Vialet's blog

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jeudi 24 juin 2010

Véhicules blindés dans Valkyrie

Le film Valkyrie de Brian Singer, retrace l'un des derniers complots visant à assassiner Adolf Hitler (opération Walküre) qui eu lieu en juillet 1944.

Nous sommes en avril 1943. La campagne de Tunisie fait rage depuis maintenant près de 6 mois et oppose Anglais et Américains aux forces italo-allemandes composées des vétérans de la DAK et de la Regia Armata. A cette date, les armées de l'Axe sont en pleine retraite. Le 7 avril 1943, la voiture de liaison de l'Oberstleutnant von Stauffenberg qui deviendra célèbre un an plus tard, est violemment mitraillée par la chasse alliée.

Brian Singer nous donne une toute autre version de cet événement qui décidera Claus von Stauffenberg à agir au sein de la Résistance allemande. La séquence d'introduction du film est beaucoup plus épique que ne le fut la réalité, et nous donne ainsi l'occasion d'étudier les véhicules blindés de la Wehrmacht qui la composent.

La fin de la 10. Panzer-Division

Nous sommes donc en ce 7 avril très probablement en compagnie d'une colonne de la 10. Panzer-Division, qui aura le triste record d'être la première division blindée allemande formée avant-guerre à disparaître au combat. Et c'est justement sur le front Tunisien qu'elle sera anéantie, malgré la victoire initiale de Rommel à Casserine.

Colonne de la 10. Panzer-Division

A cette époque, la division est commandée par le Generalleutnant Fritz Frhr von Broich. Il sera d'ailleurs capturé par les Britanniques le 12 mai 1943.

von Stauffenberg

La colonne que l'on découvre à l'écran sur ces premières images est composée de plusieurs véhicules tout à fait caractéristiques de l'époque et du front Nord-Africain. On distingue devant le blindé deux semi-chenillés Sd.Kfz. 251.

Le Panzer IV, la cheville ouvrière de la Panzerwaffe

Panzer IV Ausf. G

Premier plan rapproché du seul Panzer visible de cette colonne. On reconnaît immédiatement le Panzer IV lang, ou plus explicitement Sd.Kfz. 161/1 Panzerkampfwagen IV Ausf. G, armé du canon 7.5cm KwK 40 L/48.

Panzer IV Ausf. G

Il s'agit manifestement d'une maquette en bois à l'échelle 1/1. Plusieurs erreurs grossières trahissent la réalisation sur cette image, comme la largeur des chenilles, plus du double de celles de ce blindé, ou bien la présence de deux « meurtrières » sur la caisse, l'une pour le pilote (à gauche sur la photo alors qu'elle se situait à droite) et l'autre en lieu et place de la mitrailleuse de coque MG-34...

On appréciera tout de même le sens du détail : les jerricans sur les flancs du Panzer, les chenilles fixées à l'avant afin d'en augmenter le blindage, etc.

Panzer IV Ausf. G

La version G du Panzer IV marque une rupture dans le rôle initialement joué par ce blindé. De char d'appui il devient char de rupture, armé d'un canon anti-char lui donnant une légère supériorité sur les blindés Alliés à cette époque, tant en allonge qu'en précision et capacité de pénétration, avantage qui sera bien exploité par les Panzerschützen. Il fut d'ailleurs surnommé « Mark IV Special » par les Britanniques.

Cependant, les accessoiristes ont été un peu trop généreux avec « leur » Pz IV en lui confectionnant un tube bien trop long ;-)

Panzer IV Ausf. G

Autre plan qui trahit le plus cette reproduction, encore et toujours la largeur fantaisiste des chenilles et la mauvaise reproduction du train de roues (elles semblent collées au parois d'une caisse trop large).

Panzer IV Ausf. G

Le sens du détail a été poussé à l'extrême : la « caisse de Rommel » est bien visible au dos de la tourelle, et servait à y ranger toute sorte de matériel. Le tourelleau du chef de char n'est pas en reste non plus.

Panzer IV Ausf. G

Autre image révélatrice de l'attention portée à cette reconstitution : les formes un peu spéciales de l'arrière du Panzer IV ont bien été respectées, échappement compris !

Une défense anti-aérienne bien peu efficace

2cm FlaK 30

Élément indispensable à la guerre mécanisée, une pièce anti-aérienne légère est juchée sur un camion afin d'assurer la défense anti-aérienne de cette colonne blindée. Ce canon de 20 mm n'étaient cependant pas jugé assez puissant pour faire face aux chasseurs-bombardiers modernes.

Les Allemands auront d'ailleurs beaucoup de mal à inventer un véhicule anti-aérien capable d'assister efficacement leurs Panzer-Divisionen.

Véhicule de reconnaissance Sd.Kfz. 222

Sd.Kfz. 222

Autre véhicule présent et tout aussi indispensable au bon ordre de marche de la division : un véhicule de reconnaissance blindé. Il s'agit - probablement - d'un Leichter Panzerspähwagen Sd.Kfz. 222 armé du canon 2cm KwK 30 L/55, avec une élévation suffisante pour servir de plateforme anti-aérienne, comme on semble le voir dans la séquence.

La scène comporte aussi de nombreux plans de l'inénarrable VW Type 82 Kübelwagen, la « Jeep » allemande que l'on retrouve à peu près dans tous les films sur la Seconde Guerre mondiale.

Au final, cette séquence très réussie sur le plan de la reconstitution, démontre une réelle volonté de la part de réalisateurs de la génération d'après guerre, de restituer toute l'authenticité de cette époque troublée. Ce qui était loin d'être le cas quelques décennies auparavant...

vendredi 8 janvier 2010

La Prusse et l'armée

La plupart des États ont une armée, la Prusse est une armée qui possède un État.

Mirabeau, in Les erreurs stratégiques pendant la Première Guerre mondiale (2ème édition) de Bernard Schnetzler.

samedi 19 décembre 2009

Mostar, ville oubliée

C'était en 1993, j'avais alors 18 ans. J'entendais parler pour la première fois aux actualités télévisées du conflit Bosniaque.

Le journalisteprésentateur s'apitoyait sur le sort réservé à un ouvrage d'art de la ville de Mostar, datant de l'époque Ottomane, bombardé puis détruit par l'artillerie croate.

Rien pour les hommes, femmes et enfants livrés à eux-mêmes dans ce qui devint un « réduit ». Laurent Van der Stockt, reporter-photographe, lui, y était. Je crois que je n'oubliai jamais ce jour.

Via LeMonde.fr.

dimanche 13 décembre 2009

L'histoire, c'est du passé

Science sans conscience

Dessin de de Martin Vidberg publié le 7 décembre sur son blog L'actu en patates.

jeudi 10 décembre 2009

Christian Estrosi et l'identité nationale-socialiste

Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris de s'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité Allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, via Rue89.

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