c'est de ne pas avoir protégé sa connexion Internet après des actes de contrefaçon. Pas d'avoir commis des actes de contrefaçon. C'est en effet le titulaire de la ligne qui est visé par la riposte graduée, par forcément l'internaute qui télécharge des contenus de manière illicite. Nous ne poursuivrons pour contrefaçon que des individus qui en font le commerce ou qui organisent ces réseaux.

En clair : seront sanctionnés par Hadopi (c.à.d. lignes coupées, paiement de l'abonnement malgré la perte de la connexion Internet) celles et ceux qui n'ont pas protégé leur connexion Internet après avoir été avertis. Mais seront poursuivis au pénal (5 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende) ceux qui en font commerce (?!) ou qui organisent ces réseaux.

Toujours autant de notions floues : que signifie la protection de sa ligne ? Qu'est-ce que l'organisation des réseaux de téléchargement illicite ? En l'absence de réponses, il est naturel de craindre que le SNEP se réserve bel et bien le droit d'attaquer au pénal toute personne s'étant fait prendre dans les mailles du filet tendu par Hadopi.