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mardi 24 juillet 2012

Les e-mailings commerciaux et partenaires de WellPack à la loupe

WellPack est une société qui propose depuis plusieurs années de la vente de matériel informatique, HiFi et électroménager à crédit sur le long terme. Abonné à sa newsletter ainsi qu'aux publicités de ses « partenaires » sur près d'une année, voici une petite analyse statistique de ces multiples courriels.

Période étudiée

Le projet ZéroThune a continué son développement après mon départ en s'appuyant sur le partenariat noué avec la société WellPack (voir cet unique article sur elle dans le Journal du Net datant de 2008).

Logo WellPack - copyright WellPackSachant un lancement proche, je suis devenu membre du site de vente à crédit le 7 septembre 2011 et ai commencé à recevoir à la fois les lettres internes de WellPack ainsi que les messages poussés par ses « partenaires », ceci afin d'être sûr d'être prévenu de la sortie du site zerothune.com.

Afin de produire une étude statistique de ces envois, chose que j'ai rarement vu sur le Net (et c'est bien dommage), j'ai conservé tous les messages reçus depuis cette date jusqu'à ce jour. Ce qui me permet de produire une petite étude sur le modèle de celle déjà réalisée pour Mailorama.

Les chiffres

De septembre 2011 à juillet 2012 (soit 361 jours), WellPack aura routé un total de 288 e-mails. Ce qui représente une moyenne de 0,8 messages par jour.

Le message de confirmation d'inscription et l'offre de bienvenue ayant été tous deux routés en double exemplaire, je retiendrai pour mes calculs le chiffre dédoublonné de 286 e-mails.

Produits WellPack vs publicités

Le premier constat, outre la fréquence relativement élevée de ces envois, est à faire du côté de la nature des envois. Plus des 2/3 des e-mails poussés par WellPack l'ont été au profit des « partenaires » de celui-ci, c'est-à-dire plus prosaïquement de la publicité pour d'autres produits ou services, généralement via des programmes d'affiliation ou des brokers.

Répartition globale des envois - WellPack

La gestion des envois publicitaires est particulièrement propre (il faut le signaler car c'est relativement rare dans ce milieu), les e-mails étant poussés par WellPack (le prestataire choisi semble être toujours eCercle ou une de ses filiales associé au domaine en parking messenger.com) et non le locataire de la base de données et l'expéditeur a toujours été une adresse du type @affi.wellpack.fr. Un bon point pour WellPack, donc (sauf en ce qui concerne l'adresse des serveurs de routage, dont on aurait aimé avoir une partie HTTP plus explicite, mais c'est un point de détail).

La méthode de désabonnement est elle aussi toujours la même et se fait côté WellPack, qu'il s'agisse des publicités ou de la newsletter (via deux URL distinctes, bien entendu).

Seule la fréquence des envois et leur nombre peuvent laisser pantois.

Fréquence et nature des envois - WellPack

Seconde remarque, la répartition des envois entre newsletters et publicités est relativement stable entre septembre et décembre 2011. Janvier 2012 marque une rupture de cet équilibre au profit des publicités, dont les envois restent constants (et en très nette augmentation les mois suivants) alors que la fréquence d'envoi des lettres d'information WellPack (c'est-à-dire la promotion de leurs propres produits) s'effondre (-80%).

L'année 2012 marque donc un tournant, à la fois en matière d'envoi de newsletters et de messages publicitaires : les premières se font très rares, les secondes voient leur nombre doubler, avec un pic de 35 messages par mois en mars, soit plus d'un e-mail publicitaire routé par jour !

Enfin, le mois de juillet 2012 marque lui aussi un second tournant dont nous reparlons plus bas, avec l'arrêt quasi total des envois : seules deux petites publicités seront envoyées début juillet et aucune newsletter, malgré un changement de taille opéré sur le site WellPack.

CPM et répartition des annonceurs

L'étude des annonceurs nous permet aussi de dresser une typologique de ce type de publicité.

En partant du principe que l'adresse e-mail vendue est d'une part non qualifiée et d'autre part « froide », c'est-à-dire totalement dissociée d'une quelconque action de ma part (n'ayant jamais rien acheté sur le site WellPack, etc.), le CPM doit tourner autour des 10 € du mille (on me corrigera si cette évaluation est par trop optimiste). Soit un chiffre d'affaires réalisé grâce à cette adresse, sans aucune contrepartie pour l'internaute, qui doit tourner autour des 2 € sur l'ensemble de la période étudiée.

