Vialet's blog

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mardi 19 janvier 2010

Streaming, MXP4 et copie(s)

La musique en streaming cherche la rentabilité

« Les services de musique sans téléchargement séduisent les internautes… mais la publicité ne leur suffit pas à atteindre l'équilibre, en raison du coût d'accès aux catalogues des majors. Du coup, Deezer et ses concurrents tentent de proposer des offres payantes. »

Lire l'article sur les Echos

Le retour de la copie privée

« Reconstitué fin décembre, l'organisme intègre désormais des représentants des FAI et des sites d'e-commerce. Les serveurs domestiques sont dans son collimateur. »

Lire l'article sur 01net.

Les majors du disque préparent leur collaboration avec la Hadopi

« La Société civile des producteurs phonographiques - SCPP - hésite entre deux prestataires techniques - TMG et AdVestigo - pour repérer les infractions et doit faire une nouvelle demande d'autorisation à la CNIL. »

Lire l'article sur 01net.

Musique et piratage en Angleterre

« L'association professionnelle des producteurs de musique anglaise veut introduire un amendement dans le futur Digital Britain bill qui rapprocherait ce texte du DMCA, son équivalent américain.

Alors que le texte prévoit que ce soit les titulaires des droits qui gère l'application d'une menace graduée aux contrevenants, la proposition permettrait aux éditeurs de se substituer aux ayants droits. » (via ebusiness.info)

Lire l'article sur The Register (en anglais)

Everywhere-Access Key to Paid Music Models

eMarketer analyse ce que sera l'avenir de l'industrie de la musique (numérique). 2010 devrait être l'année qui verra les dépenses numériques dépasser le physique (attention, on parle bien de dépenses, pas de revenus).

Lire l'étude sur eMarketer (en anglais)

The music technology and trends that will drive revenue growth

Le fondateur de la société MXP4, Albin Serviant, revient sur les 4 tendances clés de l'industrie de la musique pour 2010. C'est un guest postsur le blog du MIDEM(Net). Selon lui, l'application musicale (ou music app) est devenue l'album de l'ère numérique. Une vision que je partage.

Lire l'article sur le blog du MIDEM(Net) (en anglais)

En vous souhaitant une bonne lecture !

mercredi 4 novembre 2009

Bientôt le grand shift de la musique en ligne ?

On ne veut pas de taxe sur sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à Internet ! Ne cherchez pas, ce n'est pas une annonce faite par l'AFA, mais par David El Sayegh, président du SNEP et reprise par l'AFP.

Dans l'attente du rapport Zelnik

Cette prise de position à rebrousse poils par certains égards, intervient très peu de temps avant de la publication des propositions de la commission (à la méthodologie quelque peu douteuse).Peut-être aura-t-elle comme premier effet de relancer le débat autour de l'Hadopi qui avait un peu perdu de sa vigueur.

A l'origine, la Sacem et l'Adami ont avancé l'idée d'une taxe compensatrice prélevée sur les résultats des FAI : un mécanisme similaire à celle sur la copie privée (chaque support numérique est taxé afin de compenser le manque à gagner du à la copie privée de films ou de CD audio).

Tout sauf la licence globale

Cette levée de boucliers a deux principales raisons :

  1. Elle troublerait le consommateur-internaute comme elle trouble le copieur de CD audio en herbe : si taxe il y a, alors copier ou télécharger je peux. On retrouve très souvent ce raccourci dans les récriminations des internautes à l'égard des "majors".
  2. Mais surtout, elle pourrait créer un précédent pouvant mener vers la licence globale, ultime hérésie pour le SNEP.

A défaut d'innover, effrayons les internautes ; à défaut de leur faire peur, faisons-les payer, tel pourrait être le nouveau credo de la Sacem et de l'Adami, quelques peu défaitistes.

Le SNEP n'aurait probablement pas tenu de tels propos il y a un ou deux ans, avant l'élaboration de la loi Création et Internet. Mais aujourd'hui, le temps presse car le marché du disque et ses modes de consommation associés sont moribonds. La musique est au cœur de tous les enjeux, et les ténors du Web ou de l'informatique grand public sont bien mieux placés que les actuels tenants de cette industrie. La musique accessible partout et pour tous est déjà là, indépendamment du "piratage" P2P.

Demain, c'est aujourd'hui !

Le combat d'arrière garde de l'Hadopi vieillit aussi vite et encore plus mal que les modes de distribution et de consommation actuels de biens culturels. Le grand shift, c'est-à-dire la dématérialisation totale de (l'accès à) la musique, c'est pour aujourd'hui.

Que celle-ci passe par une licence globale, des formats propriétaires verrouillés (MXP4, Cocktail, CMX...) et/ou tout autre mécanisme associé à des lecteurs nouvelle génération, n'a en fin de compte aucune importance pour l'industrie qui remplacera celle du disque. Par contre, pour nous amateurs de musique et vous les artistes, ce choix est essentiel et nous avons tous notre mot à dire.

A condition qu'on nous écoute...