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lundi 5 septembre 2011

Dossier cloud musical, RIM aime la musique et Facebook aussi

Le marché de la musique a amorcé une transition en 2010

Le Figaro publie en exclusivité le rapport annuel « L'économie de la production musicale » du SNEPtélécharger ici). Il révèle un marché de la musique en pleine restructuration et des usages en profonde mutation. Les ventes numériques ont progressé de 14%, en France, en 2010, pour atteindre plus de 88 millions d'euros.

Lire l'article sur LeFigaro.fr

BBM Music, l’offre de musique dématérialisée de RIM

Interface BBM Music

Au tour de RIM, le fabricant du BlackBerry, de se lancer dans le streaming audio sur sa plateforme mobile. Plus proche d'un Spotify que d'un service dans le « cloud » (mais très connoté social : plus vous avez d'amis et plus vous pourrez écouter de morceaux différents), BBM Music, toujours en bêta limitée, a d'ores et déjà convaincu les 4 majors du disque qui ont signées avec RIM un accord de diffusion de leurs catalogues.

A découvrir sur le blog Fredzone

Facebook lancerait une plateforme musicale

Le site Mashable indique que Facebook lancerait cette plate-forme le mois prochain en collaboration avec trois partenaires : Spotify, MOG et Rdio (ce qui semble très surprenant, ces trois services occupant tous le même créneaux et quasiment le même secteur géographique, ndla). Ce nouveau service sera présenté le 22 septembre au cours du prochain f8, la grand-messe des développeurs du réseau social.

Lire la brève sur Branchez-vous et sur Mashable

YouTube et le futur de la musique en ligne

Nouvelle interface, playlists, reconnaissance de musique, YouTube rajoute régulièrement des fonctionnalités. Ça n’a l’air de rien, mais mises bout à bout, ces innovations vont avoir des conséquences très importantes pour le futur de la musique en ligne. Petit tour d’horizon et des perspectives qui nous attendent. (Depuis le temps que je dis que ce n'est pas Deezer ou Spotify les véritables « menaces » du « gratuit », mais YouTube, première plateforme musicale sur le Web, ndla.)

A découvrir sur Toc-Art

Cloud Musique : stocker et écouter sa musique en ligne avec un smartphone ou autre

Tous les géants en ligne l'ont bien compris, la « musique dans les nuages » est le futur service qu'il faut impérativement développer ! Depuis juillet 2011, Google Music propose un service de musique en ligne pour l'instant exclusivement pour les États-Unis. Dès cet automne, iCloud et son itunes in the cloud synchronisera automatiquement toutes vos musiques, achetées ou téléchargées, sur tous vos périphériques Apple. Amazon a déjà une bonne longueur d'avance et coupe l'herbe sous le pied à tout le monde avec l'Amazon Cloud Drive pour le stockage et Amazon Cloud Player son lecteur audio.

Dossier à lire sur Generation-NT

Qu’est ce que le code ISRC et comment l’obtenir ?

Virginie Berger nous explique ce qu'est un code ISRC et comment l'obtenir. Propre à l'industrie du disque, et son grand cousin l'UPC pour les albums, permettent d'identifier de manière certaine un enregistrement musical unique. Son usage est malheureusement loin d'être généralisé...

A lire sur Don't believe the Hype

Ne pas oublier de déposer son nom de domaine

MMT revient sur la nécessité, ici en tant que groupe ou artiste, de déposer le nom de domaine de votre prochain album afin d'en assurer la promotion. A l'ère du numérique, cette petite chose d'une dizaine d'euros par an peut en effet vous faire économiser quelques milliers d'euros en communication, à condition de bien savoir l'utiliser ;-)

A lire sur Music Think Tank

mardi 28 juin 2011

Musique numérique : ce que nous réserve l'année 2011-2012

Dessin de Claudio Munoz pour The Economist

L'arrivée de nouveaux services véritablement sociaux et basés sur un concept qui personnellement me plaît beaucoup, le crowdsourcing, va peut-être redéfinir l'orientation du marché de la musique numérique, ou du moins une de ses formes de consommation.

Ainsi Turntable.fm, malheureusement bloqué depuis l'Europe (mais cette limitation est facilement contournable) et blip.fm forment cette nouvelle garde, mais il doit certainement en exister bien d'autres. Ces services seraient la grande innovation de 2011 et dépassent largement le côté « social » que Spotify et Apple ont tenté d'introduire dans leurs produits respectifs (pour ne citer qu'eux).

Si je devais sortir ma boule de cristal, je définirais l'avenir de la musique en ligne à travers ces différents produits :

Le download

Le téléchargement classique, essentiellement au titre, obligatoirement associé aux périphériques les plus en vogue (iPods, smartphones, matériel HiFi de demain, etc.) au sein d'une chaîne de distribution, de stockage et d'écoute cohérente et unifiée (au détriment des « petites » boutiques en ligne).

C'est une pratique essentiellement compulsive, basée sur la facilité de l'acte et moins sur une démarche construite du mélomane. L'exemple type étant l'achat de morceaux en soirée afin d'alimenter la playlist de l'hôte.