Ce chiffre d'affaires est purement théorique, n'ayant jamais (ou quasiment jamais) cliqué sur les liens déclenchant peut-être une rémunération au CPA, modèle qu'il n'est pas possible de généraliser : n'importe qui d'autre aurait très certainement cliqué rapidement sur le lien de désabonnement. Je suppose que le turn-over de WellPack, autant pour ses newsletters que ses adresses en opt-in partenaires doit être très élevé. WellPack lui-même doit être un gros consommateur de bases de données de prospects (en effet, la société a fait l'acquisition d'une base de données de 4 millions d'adresses, ndla).

Répartition des annonceurs par secteurs d'activités - WellPack

Le top 5 des annonceurs est occupé, dans l'ordre, par :

  • L'automobile (28 messages)
  • Les rencontres en ligne (26)
  • Le crédit, essentiellement le rachat de crédits (25)
  • Le secteur de la prévoyance/mutuelle (20)
  • Les jeux/concours (18)

Dans le domaine du cocasse, on m'aura proposé :

  • 20 fois d'essayer la voiture de mes rêves,
  • 17 fois d'installer une alarme ou un chauffage à mon domicile,
  • 13 fois de devenir trader en ligne (et gagner beaucoup d'argent, merci la vente pyramidale),
  • 12 fois de rencontrer la femme de ma vie, 13 fois de la tromper en toute sécurité et une fois « d'essayer » une « cougar »,
  • 5 fois de me former à un métier « d'avenir », Délégué Pharmaceutique, ou bien... comptable.

Take the money and run!

Les publicités routées se révèlent toutes extrêmement mal ciblées et sans aucune valeur ajoutée pour l'internaute. Pire, quelques e-mails venant de concurrents directs de WellPack font partie du lot.

Sur les 206 e-mails partenaires, seuls 20% (42) citent WellPack dans l'objet. La mention de la provenance du message publicitaire, en dehors de l'adresse e-mail de l'expéditeur, ne sera présente nulle part ailleurs pour les autres.

En dehors des nombreux annonceurs « obscurs », dont beaucoup de sites au fonctionnement pyramidale (formation, trading, etc.) nous retrouvons quelques annonceurs plus classiques comme Groupama, le GAN, eDarling, Feu-France Soir, Smartbox, Bouygues Telecom, le PMU, Mistergooddeal, etc.

Dans le lot, nous retrouvons bien entendu ZéroThune, qui n'aura bénéficié que d'un seul et unique envoi le 22 septembre 2011 (sur plus de 200 publicités poussées) pour ce qui aura été un test grandeur-nature (voir le billet qui couvre ce pré-lancement) et dont la troisième version du site toujours développée avec WellPack, ne saurait tarder.

Mais aussi Mailorama, concurrent de ZéroThune (mais plus axé sur le cash back et qui rémunère les internautes en euros plutôt qu'en musique), dont nous avons déjà parlé.

La fréquence d'envoi des newsletters WellPack devient plus raisonnable en 2012, mais ce changement est malheureusement contrebalancé - dans le scénario étudié ici - par l'accroissement massif de courriels publicitaires.

Il est intéressant de noter que WellPack aura privilégié la monétisation de sa base membres plutôt que de pousser ses propres offres, au risque de « brûler » très rapidement de nombreuses adresses e-mail : le nouveau membre que j'étais aura reçu lors de son inscription et en moins d'un mois, plus de 30 e-mails dont une majorité de publicités.

Il y a donc un vrai besoin de financement de l'acquisition de la base de données d'e-mails (dont on imagine qu'elle se fait en opt-in partenaires) par l'envoi massif et rapide de publicités, la véritable prospection commerciale pour les produits vendus sur WellPack se faisant par téléphone plutôt que par e-mail (la société annonce pourtant réaliser 50% de son chiffre d'affaires par ce biais, selon ce communiqué de presse, ndla).

Changement d'activité pour WellPack ?

Plusieurs modifications sont intervenues courant juillet chez WellPack. Tout d'abord, côté registre du commerce et des sociétés, l'objet social de l'entreprise a changé.

Ensuite, côté fréquence et typologie d'envois des e-mails, nous avons constaté que les publicités ont été privilégiées jusqu'à remplacer totalement les newsletters au mois de juillet. Même la périodes des soldes qui suit Noël ou celles estivales n'a pas été couverte par WellPack, ce qui est un signe fort.

Enfin, et c'est sans doute l'information la plus importante, WellPack ne fait plus crédit sur son site (sic). Exit donc, le modèle initial qui consistait à vendre en de très nombreuses mais petites mensualités des biens informatiques ou de l'électroménager. La dernière newsletter, datant du 14 juin et renvoyée à l'identique le 20 juin, faisait encore référence à un achat à crédit (45 € par mois pour un écran LCD et son lecteur Blu-ray sur 48 mois). Ensuite, plus rien.

WellPack va donc probablement débuter sa rentrée 2012 sans sa formule de crédit et seule une classique vente en « 3 fois sans frais » sera proposée à l'internaute. Ce qui mettra le marchand en concurrence directe avec les ténors du secteur comme Amazon, Pixmania ou encore RueDuCommerce.

A moins qu'un changement encore plus radical n'intervienne d'ici là, qui coïnciderait avec une hypothétique sortie de zerothune.com ?

lundi 28 novembre 2011

Changement des coordonnées du propriétaire pour un domaine .es

De nombreux bureau d'enregistrement (registrars) proposent le dépôt de noms de domaine espagnols, le plus répandu étant le .es. Malheureusement, la gestion des coordonnées du propriétaire du service se fait directement auprès du registre.

nic.es.pngLe dépôt de .es peut être intéressant à plusieurs titres : sécuriser une zone géographique mais aussi « jouer » sur les pluriels afin d'obtenir un nom original (par exemple voitur.es) ou une URL courte (en faisant « disparaître » le suffixe du TLD).

Nous allons donc voir comment procéder à la modification des données du propriétaire depuis le site du registre espagnol, nic.es.

Récupération du NIC-handle

La première étape consiste à récupérer votre identifiant de gestion de vos domaines, couramment appelé NIC-handle. Il est associé au nom de domaine, probablement à chaque création. (Je suppose qu'il y a autant de NIC que de domaines déposés ? N'ayant qu'un seul domaine .es, il m'est impossible de le vérifier.)

Rendez-vous en premier lieu sur la page de requête whois nic.es et saisissez dans le champ votre nom de domaine (par exemple mondomaine.es). La validation se fait en cliquant sur le bouton Buscar.

Un tableau vous présentera différents résultats (exact et approchants). Repérez votre domaine (1ère ligne) et cliquez sur le lien Ver datos (3ème colonne).

Une fois le captcha passé, vous aurez la liste des contacts associés au domaine : propriétaire, administratif et technique. Vous noterez au passage que les coordonnées ne sont pas masquées (il n'y a pas de base whois .es en libre accès), d'où la présence de ce captcha, bien maigre protection...

La ligne qui nous intéresse est la 3ème du tableau : Identificador, c'est-à-dire le NIC-handle du propriétaire du domaine.

Récupération du mot de passe associé

Une fois le NIC en votre possession, il vous faudra demander au registre de vous envoyer le mot de passe associé.

Formulaire de récupération du mot de passe

Cette demande se fait sur cette page. Le mot de passe est alors envoyé par e-mail à l'adresse associée à votre compte client chez votre registrar au moment du dépôt du nom (attention donc à ne pas utiliser cette fonction si vous n'êtes plus en mesure de relever le courrier de ce compte).

Accès à l'interface d'administration des domaines

Accès au manager du registre nic.es

Après réception du mot de passe par e-mail (qui malheureusement révèle dans le même e-mail le NIC-handle...) il vous faudra vous rendre sur la page d'accès de l'interface d'administration. Remplissez les champs ad hoc et validez votre saisie par le bouton Autentificarse.

Modification des coordonnées

Une fois identifié, cliquez sur le lien Mis Dominios disponible dans le menu de navigation de gauche, ce qui vous donnera accès à la liste des noms déposés sous cette identité (Listado de Dominios).