Sans véritable développement qualitatif, et nous en sommes encore très loin (je vous renvoie pour cela aux ateliers du 3ème MusicNet.Work), le téléchargement n'a que peu de chance de remplacer le CD audio comme celui-ci avait poussé vers la sortie le vinyl et la K7.

Au téléchargement de musique viendra bientôt se joindre le téléchargement de clips, qui fera véritablement la différence avec le MP3 et les précédents supports musicaux.

Le streaming on-demand

Le streaming payant, via sa formule d'abonnement, restera marginal mais présent à travers un ou deux acteurs majeurs, à l'international obligatoirement afin de rentabiliser le service.

L'abonnement Premium devrait tourner autour des 7/8 € au lieu des 10 actuels. Peut-être même moins avec les bundles des opérateurs qui y voient comme Apple avec iTunes Store une très bonne façon de fidéliser leurs clients (music as a service).

Music on the cloud

Les services de music file lockers permettent de réintégrer les milliards de fichiers pirates dans les circuits légaux (et de générer enfin des revenus) à travers un abonnement qui demain s'étendra aussi à la vidéo/films, en plus de transformer directement chaque achat légal en musique « streamable ».

Si l'abonnement annuel devait s'imposer, le succès de la formule serait assuré.

La radio en ligne

Beaucoup plus économique à mettre en œuvre, donc à financer, les webradios (à ne pas confondre avec le on-demand) et smartradios s'imposeront là où le streaming à la Deezer ou Spotify a échoué: soit selon le modèle « classique » (Pandora) soit celui du « social » (Turntable.fm).

Elles viendront prendre les parts de marché de radios musicales (avec lesquelles elles partagent la même structure de coûts et de revenus) et de l'actuel streaming à la demande gratuit qui est appelé à disparaître. Gros succès d'audience en perspective.

Et le modèle du tout gratuit ?

La publicité ne peut véritablement pas (plus ?) financer une consommation normale et régulière de musique, hors smart/webradio (et encore). Les Guvera, les Beezik, n'ont pas d'avenir dans le mass-market et disparaîtront (Guvera) ou se recycleront (Beezik) sous d'autres formes numériques (presse, eBook, etc.).

Les sites de téléchargement en ligne vont soit diversifier leurs activités (à la manière de Starzik) en faisant là encore du tout numérique, soit se spécialiser (Qobuz avec ses formats très haute qualité) mais toutes auront toujours beaucoup de mal à suivre le rythme, se battre contre une concentration toujours plus forte du marché (qu'elle vienne des maisons de disque comme de la concurrence) et faire face à l'explosion des services tout-en-un.

Crédit illustration : Claudio Munoz pour The Economist

jeudi 9 juin 2011

Où l'on parle encore de Deezer et d'Apple

Revue de presse de l'industrie de la musique numérique.

Deezer en quête de fonds, étudie une IPO

Deezer, plate-forme française de musique à la demande sur Internet, envisage de lever des fonds et étudie pour ce faire l'éventualité d'une introduction en Bourse (IPO), rapporte jeudi (9 juin, ndlr) le journal Les Échos.

Lire la brève de Reuters

iCloud brouille les cartes

En annonçant iCloud et ce qu'il était capable de faire, Apple a réussi encore une fois à surprendre pas mal de monde et à brouiller les cartes par rapport aux services que ses concurrents s'étaient précipités de mettre en place avant son lancement.

A lire sur MacBidouille

PIPA : le projet US pour bloquer le piratage en ligne, où qu'il soit...

La question de la territorialité des sites a toujours été épineuse. Elle revient à se demander de quel droit relève tel contenu Web, à lui attribuer une sorte de nationalité. Les critères sont multiples : la langue du site, les devises monétaires qui y sont mentionnées, le lieu de stockage, mais également au pays où sont domiciliées les prétendues victimes. Les États-Unis souhaitent bousculer totalement ces règles avec une solution brutale : étendre « leur juridiction » à tous les sites localisés à l’étranger.

Article à lire sur PC INpact et sur LeMonde.fr

Apple vs. Google vs. Amazon : tableau comparatif des services de musique « on the cloud »

Afin d'y voir plus clair dans ces nouvelles offres de services musicaux basées sur le « cloud » qui défraient la chronique ces dernières semaines, paidContent nous propose un tableau récapitulatif que je me permets de reprendre ici.

paidcontent-comparing-music-services-apple-vs-google-vs-amazon.png

Billet original à lire sur leur site, où un sondage est d'ailleurs disponible sur ce même sujet.

MP3.com : refonte prochaine du site grâce aux données de Last.fm

CBS est à la fois le propriétaire de Last.fm, racheté en 2007 pour 280 millions de dollars et de MP3.com, qui était dans l'escarcelle du groupe CNET lors de son rachat (pour 1,8 milliards de dollars). David Goodman, président de CBS Interactive Music Group, a annoncé que le site, à l'aventure houleuse, sera relancé fin juin en capitalisant sur les données de Last.fm afin de proposer un catalogue d'un million de titres en téléchargement gratuit.

A lire sur Music Week