Cliquez ensuite sur le numéro du contact propriétaire (celui que vous venez de récupérer) associé au nom de domaine en question (colonne Titular), puis cliquez sur le bouton Editar Contacto. Vous devriez être en face d'un écran de ce type :

Modification des coordonnées du propriétaire

Validez vos changements via le lien Modifiar Contacto. Les changements sont instantanés côté registre, reste à voir en combien de temps votre registrar les répercutera (ce n'est pas immédiat chez OVH, par exemple).

Mise à jour janvier 2012 : Contrairement à ce que m'avait annoncé dans un premier temps le support OVH, le rafraîchissement des coordonnées propriétaire provenant du Registre espagnol n'est pas du tout automatique.

Constatant la présence de mon ancienne adresse postale plus d'un mois après la publication de ce billet, j'ai ouvert un ticket au support OVH qui, quelques jours plus tard, à abouti à l'envoi d'un justificatif de domicile et seulement après à la mise à jour de mon adresse. Je pense donc que toutes ces démarches étaient inutiles...

mercredi 16 novembre 2011

Rien ne va plus pour SmartDate ?

Logo du site Smartdate.com, copyright SmartdateSmartDate, la jeune start-up de rencontres sur Internet lancée en avril 2010 par Fabrice Le Parc, ne répond plus.

Le site est en effet down depuis 24 heures ainsi que tous ses services, blog compris. Plus aucune communication n'est effectuée sur les plateformes sociales comme Twitter ou Facebook depuis près de trois mois, les derniers messages datant du 20 septembre.

Sur le forum Les Arnaques, un membre annonçait que « (les) employés semblent depuis un moment invités à quitter la Société ». Les courriers envoyés au siège semblent aussi revenir à leur expéditeur, toujours selon les messages postés sur différents forums.

SmartDate avait réalisé deux levées de fonds : une première de 2 millions d'euros auprès de 360° Capital Partners en février 2010 et une seconde en novembre 2010 de 3,5 millions d'euros via Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings, co-fondateurs de PriceMinister.

La start-up ambitionnait de détrôner rapidement son concurrent Meetic en moins de deux ans et avait pour se faire passé le cap des 3 millions de membres en mars 2011 grâce à sa connectivité avec Facebook.

Interviewé par TechCrunch France en février dernier, Marc Simoncini donnait son avis sur ces nouveaux concurrents de Meetic :

La plupart sont (...) voués à l’échec ou à être revendus quelques années plus tard après avoir brûlé beaucoup d’argent de leurs actionnaires.

Aujourd'hui, Fabrice Le Parc qui a fondé une nouvelle société, SquareChic et qui s'est récemment installé aux États-Unis, a cédé les parts qu'il détenait dans la startup (voir FrenchWeb Le Mag n°1). Sur son tumbler, il revient sur les raisons de ce « grand gâchis » et nous livre les enseignements qu'il a pu en retirer.

L'identité du repreneur n'est pas connue ni non plus ce qui sera fait du site SmartDate et de ses millions de membres. La société semble cependant toujours active, ayant récemment noué un partenariat commercial avec DreamLead Interactive, selon son P-Dg.

MAJ au 17 Novembre : les serveurs de SmartDate sont revenus dans la nuit. Fabrice La Parc a publié un tweet indiquant que le site avait été victime d'un hack qu'il aurait corrigé. Dans un autre tweet, FrenchWeb a confirmé son départ de la société. Enfin, selon Alexa, l'audience du site de rencontres enregistrerait une baisse importante de son trafic depuis la fin du mois d'août.

MAJ au 19 Novembre : Fabrice Le Parc m'ayant fait part de sa réaction officielle aux problèmes que connaît SmartDate, je reproduis ici sa déclaration à sa demande :

« Suite à un désaccord global entre actionnaires, Fabrice Le Parc a finalement démissionné de ses fonctions chez Smartdate en octobre. Les autorités compétentes ont décidé de liquider l’entreprise car elle n’est plus managée. Cependant, Fabrice n’a pas coupé le site pour assurer une continuité de service aux abonnés. Il garde la capacité d’effectuer la maintenance du site, et invite les abonnés qui ne souhaitent plus l’être à se désabonner en cliquant sur le lien dans la gestion de leur compte. Sans que rien ne l'y oblige, Fabrice espère pouvoir maintenir le service, le rendre gratuit (auquel cas les abonnés seraient remboursés au prorata) et financer sa maintenance grâce à la publicité. Fabrice Le Parc se consacre désormais à sa nouvelle société, basée aux US, et regrette n’avoir pu résoudre le blocage sur le management de Smartdate. »

mardi 25 octobre 2011

Comparatif d'achat du Sansa Clip+ 8 Go

Il y a quelques mois de cela, je publiais dans ces colonnes le cahier des charges de ce qui devait être mon prochain baladeur MP3, en remplacement de mon bon vieux i-Bead100 Plus et de ses 256 Mo de mémoire.

J'aimerais aujourd'hui vous faire part mon choix et analyser le processus de sélection et d'achat d'un tel appareil, car il permet de mieux comprendre en quoi l'e-commerce diffère de son grand cousin.

1. La recherche du meilleur produit adapté à mes besoins

Courtesy LesNumeriquesExceptionnellement, j'avais établi un cahier des charges définissant le baladeur MP3 « idéal », donc très probablement inexistant. Après quelques recherches notamment sur Les Numeriques et après avoir sollicité les conseils de Génération MP3, mon choix s'est finalement porté sur le SanDisk Sansa Clip+ 8 Go.

Sa capacité sera ultérieurement portée au-delà des 8 Go par l'adjonction d'une carte mémoire microSD (j'en ai d'ailleurs une qui traîne quelque part...). L'idée étant d'avoir plus de 32 Go de musique dans la poche.

Courtesy LesNumeriquesIl est notoirement connu que les écouteurs livrés avec les baladeurs sont de piètre qualité, j'ai ainsi retenu, toujours en suivant le même schéma de recherche (forums, avis consommateurs, tests, etc.) l'AKG K 317.

Impossible de le commander en bundle avec le Sansa Clip+, ce produit étant plutôt rare à trouver (car déréférencé de nombreux sites de vente en ligne). Ce casque permet notamment d'être passé autour du cou, en plus du clip offert par le SanDisk.

2. Identification des points de vente

L'achat en ligne peut être hybride ou click and mortar, c'est-à-dire combiner une visite en boutique avec un achat en ligne. C'est ce que j'ai fait en allant voir le produit en boutique, en l'occurrence au Surcouf Haussmann, afin de me rendre compte de la finition et surtout la taille du lecteur. Il est d'ailleurs beaucoup plus petit qu'on ne pourrait le penser en regardant les photos du produit. Plus petit même que mon i-Bead !

L'achat aurait d'ailleurs pu se faire en boutique si le prix proposé avait été compétitif (5 € d'écart avec les meilleures offres en ligne), comme le montre le comparatif qui suit.

3. Comparatif

Le choix de l'e-marchand s'est porté entre Cdiscount et Pixmania. Une fois les frais de port comptabilisés, Pixmania s'est trouvé aussi compétitif que Cdiscount, que la réputation aurait sans doute disqualifié (a noter la « petite combine » de Cdiscount consistant à ne pas ajouter l'écotaxe sur la fiche produit mais uniquement dans le caddie...).

Signalons que Grosbill - et Amazon.fr à travers sa marketplace - est le plus cher de ce comparatif (où j'ai aussi fait figurer une des nouvelles « super boutiques » de Priceminister).

Enfin, je n'ai appliqué la remise offerte via un programme de cash back (eBuyClub en l'occurrence) qu'au seul Pixmania. Carton rouge pour ce dernier qui, en 2011, impose toujours d'envoyer un message au support (soit 24 heures d'attente) afin de changer l'adresse e-mail associée à son compte client. :-(

Autre carence chronique : l'incapacité pour une majorité de sites à communiquer, dès la fiche produit ou le panier le montant des frais de livraison qui comptent pourtant pour une part importante dans le processus décisionnel. Il faut généralement créer un compte client pour en prendre connaissance...

Dernier obstacle : la multiplication des garanties additionnelles, cross-selling, services annexes qui viennent de plus en plus polluer le check-out.

Baladeur MP3 SanDisk

Mon choix s'est donc porté sur Pixmania qui offre le meilleur prix de base + frais de livraison, sans compter le petit « plus » du cash back. ;-)

Comparatif d'achat SanDisk Sansa Clip+ 8 Go

Casque audio AKG

Je n'ai pas vraiment eu le choix tant l'offre est maigrichonne pour ce produit, pourtant sorti en 2008. J'ai donc opté pour un achat chez Macprice (qui offrait les frais de port). A noter que ce casque pouvait être trouvé à 19 € dans le fameux quartier de Montgallet.

Comparatif d'achat AKG K 317

Récapitulatif des critères d'achat

  1. Disponibilité du produit : ça parait évident mais il est toujours bon de rappeler le critère n°1 : le produit est-il proposé à la vente ? Si oui, est-il en stock ?
  2. Tests, avis des consommateurs : cette étape est essentielle ; elle débute en réalité en amont du processus d'achat mais boucle tout au long de l'achat lui-même (afin de vérifier tel ou tel aspect dans les moments de doutes...).
  3. Prix : critère roi sur le Web, mais qui est plutôt complexe à mettre en œuvre compte tenu de ses différents paramètres (prix TTC, frais de livraison, remises, cash back...) ce que les comparateurs de prix ont d'ailleurs un peu de mal à intégrer. Les frais de livraison pèsent pour beaucoup dans le choix final pour ce type de panier (inférieur à 100 €).
  4. E-réputation : les boutiques retenues sont-elles fiables ? Proposent-elles des services comme ceux de FIA-NET ? Qu'en disent les forums et associations de consommateurs ?
  5. Remises : l'offre sélectionnée peut-elle bénéficier d'un coupon de réduction ? D'un cash back à travers les différents programmes existants ?
  6. Délais de livraison et choix du transporteur (certains étant notoirement à éviter, comme Adrexo) ou du point de retrait de proximité.

Mise à jour : le cash back offert par eBuyClub s'élève à 1,65 € et non pas 1,15 €. Une agréable surprise bien qu'il m'ait fallu déposer une réclamation et obtenir un versement exceptionnel pour ne pas avoir suivi la (trop longue) liste de ce qu'il faut faire et ne pas faire pour qu'un achat soit pris en compte...

lundi 20 juin 2011

Faut-il souhaiter l'arrivée de Panda ?

Non, ce n'est pas du deuxième opus de Kung Fu Panda dont je veux vous parler aujourd'hui, mais de la mise à jour de l'algorithme du moteur de Google.

Cette mise à jour a déjà fait couler beaucoup d'encre outre-Atlantique et Manche (en fait la mise à jour s'applique à tous les sites en langue anglaise depuis le 14 avril dernier), tant elle remet en cause la stratégie d'éditeurs du Web et leur modèle économique.

Pour faire court, Google a lourdement pénalisé les fermes de contenu, dont la plus célèbre est probablement Demand Media, afin de lutter contre la pollution de son index.

Un exemple francophone de pollution de l'index

Il y a quelques jours de cela, googlant à la recherche d'agrégateurs de ventes privées, j'ai pu constater l'état de préoccupant de la base de Google, captures d'écran à l'appui.

Première étape : résultat de recherche dans Google

Step1.jpg

Arrivée sur une page d'Hellocoton...

Step2.jpg

...puis sur Deal Ticket...

Step3.jpg

...et sur un agrégat de Scoop.it...

Step4.jpg

...pour enfin atteindre à l'article original !

Step5.jpg

Il m'a ainsi fallu 4 clics - au lieu d'un seul - pour atteindre la page désirée. Pas moins de trois intermédiaires se sont glissés entre l'index et l'article original, drainant ainsi nombre de visiteurs et faisant artificiellement grimper leurs pages vues grâce au travail de FrenchWeb.fr pour cet exemple et la complicité de Google, trompé par leurs méthodes.

Et c'est exactement le but des fermes de contenus et de liens : bénéficier du meilleur positionnement possible dans les résultats de recherche sans pour autant produire une ligne de contenu (ou alors de très mauvaise facture). On parle donc d'agrégation de sites, qu'elle se fasse de manière automatique ou non (la page Scoop.it est le fruit d'une veille, mais on peut se demander si la startup ne surfe pas elle aussi sur cette mode).

Au lieu de faire remonter l'article original, Google fait donc le jeu des spammeurs de son propre index. J'attends de voir ce que donnera ce même résultat de recherche après Panda. ;-)

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